‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 60 sur 251 · c) Nous savons également quelle fut l'opinion de · texte numérisé non relu

c) Nous savons également quelle fut l'opinion de

^) Cf.

v2) Cf.

(3) Cf.

(4) Cf.

(5) Cf.

(6) Cf.

(7) Cf.

(8) Cf.

(9) Cf.

(10) Cf

Prolog, galeat. ; Prœfationes in Esdr., Daniel., Jerem.; Epist, ad Paulin , n. 8. Pvéef, in libb. Salom.; Epist. adLact., n. 12.

Orat. cont. gentes, 9, 11, 17, 44- , ^ . ^^ r^ . , , • ^ .■ o

Oral. cont. Arian., 11, 4, 79; Apolog. cont. Arian.,C>Q:, Epist. ad episc. Aigypti, 6. Apoloq. cont. Arian., 11 ; Oral. cont. Arian., n, 35.

Loisy," op. cit., p. 98; Vincenzi, op. cit>, p. i% pp. loo-ioo; Zschokkc, op. cit., p. 370, Calech., iv, 9, 33. ^

Catech., iv, 16.

Calech., iv, 33, . Vincenzi, OjO. cit., p. i, pp. 142-146.

saint Grégoire de Nazianze louchant le caractère sacré des deutérocanoniques. Certainement la Sagesse, V Ecclésiastique et Baruch étaient à ses yeux des Ecritures divines (i). Quant aux autres deutérocanoniques, ils sont formellement disting-ués par lui des livres supposés {apocryphes), et qui viennent des hommes; il répudie absolument ceux-ci, tandis qu'il place ceux-là immédiatement après les protocanoniques, en qualité d'écrits « intermédiaires et voisins des paroles de vérité » (2).

d) s. Épiphane. ^7^ — 0?) Le Sentiment personnel de saint Épiphane semble avoir été que tous les deutérocanoniques ont, comme les protocanoniques, une origine divine. Ce qui est sûr, c'est qu'il cite, à titre à' Ecritures, la Sagesse (3) et V Ecclésiastique (4), et qu'il rattache au livre de Jérémie Vépître de ce prophète et Baruch (5). S'il est plus hésitant sur l'inspiration et la canonicité de Tobie, de Judith et des Machahées, c'est parce que ces livres étaient contestés chez les Juifs. En conséquence, il ne les mentionne pas, car il tient avant tout à employer la Bible de la synagogue (6).

c) Te canon GO» de \^ — q\ Quaut au cauou 6o^ du concile de Laodicée, nous avouons qu'il ne mentionne point les deutérocanoniques, — sauf Baruch, Mais ce témoin ne représente évidemment que la tradition isolée d'une Eglise particulière. Il se peut bien d'ailleurs que le canon de Laodicée ait subi quelque mutilation. Un manuscrit du Vatican ajoute, en efïet, à la liste des protocanoniques le livre de Judith (7).

/) s. iiiiaire de ^Q — f\ L'opiuion dc saiut Hilaire de Poitiers relalive-

Toitiers. I ' ^

ment aux deutérocanoniques nous est connue; elle est favorable à leur inspiration. D'abord, il insère dans le Canon biblique Judith, les Machahées, et les fragments de Daniel (8). En outre, il fait des emprunts à la Sagesse, à Baruch, à V Ecclésiastique, à Tobie (9), qu'il regarde comme

(i) Cf. Oral., 28, î?;3i, 29; 2, 00; 4, 12; 7, i; 3i, no, c\c. — Voir Zschokico. 07). cit., p. 870 (->') Cf. Vinconzi, op. cit., p. i, pp. 1/19-1 53.

(3) Cf. Jlœres., aO, 16; G7, 4-

(4) Cf. Uir.re!^., 4,0; 33, 8; 87, 9.

(f)) Cf. 1 livres., 8, G.

(fi) Cf. Il'i'ves., 1, 8.

(7) Cf. riira, Jnr. eccl. gripc. hist. et monum., I, p. 500.

(8) Cf. Prol. in ps. ; In psal., in5.

(9) Cf. De Tritîif., i, 7; 4, 4^; /Vo/. in ps. 10.

L'OPINION DE SAINT JltllOMR

g) Kufin.

//) S. Jérôme.

des livres sacrés. Somme toute, « la distinction qu'il a établie entre les ving-t-deux livres du Canon et les autres, remarque justement Loisy, n'était pour lui qu'une affaire de mots » (i).

20. — (/) Il en était probablement ainsi pour Rufin luimême. On admet assez communément qu'il suivait, par rapport aux livres contenus dans la Bible des Septante, les traditions de saint Athanase et de l'école d'Alexandrie (2). Or, saint Athanase — nous l'avons vu, ~ tenait les deutérocanoniques pour inspirés. De fait, Rufin cite comme Éantiire quelques textes de Baruch, àeA' Ecclésiastique et de la Sagesse{3).

21. — k) Quanta saint Jérôme, nous avouons qu'il ne dut pas être très fixé sur la valeur des deutérocanoniques ; mais en cela il s'écarta certainement de la tradition chrétienne. Et il le sentait bien, car pour se conformer à l'usage général, il se sert parfois de ces livres, s'appuie sur eux ; il en traduit môme quelques-uns, et témoigne à tous des égards qui contrastent fort avec ses doutes touchant leur autorité intrinsèque. « Par là, remarque Loisy, saint Jérôme atteste involontairement la puissance de la tradition ecclésiastique et le crédit dont les deutérocanoniques jouissaient de son temps » (4).

Il demeure donc établi que nombre de Pères ou d'écrivains du iv^ siècle, tout en excluant les deutérocanoniques du catalogue officiel de l'Ancien Testament, n'allaient pas jusqu'à nier que ces écrits fussent d'origine divine (5).

{i) Op. cit., \). \\\. ■

(2) et. Corneîy, 0/?. ci7.,pp. iio-i!.-?.

(3) Cf. Symbol, aposl., 5, 46; Benedict. Aser, 3; Joseph, 3; Benjamin, 2.

(4) Op. cif.,p. 121. — Comp. Fran/elin, op. cit., pp. 4i3-4i6. — Les monuments de l'art chrétien à la même époque témoig:nent aussi que l'Èg-lise ne séparait point dans sa loi ni dans son respect les deutérocanonif(ues des protocanoniques. « JJans ces monuments figurés, dit M. Viçouroux (/»iclionn., i. II, col. 167), les scènes empruntées aux uns et aux autres sont entremêlées saus aucune distinction ») .

(5) Voir Franzelin, op. cit., pp. 412, ss.

Conclusion.

LEÇON TROISIEME

Critique des controverses du IV'^ et du V siècle relatives aux deutérocanoniques.

Le problème à résoudre. — Comment concilier l'altitude défavorable des Pères vis-à-vis des deutérocanoniques avec leur croyance relati^'e a l'inspiration de ces livres. — Comment expliquer le discrédit des deutérocanoniques, surtout en Orient, aune éi)oque où des Canons scripturaires paraissaient un peu partout dans l'Église.

Objet de celte leçon.

1. — L'apparition au iv^ et au v^ siècle des controverses touchant les deutérocanoniques de l'Ancien Testament soulève une question de principe, qu'il importe d'éclaircir.

Comment concilier l'attitude défavorable des Pères vis-à-vis des deutérocanoniques i) avec la conviction où ils étaient que ces livres ont une divine origine, et — 2) avec l'existence des nombreux Canons scripturaires, répandus alors dans le monde chrétien, principalement dans l'Ég-lise latine?

Tel est le problème à résoudre.

\) Attilude coi}tradirtoire de

Page 1