‹ Leçons de botaniqueChapitre 101 sur 148 · GR MME · texte numérisé non relu

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des cotylédons réduits à des pétioles, et il nous a fait voir que, se soudant quelquefois, ces derniers pouvaient faire croire que l’embryon est resté sans appendices. La plupart des embryons nous offrent, au contraire, une lame parfaitement sessile ; chez quelques-uns on trouve tout a la fois la lame et le pétiole.

Rarement, comme dans plusieurs Delphinium, deux cotylédons opposés restent écartes l’un de l’autre; le plus ordinairement ils sont extrêmement rapprochés et embrassent entre eux la gemmule; quelquefois même, comme certaines feuilles opposées, ils se soudent et se confondent ( cottjl. conferrutninalæ ) ; ceux de la Capucine, fort écartés soojurtd.. codans le jeune âge, se rapprochent par des accroissements successifs, et finissent par ne former qu’une masse compacte. Les cotylédons du Marronnier d’Inde se soudent également, et souvent aussi on trouve dans la Châtaigne des cotylédons soudés. Le même caractère s’est présenté à moi dans un Swartzia , chez une foule A'Eugenia , et j’ai même vu , dans ce dernier genre, les eoly lédons soudés non-seulement entre eux, mais encore avec la radicule. On a quelquefois donné le nom de pseudo-monocolylédones ou de maerocéphales aux embryons dont les cotylédons sont ainsi confondus en une masse unique (vmbr. pseudomonocotyledoncus , macrocephalus ). Cette masse, en particulier, a reçu le nom de corps cotylédonaire (corpus cotyledoncum) , o,n„ coi,i«j..mot par lequel on a aussi désigné quelquefois l’ensemble des deux cotylédons séparés, ou bien le cotylédon unique des monocotylédones.

Deux cotylédons opposés se montrent généralement égaux entre eux; cependant, lorsnuc l’un , extérieur, plié dans le k*.|'ù « milicu de sa longueur, embrasse le second également plie , 3on.. il n’est pas rare que ce dernier soit un peu plus petit ; dans le tiaura cancscens, où l’un des deux est, en grande partie, en-

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vcloppé par les bords de l’aulre, le premier n’allcint pas tout à fait les mômes dimensions. Il peut aussi y avoir inégalité sans qu’il existe de plis; ainsi , dans le Cÿêas, un des cotylédons est un peu plus court que l’autre; chez les Epilobium roseum et monlanum l’un des deux est convexe en dehors , l’autre est plane des deux côtés ; enfin on arrive à trouver, dans le Trapa natanse t le Sorocca, des cotylédons tellement dissemblables, qu’au premier abord on croirait que ces plantes n’ont qu’un colylédou.

i-'or* plu Tantôt les cotylédons ne présentent aucun pli ([. 435) ;

tantôt ils sont pliés ensemble de diverses manières ; ils peuvent l’être, dans leur longueur, de façon que l’un extérieur embrasse l’aulre intérieur(coO//. conduplicatœ), étant encore pliés longitudinalement, ils peuvent se croiser, de sorte que la moitié de l’un est reçue entre les deux moitiés de l'autre ( equitantes s. obrolulœ ); ils sont quelquefois roulés en spirale du sommet à la base ou d’un bord vers l’autre (circinatœ, convolutœ) , et, enfin, l’on en trouve qui sont plissés à p(U près comme un éventail ou chiffonnés irrégulièrement ( plicatœ , corrugalœ).

Dans celles des monocotylédones où le cotylédon, clos ou à peu prés clos, est continu avec la radicule, il serait assez inutile de décrire sa forme, quand on a indiqué celle de l’embryon tout entier et qu’on a fait connaître la place de la gemmule. Mais, chez les dicotylédones, la formedes cotylédons est trop bien arrêtée pour qu’on doive la négliger. Comme la division est, dans les organes appendiculaires, un symptôme d’énergie , il n’est pas étonnant que les cotylédons, appendices si faibles encore , offrent si rarement

Lfutformf. des découpures; cependant on en trouve quelques-uns d’echancrés. de lobés, de pinnalilidcs cl même de partîtes ( colyl . emarginalœ , lobalœ , pinnatifidie , parlilœ ) ; le Tilleul a des cotylédons» cinq lobes, et, ce qui est fort singulier.

