‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 48 sur 251 · i) UÉcritu7^e · texte numérisé non relu

i) UÉcritu7^e

prise^'deTÉcrilure, RappeloUS CU cffct qUC Ic IP HvrC d'EsdraS, XII, 10, II, 22,

conduit la généalogie des grands-prêtres, qui revinrent de Babylone, jusqu'à Jaddus; ces détails nous reportent vers le iv^ siècle, au règne d'Alexandre (4). H a donc fallu que ces listes, dont la canonicité n'a jamais été contestée par les Juifs, fussent ajoutées au Canon, postérieurement à l'époque d'Esdras, et de Néhémie.

2) U histoire.

ïJe preuve, '

prise deihistoire j] est faux, historiquemeut, quc l'inspiration divine ait cessé biblique, pendant la durée du second temple. Qu'il rie se soit point levé,

au cours de cette période, des prophètes aussi illustres, que ceux dont Israël et Juda avaient entendu les oracles dans le passé; que le ministère prophétique (5j surtout n'ait plus existé comme tel, nous l'accordons. Mais le souffle prophétique ne s'éteignit point complètement chez les Juifs, depuis Malachie jusqu'à Notre-Seigneur.

Les faits et des témoignages positifs nous l'assurent.

(i) Cf. Luc, XXIV, 44. — Comp. Matt., v, 17, 18; vu, 12; xi, i3, xxii, 4o; Act., xxviii, 28.

(2) Viçouroux, Diction, de la Bible, t. 11, coi. iSg.

(3) Cf. Zschokke, Hist. Ant. Test., p. 365, not. G Ed. 4\ ([\] Cf. Joscphe, Antiq.^ lib. XI, cap. vu, 2; cap.viii, 4. 7.

(5) Cf. Zschokke, op. cit., p. 289, not. 4; Gornely, Inirod. spec. in Ubb. A. T., pp. 271-277.

N'esl-il pas incontestable d'abord que des écrits inspirés — \2i Sagesse, V Ecclésiastique, les deux livres des Machabées — parurent à cette époque?

Ne lisons-nous pas d'autre part, dans Josèphe, que la con-

et profane. sultatioudc V Uvim ct du Thummim se faisait encore au

II'' siècle av. Jésus-Christ (i)? — En outre, les Talmudistes,

conf.rmatur. p.jr leur théonc sur la Bath Qui, laissent assez entendre qu'ils

croyaient, eux aussi, à la permanence du don de l'inspiration

en Israël, dans les temps qui précédèrent le Messie (2).

n»- preuve, Enfin 3) il nous répugnerait d'admettre que des personna-

priso du cararlore ^ ira i i ^

dEsdras ct de Né- g-^g^ (gjg q^g Néhémic, Esdras, etc., à qui- l'on attribue la fixation du Canon, aient eu la pensée de donner à leur œuvre un caractère exclusif, comme si, après eux, la lumière de l'inspiration ne devait plus briller jamais.

(i) Ant. jud., m, 9.

(3) Cf. Mciischcn, A^ovMm Testam. ex Talmude i/lustratuw, pp. 350-870 ; Malou, La Lecture de la Bible, t. II, pp. 42-47-

LEÇON TROISIÈME

Le Canon judéo-palestinien de l'Ancien Testament, depuis Joséphe jusqu'à sa fixation définitive par les Talmudistes.

Le Canon de Josèphe ; sa classification et son groupement, des livres bibliques. — Absence des deutérocanoaiques dans le Canon de Josèphe, et dans celui des Talmudistes. — Ce qu'il faut penser de cette attitude des Juifs, aux premiers siècles, vis-à-vis des deutérocanoniques.— Comment s'explique l'absence des deutérocanoniques dans les Canons de Josèphe et du Talmud. —Influence du pbarisaïsme. — Le synode de Jamnia.

Sa classification des s. livres.

Le canon de Josèphe. ^ — ^^ premier sièclc de l'ère chrétienne, Thistorien juif, Josèphe, fournit de plus amples détails sur les livres divins, admis de son temps. Sa classification cadre très bien avec celle qu'avait sommairement indiquée Fauteur du prologue de V Ecclésiastique.

