LES PÈRES DU IV'^ S. RECONNAISSAIENT I/INSPIKATION DES DEUTER
ques (i), et même semble restreindre parfois leur autorité divine (2).
3« fait.
n) S. Athanase.
h) S. Cyrille de Jérusalem.
c) S. Grégoire de Nazianze.
14. — Nonobstant cette attitude d'un certain nombre de Pères vis-à-vis des deutérocanoniques, il est de fait 3) qnaucun d'eux, sinon peut-être saint Jérôme^ ne se refusa à leur reconnaître un cai^actère sacré.
Nous n'en doutons point a) pour saint Athanase. En effet, l'usag-e que ce Père a fait des deutérocanoniques, dit Loisj, la manière dont il les cite, prouvent qu'il les considérait comme des livres ^'Ecriture, Il cite la Sagesse en l'appelant... parole de Dieu, Écriture (3); il cite pareillement V Ecclésiastique, et résout les objections que les Ariens tiraient de ce livre... (4); il se sert de Tobie et de Judith en employant la formule: (( comme il est écrit » (5); enfin, dans son commentaire sur le psaume 78^ il mentionne le martyre des sept frères Machabées (6).
15. — b). Nous n'en doutons point non plus pour saint Cyrille de Jérusalem. On rencontre dans ses catéchèses des emprunts faits à la Sagesse, à V Ecclésiastique (7), aux fragments de Daniel (8). Quant au livre de Baruch et aux fragments à'Esther, il les place positivement dans le Canon des Écritures. Il est donc probable qu'il considérait pareillement comme Écritures sacrées tous les autres deutérocanoniques. Ce qui est sûr au moins, c'est qu'il connaissait bien le vrai critérium de l'inspiration et de la canonicité. Ab Ecclesia disce quinam sint V. T. libri... Apostoli et veteres episcopi Ecclesiœ rectores... tradiderunt (9). Malheureusement les influences du milieu où il vivait paraissent avoir été cause que saint Cyrille donna en pratique à un principe vrai une application erronée (10).