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sos feuilles ne sont que dentées. Quand les cotylédons sont entiers, on les trouve, le plus souvent, linéaires, oblongs, ovales ou lancéolés; mais il en est aussi d’orbiculaires , de réniformes; quelques-uns offrent la figure d’un cœur, d’autres celle d’une faux, etc. ( cotyl . lineares , oblongcr, ovatœ, lanceolatœ,orbiculares, reniformes, cordatœ, falcatœ , etc.). Quelquefois les feuilles de la lige offrent deux oreillettes qui descendent au-dessous du point d’attache ; le même caractère se voit chez les cotylédons ( cotyl. basi auriculatœ ) ; mais, ce qu’il y a de remarquable , c’est qu’avec des cotylédons auriculés on trouve des feuilles qui ne le sont pas , comme la Capucine et le Clinopodum vulgarc nous en offrent des exemples : les oreillettes, quand elles existent, embrassent ordinairement la radicule et la tiennent serrée comme

dans une sorte de gaine.

Quand les cotylédons se replient sur la radicule, une lame de périsperme, comme dans VHelianihemum gultalum L' ne lame de y.et l 'Holosteum umbellatum , s’interpose quelquefois entre .uùu.iim.ai... eux. Chez VAstragalus Glyciphyllos , où il n’existe pas de périsperme, c’est une expansion de la partie cornée et intérieure du tégument qui se glisse entre les cotylédons et la radicule.

Celle-ci (radicula) , chez quelques semences sans périsperme, va se nicher dans une petite gaine que lui offre la substance du tégument ; le Marronnier d’Inde, VOnobrychis u r>a.«io ... saliva, \cMedicago Lupulina, le Tri folium subterraneum, etc . I no offerte par U nous fournissent des exemples de ce singulier caractère. Le "‘s°n’'D' Corispcrmum hyssopi folium présente une radicule qui s’enfonce dans le tégument, et la gaine de celui-ci s’en est formé une autre dans le péricarpe.

Tandis qu’une foule de plantes nous offreut deux cotylédons, que quelques-unes en ont même un plus grand nombre, t ^ u t il n’existe jamais plus d’une radicule ; ces tubercules, que

(.Il AIME.

Longueur rcUliee clri colyli- Jont et tic la ratlirule.

Lmbijon» nucropodci.

Cotylédon» plus larges que la radicule ou continus avec elle.

Forme de la radicule.

nous voyons vers la base de celle d’une foule de Graminées, ne sont que le rudiment de racines secondaires.

Tantôt la radicule égale les cotylédons en longueur, tantôt elle est plus longue qu'eux, tantôt, enfin, elle est plus courte. Dans quelques espèces on la trouve réduite à une surle de luberrule, à un véritable rudiment.

Celle des dicotylédones se montre assez rarement plus grosse que les coty lédons ; mais il arrive très-fréquemment que, chez les uionocotylédoncs, on trouve une radicule beaucoup plus volumineuse que le cotylédon unique. Comme les embryons monocoty lédoues à très-grosse radicule , ou , suivant la manière de s’exprimer de quelques botanistes, les embryons macropodcs ( embr . macrupodus) sont dépourvus de périsporme, ce qui n’a pas lieu pour les autres embryons de la mémo classe, on doit croire que l'énorme radicule a absorbé la substance qui’, ailleurs, s’est éoncrêtée en périsperme.

Souvent les cotylédons et la radicule sont parfaitement continus, et, dans les dicotylédones, la commissure des premiers indique seule, alors, les limites de la seconde; mais il n’eu est pas toujours ainsi : il existe une foule de plantes chez lesquelles les cotylédons débordent la radicule.

Celle-ci est loin d’offrir des modifications de forme aussi nombreuses que les coty lédons ; elle est , le plus souvent, cylindrique ou conique; mais on trouve aussi des radicules ovoïdes, globuleuses , filiformes, et d’autres qui représentent un fuseau ou une massue : celle du Lathyrus Ntssolia est aplatie et triangulaire ( rad. cylindrica , conica , ovata, globosa, filiformis , fusi forints , clavalu, complanatotriangularis ). Une radicule peut être, à scs extrémités, aiguë ou obtuse {rad. acuta, oblusa ) •, elle peut y être extrêmement épaissie ou y offrir un petit mamelon ( apice valde incrassata, ( tpicc lubcrculata).

