‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 38 sur 251 · LIVRE CANONIQUE · texte numérisé non relu

LIVRE CANONIQUE

CANONICITE

de Dieu; — 2) un livre dont l'inspiration a été constatée par l'autorité religieuse compétente, — la synagogue (i) ou l'Eglise ; — 3) un livre dont l'autorité, surtout en matière de foi ou de morale, s'impose, et doit être regardée comme infaillible; — 4) enfin un livre d'un usage public, officiel, dans l'Église (2). Personne n'ignore, en effet, que l'Église s'est toujours servie des Écritures pour un double usage, doctrinal et liturgique; c'est en partie sur elles (3), qu'elle appuie ses enseignements. — Elle veut de plus qu'on en lise solennellement des passages dans les assemblées saintes (4) .

Comment fut l'opposé

Cacher » un livre chez les Juifs.

Comment

fut synonyme de y-oivo';.

7. — On s'expliquera maintenant i) pourquoi canonique, xavovtxoçj devint — sous la plume des Pères et des théologiens

— l'opposé d'APOCRYPHE, àriô'Apui^oq. « Dans l'Église chrétienne, remarque Reithmayr, on tenait ^omt apocrvjphe tout écrit que l'autorité ecclésiastique n'admettait pas comme livre de lecture, et qu'elle refusait de placer dans la lumière de sa publicité, au rang des Écritures canoniques » (5).

Les Talmudistes emploient aussi l'expression « cacher » un livre, quand ils veulent signifier que ce livre ne doit pas servir à l'usage liturgique. Or, ils le « cachaient » en le transportant de la teba^ — l'armoire sainte de la synagogue, — à la geniza,

— lieu retiré où Ton déposait, entre autres choses, les parchemins bibliques usés, et les manuscrits devenus impropres au service synagogal, par suite d'un défaut quelconque (6).

On s'expliquera également 2) pourquoi les livres canoniques furent appelés gféX'.a -/.otvà, oY^jj^oata, libri communes, puhlici. Ils étaient, en efi'et, le bien de la communauté chrétienne plutôt que celui des individus; c'est elle qui les possédait, les transmettait, les interprétait ; ils restaient, et restent toujours, sous la sauvegarde de son autorité.

Différence entre la

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