En outre, 2) des renseignements que nous possédons
a- preuve . ' ' '-' . f I C
opinion des Juifs g^jj. chacuu dcs Uvrcs deutérocanoniqucs, — saut suriaoa-
laleslinienssur cha- * . , .
gesse et le W des Machabées (6),— nous autorisent a croire
Confirmatur.
2' preuA'e :
paiesl
cun des detitéroca-
nonigues :
(i) De Voisin, loc. cit.
(2') Cf. Cont. Apio., lib. 1, u. 8.
(3) Op. cit., t. II, p. 33.
(4) Antiq. jud., xii, 5 ; xiii, 7.
(5) Voir plus bas, 3^ i)artie, Leçon ^'■'-'. , , .. ^ , • . • ^ ^:,.t i.*
(6) On sait cependant (iiic les Juifs, au temps de saint Epiphane (iv' siècle), ne rejetaient poml U Sagesse, et V Ecclésiastique, parmi les apocryphes. Cf. Epipli. Adv. hxres., vin, 0. — yuaui
a) sur IJaruch
que les Juifs, au commencement de l'ère chrétienne, lisaient ces écrits, et leur vouaient un profond respect.
a) Rien de plus certain d'abord pour la prophétie de Baruch. Déjà l'auteur du livre de Daniel (i), et plus tard le traducteur grec de Jérémie (2), l'avaient, ce semble, trouvée réunie au livre de ce prophète. Vers l'an 5o av. Jésus-Christ, elle était entre les mains d'un Pharisien, auteur du psaume xi de Salomon (3). Au nie siècle (ap. J.-G.) on la lisait publiquement dans certaines synagog-ues (4). Vers le même temps, Orig-ène en utiHsa le texte hébreu pour ses Hexaples (5), et il n'hésita pas à la mettre dans son Canon juif. Saint Epiphane et saint Jérôme (6) sont les premiers dans l'antiquité ecclésiastique à nous avertir que les Juifs rejetaient Bariicli (7).
h) sur le / des Machabées:
c) sur {'Ecclésiastique;
d) sur Tol)ie et Judith ;
e) sur les fragments A'Eslker et de Daniel.
Conclusion.
8. — b) Quant au P^' des 3îachabées, un texte du Talmud de Babylone(8) en proclame assez clairement l'inspiration, et l'inspiration supérieure, celle que les Juifs exigeaient pour qu'un livre servît à l'usage liturgique de la synagogue. — c) U E celés lastifjiie fut aussi très fréquemment cité, — d'après le rabbin Zunz( 9), — par les docteurs juifs palestiniens des premiers siècles, et les formules dont ils se servaient pour introduire ces citations montrent qu'ils reconnaissaient à ce livre une origine supérieure et divine. C'est ce que nous apprend à son tour saint Epiphane (10). — d) Dans leurs Midrasehim^ les anciens rabbins d'Israël ont fait usage plus d'une fois de Tobie et de Judith. Des critiques modernes ont retrouvé un texte araméen du livre de Tobie, et deux textes hébraïques de celui de Judith (11). — Il n'est pas e) jusqu'aux fragments deutérocanoniques à^Esther et de Daniel^ qui n'aient été conservés en araméen (12).
Tous ces détails révèlent l'insigne importance que les Juifs du commencement de notre ère attachaient à ces écrits, qui de
martyre des hajjadiiiucs.
au 77* des Machabées, les Taliimdisltîs ne le; rejetèrent point absolument non plus, car le sept frères Machabées, raconté dans // Mach., vi-vii, est célébré par eux dans leurs livres (^f. Zunz, Gottesdienstiiche Vortrufje, pp. i3o-i3i. Ed. iScjr?. ^i) (lomp. iJa/i.f IX, 7, suiv., avec Baruch, i, i5, ss. ; Dan., ix, i5, avec Baruch, n, i
(2) Gf Knabenbauer, Comm. in Dan., Lament. et Baruch, \). 444.
(3) (lomp. Baruch, v, 4. ss.
(4) Cf. Consiitutioîies aposlol ., \, :>o.
(i)) Témoin les sijjnes diacritiques cmi)loyes )ku- Orij^ènc dans le Cudex Chisianus. (0) Cf. Epiph., De poiid. et mens., 5; Hicnm.. Drief. in .lereni.
(7) Gf. Van Kasteren, Le Canon juif dans \a Heuue biblique, i8<j0, pp. 578-57!).
(8) Traité Jonia, 29 a. Cf. V. Kasteren, loc. cit.
(9) Gf. Cornely, o/). cit., p. 61 et p. G2, uot. 7.
(10) Voir plus haut, p. 9.'), not. 0.
(11) Nous devons ces découvertes à Neubauer (The Uuoli of Toblt)c[ à Ganter (l'rucccdinas 0/ l/ic soc. of bibl. Arch., t. XVi).
(i:>) Voir (îaster, J*roce;'dinfi\\ I W'I. .W'il