(.HAINE

Quanl à la gemmule (gemmula), elle n’esl pas toujours vi- ( siblc avant l’époque île la germination ; mais, dans un très- c*'1'' s*1”'*"1'' grand nombrede plantes, on la distingueparfaitement aussitôt que l’cmbrvon est formé; on peut môme voir, aussi bien chez elle que dans le bourgeon , de quelle manière sont disposées les feuilles naissantes ; celles d’une foule de gemmules sont pliées dans leur milieu; la gemmule de la Capucine a les siennes roulées en spirale dans leur longueur ; la première feuille de la gemmule des Graminées (/". 434, c) est parfaitement close; chez l’ Arum Dracunculus , la feuille . inférieure est opposée à la fente du corps cotylédonaire , et la seconde l’est au milieu de ce corps.

§ V. — Des graines soudées avec le péricarpe.

Nous avons vu le fruit se souder avec le calice ; la graine peut aussi sc souder avec le fruit, et plusieurs plantes nous offrent la triple adhérence de l’enveloppe calicinalc, du péricarpe et de la semence. L’unité de l’ovaire est une condition essentielle de sa soudure avec le calice; de même il ne saurait y avoir de soudure , du moins complète , entre plusieurs graines et la paroi de leur loge. Comme j’ai déjà eu La graine plut occasion de vous le dire (p. 704), l’adhérence ne se montre avec l< pcTÎcarpc. point partout au même degré; dans certains cas, on peut désunir les parties sans aucune peine; ailleurs l’huiucctation devient nécessaire , ailleurs la séparation est absolument impossible.

Il est bien clair que, quand la graine est adhérente, sa forme est celle du péricarpe; ainsi il suffit de décrire celuici pour avoir une idée exacte de la première.

GRAINE

Spile.

’ Définition

l’arillr.

Sur les fruits des Graminées soudés à lu graine, on voit une marque brune, communément linéaire, à laquelle on a cru devoir donner un nom, celui de spile (spilus)- celle tache n’est autre chose que le hile d’une graine sessile attachée originairement à l’ovaire dans une partie notable de sa longueur, hile que l’on aperçoit à travers le péricarpe extrêmement mince.

5 VI. — De l'arille.

Sur certaines semences, en dehors de leur tégument, on voit une enveloppe plus ou moins incomplète, charnue ou membraneuse, qui naît immédiatement du cordon ombilical, et que l’on appelle arille (art II us).

Pendant longtemps on avait donné ce nom à toutes les parties qu’on trouvait sur la graine, et dont l’origine n’était pas bien connue, à des caroncules, des portions intérieures de péricarpe, des parties de tégument, des téguments entiers, etc. Louis-Claude Richard, que l’on retrouve toujours quand il est question de carpologic, fut le premier qui offrit aux botanistes une définition rigoureuse de l’arille; malheureusement ils ne la méditèrent pas assez, et s’ils n’appliquèrent plus le nom d’arillo à des j*ortions de péricarpe, ils ne cessèrent point d’appeler ainsi les téguments qui présentaient des caractères tant soit peu insolites. Les découvertes des modernes ne permettent pas d’admettre aujourd’hui, sans la modifier, la définition <i< de Louis-Claude Richard ; mais, en combinant ses observations avec celles de MM. Robert Brown et Pelletier d'Orléans, on lui substituera celle-ci : l’arille est une expansion du cordon ombilical, inférieure au hile, qui se développe

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postérieurement à la fécondation, et demeure ouverte à son sommet. M’étant servi de cette définition comme d’une pierre de touche, j'arrivai , il y a déjà longtemps, à exclure du nombre des arillcs et à rapporter au tégument l’enveloppe parfaitement close qui se sépare avec élasticité de la graine même des Oxalit ; on persista, malgré mes observations, à en faire un aride, et depuis, M. Schlcidcn, par l’accroissement successif de l’ovule des Oxalidées, a reconnu que celte même enveloppe élastique n’était pas autre chose que l’épiderme modifié du tégument. M. Moquin et moi , nous avions dit aussi, il y a plusieurs années, que la caroncule des Polygala, ne naissant point sur le cordon ombilical, ne pouvait être un aride; je me suis convaincu récemment, par l’observation directe, que celle caroncule est, comme celle des Kicins ( V. p. 725), le résultat de l’épaississement des bords du micropylc. Nous savons déjà que la couche mince cl blanchâtre qui recouvre le tégument des Euphorbes n’a rien de commun avec l’aride, et, d’après ma définition, je crois pouvoir en dire autant de l’enveloppe extérieure et lâche , mais entièrement close , des graines du Drosera ro lundi folia et du Parnassia paluslris , de la couche charnue et également close qui se trouve à l’extérieur de la graine du Punica et des Ribes , etc.

