TROISIÈME LEÇON
Sommaire. — Roideurs articulaires des doigts. — Elles sont produites chaque jour par le chirurgien lui-même. — De l'action thérapeutique présumée des bains sulfureux ou autres. — Elle est illusoire. — Le mouvement seul ramène le mouvement. — A quel moment et de quelle manière le mouvement devra être administré. — Principes généraux qui doivent présider à la construction des appareils lorsqu'il y en a besoin. — On s'en passe habituellement pour les doigts. • — Manière de procéder pour imprimer des mouvements aux phalanges. — Ne pas chloroformiser. — Étude pratique de la douleur provoquée; son importance. — Effet bizarre des bains sur les mouvements. — Nécessité d'une flexion complète et longtemps soutenue. — Nécessité de persévérer dans l'emploi des mêmes moyens après la guérison apparente.
Roideurs articulaires des doigts . — L'étude que nous entreprenons aujourd'hui est des plus importantes, car elle nous met en faee d'un accident très commun, auquel vous ne faites pas habituellement allcntion, ce en quoi vous partagez, du reste, la manière de faire de vos maîtres. Cependant cet accident est le plus ordinairement votre œuvre ou celle du chirurgien lui- môme ; c'est, en effet, iî la suite de pansements mal dirigés ou de l'application d'appareils, que surviennent, le plus souvent, les roideurs articulaires en général, et celles des doigts en particulier. Vous êtes chargé de panser un panaris. Vous enveloppez méthodiquement le doigt, vous vous gardez d'imprimer des mouvements à ses articulations -, le malade y songe encore moins ; vous