TRAVAUX DES TALMUDISTES SUR LE TEXTE HÉIÎREU
tiali^uésd^i^Z'. 0 Noter les pmHicularités grammaticales et orthographiques du textus receptus. — Exemples. On nota les lettres majuscules; celles qui étaient plus petites ou plus grandes que la forme ordinaire ; celles qui surmontaient la ligne ; celles qui étaient écrites en sens inverse \ etc. On nota encore les lettres finales, les lettres médianes, ainsi que le nombre de toutes les lettres d'un paragraphe, d'une section, d'un livre (i).
2) Noter les va- ^' — ^) Notcr Ics Variantes du textus receptus. Ces ob- ''"^''^*' servations insérées plus tard à la marge des exemplaires
forment ce que la Massore appela Keri (np), lecture^ et Ketib (^^ns), écrit, leçon écrite (2). — En réalité, ces variantes furent moins, dans la pensée de leurs auteurs, une correction qu'une explication du texte.
de^vadaïues. '"''^' ^lles étaient de plusieurs sortes. Tantôt les copistes voulurent substituer dans la lecture aux mots du texte d'autres mots; par exemple, au nom trois fois saint de Jéhovah celui à'Ado7iaï ou à^Elohim (cf. Is., xxvin, 16). — Tantôt ils voulurent remplacer par des expressions plus dignes certains termes choquants, ou réputés tels (cf. Deut.^ xxviii, 3o ; /?., XIII, 16 ; Zach., xiv, 2, etc.) (3). — Quelquefois, ils voulurent simplement rattacher au mot du texte dont ils changeaient au keri l'orthographe, un enseignement rabbinique. Exemple : Dans Agg., i, 8, \q ketib porte « ekkabedâ », je serai glorifié, tandis que le keri maintient pour la lecture la leçon (( ekkabedâ/^ )> avec le he (n) final. On voulait rappeler que l'omission dans le texte de la lettre he (n) était une allusion à la perte des cinq objets (4), savoir : le feu, l'arche sainte, V Urim et le Tummim, l'huile d'onction et l'esprit (n^l)? que le second temple ne possédait plus (5). Cette explication est puérile sans doute, mais la leçon du texte qu'elle prétend expliquer n'en était pas moins fort ancienne, et devait probablement exister dans les anciens irianuscrits.
(i) Cf. Leusden, Pliilol. heb., pp. 264-257, Basil. 1739. — Voir aussi Guarin, Grammat. hebi\, t. II, pp. 4o6-4i4; Preiswerk, op. cit., pp. XXXVIII-XLV.
(2) On distinguait trois systèmes de keri : i) le keri vélo ketib, « à lire quoique non écrit »; 2) ketib vélo keri, « écrit mais pas à lire »; 3) keri uketib, « à lire autrement que le texte écrit ». Dans le texte de nos Bibles hébraïques, le keri est indiqué par de petits signes ou astérisques, surmontant le mot ou la lettre que vise la note massorétique placée soit à la marge, soit au bas de la page (cf. Preiswerk, Gramm. hebr., pp. 27-29, éd. 4®)-
Le signe keri sous sa forme abrégée s'écrit 'p et le ketib 'd. — Voir Rosenmuller, Biô^/a /ie6r., pp. i02i-io3G, Lipsiœ, 1878; Wogué, op. czï., pp. 112-114.
(3) Cf. Leusden, op. cit., pp. 272, seq. ; Gappel, CriLica sac, p. 83.
(4) On sait que la lettre Ii en hébreu a la valeur numérique de 5.
(5) Traité Taanilh, Talmud de Jérus., t. VI, p. i53, trad. -Schwab.
LEÇONS d'iNT. — i5
226 LEÇOiNS D'INTRODUCTION GÉNÉRALE
mots, î(r^'^' '^' ^* — ^) Séparer les mots, les phrases, les versets, les sections.
Ainsi, Ton décida de laisser entre chaque mot un petit intervalle, — à peu près l'épaisseur d'une lettre, et entre les versets ou les phrases un intervalle plus étendu. Quant aux grandes sections (i), on les indiquait par un alinéa, et les subdivisions de sections par un blanc au milieu de la ligne (2). Remarque. |^^ j^^ s'arrcta poiut encore l'activité critique des docteurs
juifs sur le texte de l'Ancien Testament.
Travaux des rab- 7. PeNDANT LA PERIODE DITE « MASSORETIQUE )) (3), — SOIT
hins surle texte héb. , ,
pendant la période DU Vl' SIECLE AU XII% LES DOCTEURS JUIFS FIXERENT PAR DES
massorétique. .