‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 9 sur 251 · L'ECRITURE ET LA TRADITION · texte numérisé non relu

L'ECRITURE ET LA TRADITION

r^ que la Bible cl q,,(^ (loiic uiie source commune. De plus 2) leur contenu est

lii Tnuliliou ont do l '

^""""""- (le môme nature, puisqu'elles renferment également la révé-

lation divine. Elles nous olTrent donc l'une et l'autre le vkr- BUM Dei, et méritent partant un crédit pareil.

Toutefois la sainte Écriture reste distincte de la Tradition.

Ce qui les distingue: Ccttc différence, pour accidentelle ^v^ ^ç^ soit, est très réelle.

Autre, en effet, est le mode de transmission de la pensée divine

\)modeAQ dans la Bible, autre dans la Tradition. Ici, Dieu parle de vive

voix^ei ses paroles gardées par des témoins autorisés, à travers les siècles, arrivent le plus ordinairement jusqu'à nous par voie orale (i); là, Dieu ]}a.T\e secrètement à certains hommes qu'il éclaire, qu'il meut, et ses paroles, confiées sur son ordre exprès à V écriture, nous parviennent écrites, telles qu'il les a voulues et inspirées.

2) crtrae^ere spécial ^^ outrc, la révélatiou écritc ou biblique présente un caractère spécial de précision et d'immutabilité. C'est pourquoi Léon XIII l'appelle prœclarum catholicœ revelationis fontem{2). — Par contre, la révélation orale ou traditionnelle est plus abondante et plus complète.

d'iinniutabilité.

(t) G(. Hurter, Theologiae dogm. compendium, pp. 125-12G. Ed. 4- (2) Enciic. riL ' • '

{2) Encyc. cil

LEÇON DEUXIÈME

Les principales divisions de la Bible. — Excellence des saintes Écritures. — Nécessité pour le prêtre de les connaître et de s'en nourrir.

Ordre des livres de l'Ancien Testament dans noire Vula:ale; sa raison d'être. — Groupement des livres saints dans la Bible liébraïque ; comment les Juifs l'expliciuent. — numération des livres ({ui composent chacune des parties de la Bible juive. — Groupement des livres de l'Ancien Testament par les modernes. — Ordre des livres du Nouveau Testament dans notre Vulgate ; sa raison d'être. — Trois motifs de rexcellence des saints livres. — Les Pères et l'Eglise recommandent au prêtre de lire les Écritures.

Noml)re des livres (le IVlnc. Test, dans la Vul'ratc.

Ordre dans lequel ils

1. — Les livres canoniques dont se compose TAncien Testament sont au nombre de quarante-six (i).

Notre Vulq-ate latine les énumère dans l'ordre suivant : Genèse, Exode, Lévitlgue, Nombres, Deutéronome, Josué^ sy trouvent. JuQes, Rutïi, lîois (I-IV), Paralipomènes (I et II), Esdras (I et II), Tobie, Judith, Esther, Job y Psautier (i5o ps.), Proverbes, Ecclésiaste, Cantique, Sagesse, Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie, Lamentations, Barucli, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée,Nahum,nabacuc^ Sophonie, Aggée, Zacharie^ Malachie, Machabées (I et II).

Raisons de cet ordre. 2. — Ou Ic voit, le collccteur de la Vulg^ate a voulu grouper les livres saints, autantque possible, selon l'ordre des matières: d^abord les livres historiques, puis les livres didactiques, enfin les livres prophétiques. Il a tenu compte ég-alement de la date probable à' origine; c'est ce qui expli(|ue la distribution des différents livres dans chaque groupe, ainsi que le renvoi des deux livres des i/rtc/^a^c'e^ jusqu'à la fin du recueil.

(I ) La syuae:oc,ne et les protestants, qui ne reconnaissent point les dculérocanoninues, ne comptent quo iveule-neuf VwTQ^ iXaWf, l'Ancien Teslamcnl. Les Juifs, conformément au r.ombrc des lettres de leur alpliabct, groupc'-rcnt ces ,'k) livres de manière à former un recueil de ^n livres sacrés (cf. Hicronym., l'roloqits fjaUntits). — l'ius lard, le recueil eut p/j livres au lieu de p ", parce ([u'on y énuméra séparément Kulh et les I.arr.enlalions. A celte fin, la letlre iod (l), initiale du telragiamnu> divin, fut répétée trois fois. — Lnlin nombre de rabbins compicnl jusqu'à '>'] livres dans leur recueil bibli(pie. Pour cela ils répètent vinq des cousoriiics de l'alpbabel, .«-avoir le capli, le VH'm, le iiun, lo pln\ le Isade, qui s'écrivent d'une fa(,()n parliculitre à la tin des mots. Cf. Sixte de Sienne, BiblioUmca, t. L pp. '"^-^i- E«J. Mdante; Ma/.occhi, .>/)Icj7<v/. bihlic, IVoleg., p. xxi.

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