Il est très-vrai que , sur la semence de VEvonymus Europcevs, on voit une enveloppe charnue qui la cache entièrement et qui pourtant est un aride; mais, avec la plus légère attention, on pourra se convaincre que cette enveloppe, tout en dépassaut la graine, est ouverte à son sommet.

Bien loin de prendre une si grande extension, l’arillc rudimentaire, chez beaucoup do plantes, s’y présente au-dessous de l'ombilic comme une sorte de tubercule charnu, plus ou moins développé , d’une couleur toujours différente de celle de la graine. Si , dans cet étal , on l’a souvent confondu

Arillc lrc»-tlcv»•loppc

Anlle rudimentaire

S’il ciutr un • rille chn le* inoaepcUlt*.

Nilnrt df IV r ille.

Rrllnioni lur Tordre Ha dire- |o, |»rmrnt de» appendice* du fanifille.

avec les caroncules dont je vuus ai déjà entretenus (|*. 725), c’est que l’on a beaucoup trop oublié que celles-ci naissent de différents points du tégument, taudis que toute expansion d’une nature arillairc , quelles que soient ses dimensions, émane du cordon ombilical.

Louis Claude lticliard a cru qu’il n1) avait pas d'arillc chez les monopétalcs. Quoiqu’on ne saisisse nullement la raison d’une telle coïncidence, ce ne serait point un motif pour en nier la réalité ; car il existe, chez les végétaux, une foule d'autres coïncidences qu’on ne peut contester et dont on ne saurait rendre compte ; mais très-probablement on doit considérer comme étant de la nature de l’arille ce crochet qui termine le cordon ombilical des Acanlhées et embrasse un des eûtes de la semence, crochet dont il n’existait, dans l'origine, qu’un simple rudiment, et qui s’est développe après l’émission du pollen.

Je viens de vous faire connaître les différents caractères de l’arille; nous savons qu’il émane du cordon ombilical ou funicule, il ne nous sera pas difficile de découvrir sa véritable nature. Le funicule est le commencement d’un axe qui, comme tous les autres axes, donne naissance à des appendices} il a d’abord produit la secondine, au-dessous de celle-ci il a produit la priminc, et, un peu plus tard, l’arille naît au-dessous de la primine. Après ce dernier, finit la végétation de la plante mère; il en est la dernière production ou , si l’on veut, la dernière feuille. Il est à remarquer qu’au lieu de procéder de bas en haut , c’est , au contraire, de haut en bas qu’ici la végétation procède, puisque les productions les plus élevées sur l’axe paraissent les premières} mais celle singularité ne saurait détruire les rapports que toutes ont avec des feuilles. Si nous ne les considérions point comme des feuilles, à quoi les assimilerions nous? Dirions nous que ce sont des expansions latérales du

(■RAINE

cordon ? niais on pourrait employer ces mûmes termes pour désigner des feuilles véritables ; et, quand même ils signifieraient autre chose, ne semble-t-il pas également étrange de voir une végétation rétrograde, qu’il en résultedescxpansions latérales, ou qu’il en résulte des feuilles ? Je dois, d’ailleurs , me lutter de vous le dire, il semble permis de soupçonner que, chez d’autres parties bien certainement appendiculaires, la végétation procède dans le môme ordre que chez les productions du funicule. Les belles figures publiées par MM. Scheidcn et Vogcl nous montrent , tout à fait au premier Age, la corolle des Lupinus bien plus développée que le calice ; n’cst-il pas vraisemblable que, s’il avait été possible de remonter à une époque de développement encore plus reculée, on eût vu le calice commencer après les pétales?

§ YII. — De In valeur îles cnraclères tirés de lu semence.

Aucune partie de la plante n’olfre des caractères aussi importants que la graine; mais il ne faut pas croire que tous ceux qu’elle fournit aient une valeur égale.

