‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 32 sur 251 · LEÇONS DIM . — .J · texte numérisé non relu

LEÇONS DIM . — .J

sur ri m mortalité de l'âme, sur la résurrection des corps^, sur la création ex nihtlo, que nous lisons dans le discours des Macliabées (// Mach., vn), sont autant d'assertions reflétant la croyance générale de la synagogue^ et conformes d'ailleurs à la foi de l'Eg-lise. Elles seront pour nous paroles de Dieu.

4« catégorie, 9. — 4) Sout PAROLES DE DiEu ct d'autoHté diviuc, en eux-

mêmes et par eux-mêmes, tous les textes authentiques de l'Ecriture renfermant des assertions ou des discours approuves, explicitement ou éguivalemment, soit par Dieu ou par Jésus-Christ, soit par r auteur sacré r/ui les relate, soit par un autre écrivain inspiré qui les cite (i). Preuve Inutile d'observcr que ces textes ne nous apportent qu^in-

et expliculion. ».^ , iir\' > • >!•

directement la parole de Dieu; néanmoins, c est bien une pensée divine qu'ils reflètent, puisque Dieu, par son approbation tacite ou expresse, garantit la véracité des assertions qu'ils contiennent. En prenant ces assertions sous sa responsabilité, il a voulu les faire siennes.

Exemples. 10. — Voici quclqucs exemples: a) les discours de Job, au

moins dans leur ensemble sinon dans tous leurs détails (2), furent explicitement approuvés par Jéhovah (Joô, xui, 7); ils ont donc en eux-mêmes une autorité divine. Aussi les doctrines du saint patriarche sur Dieu, sur ses grandeurs, sa puissance, ses œuvres, etc., sont-elles maintes fois invoquées par les Pères, au même titre que d'autres doctrines des Ecritures, regardées par tous comme incontestables et divines (3) ; — 6) la réponse de saint Pierre {Mtt., xvi, 16, 17), et celle de Simon le pharisien {Luc, vu, 43) furent également approuvées par le Sauveur; elles jouissent donc l'une et l'autre d'une autorité divine; — c) la réponse de la Samaritaine fut approuvée équivalemmcnt par Jésus-Christ, en ce sens que le Sauveur, loin d'y contredire {Jean, iv, 26, 26), poursuivit sur le môme ton l'entretien; — d) la citation d'Épiménide, approuvée explicitement par saint Paul {Tit., i, 12), devient intrinsèquement divine sous sa plume; — e) pareillement la parole d'Ehphaz(./o^, v, i3), mentionnée par l'Apolre (/ Co/*., m, 19)

(1) L'approbation divine — de Dieu, du (IhrisL on des anleurs inspirés — donnée dans l'Ecrilnre îuix paroles d'un luiniuic, s'cxplitiue toujours d'à, jrcs les circonstances ; voilà pouniuoi elle sera tantôt (iltsulne, tantôt rcldlive.

{•>.) On ohjccicra peut être ([iic Job, sans s'égarer au la ut. ([ue ses trois interlocuteurs. s'''Sl plus d'une l'ois trompe. — Nous admettons (pie le s.iinl patriarche a pu tomber une fois ou l'autre dans l'exagcralion, mais cette exagération, à loul considérer, est bien pins dans la l'orme (pie dans le fond.

(3) Cl". L'hispivation, p. :2i4.

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