Le schisme le plus grave qui détacha l'Orient de
Le Canon de l'A. i> •. , • /• x < t- ï i •
T. chez les Grecs 1 unitc romaïuc lut saus coutrcdit le schisme grrec, — au ix« siècle sous Photius, et au xi« sous Michel Cérulaire. Toutefois, malgré la haine qu'ils portaient aux Latins, les Grecs ne laissèrent pas de conserver un Canon des Écritures très peu différent de celui des Occidentaux. Ils n'y ajoutèrent que le
(i) Bibliotli. orient. ^in, 2, p. 286.
(2) Cf. Gornely,op. ci^, p. 128.
(3) Voir plus haut, p. i33.
î^! Sî- ;^^^'^"?^''^' °^' ^^'^^ "' PP- ^99. 277- (5) et. Gornely, op. cit., p. is3.
(G) Cf. Dillmanu, Abessin. Kirche dans Herzog, R. E., i, 2o5 ; Loisy,op. cit., pp. 246-247.
i6o LEÇONS D'INTRODUCTION GENERALE
iii^' livre d'Esdras et le iii'^ livre des Machabées, conformément à ce qui avait été décidé dans le concile in Trullo (692). Or, on ne voit pas que ces traditions aient chani>-é, même de nos jours. Sans doute, au xvug siècle, le moine macédonien Métrophanès Kritopulos (iG25), et le patriarche de Constantinople, Cyrille Lukaris (1629), essayèrent bien de jeter le discrédit sur les deutérocanoniques et de les éliminer du Canon^, mais plusieurs conciles tenus à Constantinople (en 1642 et en 1672), à Jassy (en i648) et à Jérusalem (en 1672) condamnèrent solennellement ces tentatives téméraires (i).
T.^^hetn^RusLt! 15. — Quant à l'Ég-lise russe, — qui forme une branche de l'Église grecque, — son Canon des saints livres est le même que celui du concile in Trullo. Dans l'édition de la Bible publiée en 1876 par ordre du saint Synode, on trouve de plus le psaume cli à la fin du psautier, la prière de Manassé à la fin des Paralipomènes ^ et le ive livre d'Esdras à la fin de l'Ancien Testament, sous le nom de iii^ d'Esdras, le premier étant l'Esdras canonique, et le second celui qui est pour nous le troisième. Les deutérocanoniques sont mêlés avec les autres livres (2).
(i) Cf. Malou, op. cil., t. II, pp. i3i-i39.
(2) Loisy, op. cit., p. 2^4. — Notons cependant que, parmi les théologiens de l'Eglise russe, plusieurs en ce siècle se sont montrés assez défavorables aux deutérocanoniques. Cf. Zschokke, op. cit., p. 376.