Vous savez déjà que la couleur qui, le plus souvent, est VJrilr d>< constante dans la même espèce peut pourtant varier , sans 2^"’^'"'“'’ qu’aucun autre caractère varie avec elle. Chez les espèces dont les graines sont solitaires ou peu pressées dans le péricarpe, la forme reste généralement la même; quand, au contraire, les semences se serrent les unes contre les autres, celles d’une même loge n’ont pas toujours, comme je vous l’ai dit, des contoursexactcmcnt semblables. Mais, lorsqu’on veut négliger quelques caractères de détail , l’ensemble de

f.RAINK.

ccrlaincs furmcs prend une grande valeur, car il est nécessairement le résultat des premiers développements de l’ovule et l’annonce de la situation de l'embryon : une graine allongée ne peut contenir un embryon périphérique*, dans une graine aplatie, orbiculaire ou réniforme, dont le bile est marginal , l’embryon sera replié sur lui-même ; vous savez déjà (p. 742) qu’on doit trouver un embryon transversal dans la graine déprimée cl celle qui, étant anguleuse, a le côté extérieur convexe parallèle au hile. Les caractères de la surface ont , en général , beaucoup de constance dans les genres vraiment naturels.

il» mil des »t- LC nombre des téguments, constant, chez l’ovule, dans une même famille, peut, chez la graine, ne pas être le même dans des genres fort voisins. La consistance de ces enveloppes ne varie pas dans certaines familles fort naturelles ; mais, chez d’autres, elle n’a plus qu’unc valeur générique, et je crois que ce serait une division entièrement systématique que celle qui se fonderait uniquement sur la nature du tégument.

a» Dans plusieurs familles naturelles, l’absence du pêris-

perme est parfaitement constante ; lorsque cette substance est très-volumineuse dans une espèce , il est aussi à peu près sûr qu’on la retrouvera dans toutes celles du même groupe, mais on n’a pas la même certitude quand elle se montre extrêmement mince. Quant à la nature du périsperme, elle est la mêmp, à quelques légères différences près, dans les familles vraiment naturelles.

dr rrml.ryrn, Nous venons de voir que le périsperme fournissait des caractères dignes de toute l’attention des botanistes, ceux que présente l'embryon doivent l’exciter à un bien plus haut degré. Si sa forme a peu de valeur, sa grandeur, considérée relativement à celle du périsperme, en a déjà beaucoup, et

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sa position en offre bien davantage encore, parce qu’elle est le résultat nécessaire des développements successifs de l’ovule, développements dont les différentes modiGcations ont une grande constance dans les familles les plus naturelles. Il ne faudrait pourtant pas croire que celte position est invariable ; j’ai mon lié, il y a déjà longtemps (PI. rem., p. 327), que le Dianthus prolifer avait un embryon droit et hétérolropc, tandis que les Caryophyllées, famille à laquelle appartient cette espèce, ont généralement un embryon périphérique, dont les deux extrémités regardent le hile ; j’ai fait voir que le Veronica hederœ folia avait un embryon transversal, pendant que les autres Véroniques en ont un dressé; que , chez le Pilocarpus, l’embryon était également transversal , tandis que celui des autres Rulacécs avait sa radicule généralement tournée vers le hile, etc. La position relative de celle dcrnièrecldes cotylédons pourrait servir à diviser en genres, d’une manière systématique, des familles très- naturelles ; mais, parmi tous les caractères qui conduiraient à ce but , c’est le dernier qu’il faudrait choisir, parce qu’il est le moins facile à observer. De tous ceux qu’offre l’embryon, le plus important est, sans aucun doute, le nombre des cotylédons, parce que ce nombre, un d’un côté, deux ou plusieurs de l’autre, coïncide avec une foule d’autres caractères extrêmement importants, la structure intérieure, la nervation , le port, le nombre des parties des vcrlicillcs floraux, etc. Mais, je vous l’ai dit, il n’csl pas un caractère , quelque constant qu’il soit, qui n’offre pourtant quelques exceptions : le nombre des cotylédons a aussi les siennes; nous avons vu (p. 73i) qu’il existe des plantes sans cotylédons, qu’on ne saurait séparer des dicotylédones; quelques autres, de la même classe, n’ont qu’un cotylédon ; et , de trois espèces de la même famille, très-voisines les unes des

«R UNK.

autres, YUtricularia vulgaris , le Ptnguicula vulgaris , le Pinguicula Lusitanica, la première a un embryon sans cotylédon , la seconde uu cotylédon unique (1), la troisième deux cotylédons.

(i) J’avais pris dans celte plante les bords du cotylédon pour la commissure de deux cotylédons soudés ensemble du cèle opposé ; mais M. Trévirauus a montré jusqu’à la dernière évidence que le cotylédon était bien réellement unique.

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