« Parmi nous, dit Josèphe, il existe seulement vingt- deux livres, qui embrassent Thistoire de la nation, et qui sont justement regardés comme divins. Il y en a cinq de Moïse (o v6[xoç), qui renferment les lois, et le récit des événements qui se sont accomplis depuis la création de l'homme, jusqu'à la mort du législateur des Hébreux... Depuis la mort de Moïse jusqu'au règne d'Artaxercès , qui gouverna les Perses après Xercès, les prophètes qui succédèrent à Moïse racontèrent en treize Hvres ([^t6X{a tûv 7cpocp-/]Ttov) les faits, qui se passèrent de leur temps. Les quatre autres livres (xà Xot^a twv pt6X(wv) contiennent des hymnes en l'honneur de Dieu, et des préceptes très utiles pour la vie humaine » (i).

■ Répartition des livres bibliques dans chaque groupe du Canon de Josèphe.

4) La Loi.

2. — Conformément à cette indication de Josèphe, nous pouvons répartir les livres dont se composait le Canon scripturaire des Juifs palestiniens, au i^^' siècle, dans l'ordre suivant :

Genèse.-

Exode.

Lévitique.

Nombres.

Deutéronome.

La Loi :

(5 livres)

(i) Cont. Apioii., 1, 8.

2) Les Prophètes.

Les Prophètes (i) (i3 livres)

3)LesHagiogfaphes.

Remarque .

Absences .Ides dcu-

tcrocanoniques

dans le Canon de

Josèphe.

Motif qu'en donne l'historien juif.

Les Hagiographes

(4 livres)

Josué.

Ju^es (et Kutli).

Samuel (7 et JI Rois).

Rois (///et IV Rois).

Paralipomènes (I et II).

Esdras (I et II).

Douze petits prophètes.

Isaïe.

Jérémie (Lamentations, Barucli ?).

Ezéchiel.

Daniel.

Job.

Esther.

Psaumes.

Proverbes.

Ecclésiaste.

Cantique.

Nous obtenons ainsi un total de 22 livres, correspondant au nombre des lettres de l'alphabet hébreu (2).

3. — Dans le Canon de Josèphe, on le voit, ne sont pas admis les livres deutérocanoniques , — Sagesse, Ecclésiastique, Tobie, Judith, /^'' et IP livres des Machabées. Le célèbre historien n'en ignorait pas l'existence pourtant, mais, d'après lui, tous les écrits composés postérieurement au règne d'Artaxercès n'étaient point jugés dignes du même crédit \ que ceux qui avaient précédé. Aussi les distingue-t-il des vingt' deux livres, et avec une réserve extrême il les met à un rang inférieur.

Les docteurs juifs, — du 11® au iv siècle de notre ère, — traitèrent, comme Josèphe, les deutérocanoniques mentionnés plus haut, et ne les insérèrent point dans leur Canon. Ils éliminèrent en outre le livre de Baruch (3), les fragments à' Esther, X, 4; — XVI, 24, etc.

Faut-il en conclure que ces écrits étaient rejetés absolument par la masse de la nation, et par tous les docteurs d'Israël ? Nous ne le pensons pas.

(i) H est évident que Josèphe prend ici le mot Prophètes dans son acception large, en tant que ce nom désij^nc tout homme inspiré de Dieu, soit pour annoncer l'avenir, soit pour raconter les événements du |)assc : i^pccprÎTat rà /mt xùrouç 'KoaybiiTX cjvs-j-pa'<J;av... >ctX. — Nous avons remarqué plus haut (cf. p. ij.) que, dans la série dite des Prophètes, les Juifs distinu^uent les preoiiers prophètes et les derniers. Quant aux aulies livres, — Paralipomènes, Joh, Esdras, Esther. Uaniel, — ranjjes par Josèphe dans l'ordre des Prophètes, les Juifs les ont classés plus lard parmi les Hagiographes.

(3) (U". Hieiou., ProLoq. Galeat.

(W) Cf. Wogué, op. ci)., p. 33.

Absence des deutdrocanoniquas dans le Canon talmudiste.

Ce qu'il faut penser de celle exclusion.

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