Acte du pseudo
Abdias ;
13. — Parmi les Actes apocryphes, mentionnons i) les /Iistoi?^es apostoliques du Pseudo-Ahdias. Ce personnage, disciple du Christ, aurait été créé par les apôtres évoque de Babylone. Le véritable auteur de ce livre fut un moine du vi« ou du vu® siècle.
'a de sf Thèck^f 2) ^^^ Actes de saint Paul et de sainte Thècle, roman du ne siècle, où sont rapportées les missions de saint Paul en Asie Mineure.
?\tfr et^^ Paul. ^) L-es Actes de Pierre et de Paul, qui racontent le séjour des deux apôtres en Italie, et surtout leur martyre à Rome.
^rtSeTe^/f-'c.'' 1^- — Parmi les É pitres apocryphes, citons i) la fameuse a Abgar; lettre de Jésus-Christ à Abgar, roi d'Édesse. Rares sont les
critiques qui en admettent aujourd'hui l'authenticité (2).
'^auxUodicéeiS'f ^■') ^a Icttrc de saint Paul aux Laodicéens, courte compilation de textes empruntés aux Epltres de l'Apôtre.
^ la ^«j'^'|^''^po'jj^^^^^^ 3) La correspondance de saint Paul avec Sénèque, — six
^^^^^^'> lettres de saint Paul et huit de Sénèque (3).
les lettres de PUate. [^^ ^^^ /e/^re5 dc PiMc (4), CtC.
Apocalypses ^^ — Parmi les Apocali/pses apocryphes sie-nalons i) 1'^-
apocryphes : j tj i v j i o /
lapocaiypse de pocalypsc dc savit Picrrc, œuvre du n^ siècle, peut-être même de la fin du i^"" ; il y est traité du jugement dernier. !• apocalypse de s. 2) V Apocalypsc dc saint Paul, tissu de fables relatives
au ravissement de l'Apôtre.
l'apocalypse des ss. — 3) Lcs Apocalupscs clc suint Thomas et de saint Etienne,
Thomas et Etien- , . '
ne ; etc. prohibées par le pape Gélase. — La descente de Marie aux
enfers', etc., etc.
scra^^rapoc'î-yphes 16- — Comme OU Ic voit, cctte littérature est très considé-
buques! ^^"''"^ ^" rable. Nombre de ces apocryphes prirent rang dans le Canon
à côté des livres inspirés, ou jouirent dans certaines Eghses
des honneurs de la lecture publique. On ne s'en étonnera pas.
(î) Cf. Variot, les Évangiles apocryphes.
(2) Voir à ce sujet Tixeroiit, Les Origines de l'Église d'Édesse et la légende d" Abgar.
(3) Cf. Aubertin, Sénèque et saint Paul.
(4) Cf. Variot, op. cit., pp. 108 et suiv.
198 LEÇONS D'INTRODUCTIOiN GÉNÉRALE
Car i) ces écrits ne sont pas tous également condamnables; il en est même d'édifiants, d'instructifs, a A une époque aussi rapprochée des temps évangéliques, la tradition orale pouvait garder encore certains souvenirs plus ou moins précis, plus ou moins mêlés d'éléments légendaires, et qui, n'ayant pas trouvé place dans les écrits apostoliques, se fixaient dans les apocryphes » (i). — Quelques-uns, au point de vue littéraire, ne sont point non plus à dédaigner (2).
Du reste, 2) la présence accidentelle des apocryphes dans le Canon de certaines Eglises, ou la lecture publique qu'on en a faite parfois, n'impliquent nullement la canonisation de ces documents. On savait les distinguer des livres canoniques, et l'on se garda bien de les mettre en théorie sur un pied d'égalité avec eux. Quelques Pères ou quelques auteurs ecclésiastiques ont pu manquer de discernement sous ce rapport; mais l'Église dans l'ensemble ne s'y est jamais trompée, et de bonne heure ceux qui avaient la garde des sources 'de la révélation divine écartèrent les apocryphes, ou du moins les tinrent en suspicion.
(i) Loisy, EisL du N. T., p. 86.
(2) Cf. Le Hir, op. cit., t. II, pp. 102-108.
SECTION TROISIÈME