‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 33 sur 251 · TEXTES DE L'ECRIT. DIVINS MATERIELLEMENT · texte numérisé non relu

TEXTES DE L'ECRIT. DIVINS MATERIELLEMENT

Remarque.

comme texte d'Écriture sainte {scrlptum est), devient divine.

Enfin, l'on reconnaîtra que les écrivains inspirés ont approuvé équivalemmcnt telles paroles des autres, soit à la manière dont ils les citent et les rapportent, soit et surtout à la manière dont en jug-ent l'Église et les Pères, interprètes suprêmes du verôum Dei. Ainsi, l'application exégétique que font les scribes et les docteurs de la loi (cf. Mtt., 11, 5, 6) d'ur oracle de Miellée {Mic/i., v, 2) est parfaitement admise par saint Matthieu; elle acquiert, de ce chef, une autorité divine.

Serait-il téméraire d'ajouter que la permission octroyée, en certaines circonstances (cf. 3Ic., i, 28, 24; Luc, iv, 33, 34), par le ciel aux démons, de parler pour proclamer une vérité d'ordre moral ou dogmatique, peut être considérée comme une approbation équivalente de Dieu, conférant à leurs dires une autorité supérieure? Les paroles qui échappèrent alors aux lèvres du père du mensonge reflètent, ce semble, une pensée divine, et sous la plume de l'écrivain sacré qui les relate, elles deviennent réellement un verbum Dei.

5« catégorie.

11. — 5) Sont PAROLES DE DiEU et d'autorité divine, en eux^ mêmes et par eux-mêmes, — a) tous les textes doctrinaux authentiques de la Bible, y compris ceux où V écrivain parle en son nom personnel ; — h) tous les textes historiques. Ou V auteur sacré parle et raconte sous l'influence de r inspiration^ y compris même ceux ou il emploie des termes vagues, des (( à peu près », et où il s'exprime avec doute; — c) tous les textes contenant soit des préceptes édictés par Dieu directement, ou par V écrivain sacré au nom de Dieu, soit des lois qui, en raison de leur nature ou pour d'autres motifs, méritent d'être regardées comme de droit divin.

n) Textes bibliques 12. — (i) Tous Ics tcxtcs doctrinaux authentiques de la

(loctriii;iLix; r\ • / t >/><■•• /

paroles de icciivain Bible, xj compris ccux OU l ccrivain parle en so?i nomper^

sacré. , ,-.

sonnet i sont paroles de Dieu.

Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler que l'auteur sacré, même quand il parle en son nom propre, n'écrit rien Preuve. qu'eu vertu de l'inspiration. Par conséquent, ce qu'il affirme

et ce qu'il nie, surtout dans Tordre doctrinal et religieux, est Verbum Dei. — Mais il s'agit ici d'une cf parole de Dieu » médiate seulement, puisqu'il y a eu intermédiaire.

*^ ^SXiquesT'' 13. — b) Tous les textes historiques authentiques de la

Preuve cl explicution.

Preuve.

Ô8 LKÇONS D'LNTRODUCTION GÉNÉRALE

Bible, // compris même ceux où Vécrivain s'exprime avec doute, et oit il emploie des termes vagues, des « à peu près »,

S07lt PAROLES DE DlEU.

Cette assertion, comme la précédente, repose sur ce principe, que l'auteur inspiré fut l'instrument de l'Esprit-Saint. C'est donc Dieu, et non pas l'homme, qui raconte dans la Bible ; les récits qu'on y trouve sont ses récits, partant sa parole écrite, mais sa parole médiate seulement. Si Dieu se sert pa^*fois d' (( à peu près », de locutions vagues, c'est pour se conformer davantag-e à la manière de raconter des hommes, qui usent de ces formules fréquemment, — parfois même pour mieux convaincre et mieux persuader. Voir, à titre d^exemples, Jean, ii, 6; vi, 19; Act., xxv, 6; i Cor., i, 16; etc.

c) Textes bibliques 14. — A Tous Ics tcxtcs Contenant soit aes préceptes édic

législatifs. ^ / . ^ l^ l

tés par Dieu, ou par Vécrivain sacré au nom de Dieu, soit des lois qui, en raison de leur nature ou pour d'autres motifs, méritent d'être regardées comme de droit divin,

sont PAROLES DIVINES.

On comprend sans peine que ces lois et préceptes sont l'expression d'une volonté de Dieu, partant, sa parole. Les préceptes édictés par Dieu sont même sa parole immédiate. Dans les autres cas, c'est seulement sa parole médiate que nous avons.

Exemples. Excmplcs : Ic Décaloguc promulgué par .Dieu sur le Sinaï

[Exod. xx); — la loi de l'indissolubihté du lien conjugal, édictée par saint Paul au nom du Seigneur(/ Cor., vu, lo, 1 1); etc.

Quels textes ne ^5^ Q\ p^Tg gQnt paS PAROLES DE DlEU, CU eUX-IuêmeS Ct

sont pas ?naleneUe- ' a '

ino.nt paroles de p^p eux-inémes, mais seulement e7i raison de leur insertion 1^ catégorie. daus la Bible {rat ionc scriptionis), a) les assertions émises par les prophètes, ou les apôtres en dehors de leur charge, — b) les paroles de personnes non inspirées; — c) les assertions désapprouvées par Dieu^ par Jésus-Christ , par les auteurs sacrés (i), ou par la simple raison elle-même,

'''^^'irï '^'^^ ^^* — ^0 ^^'^ assertions émises par les jtrophètes, ou les

apôtres, en dehors de leur charge, et relatées par un écrivain sacré, ne so?it paroles de Dieu fyu'en vertu de leur insertion dans la Bible.

Exemples. Exenq)les : la prophétie de Nathan (1/ Bois, vn, ')) ; — la

(i) Suit /'onncllctncnt. soil ri/uivalri/uncul.

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