‹ Leçons de botaniqueChapitre 114 sur 148 · UES MOIRES · texte numérisé non relu

UES MOIRES

il il Carex extenso , fig. 48 , produisent , à l'apogée de leur vigueur , des feuilles dont le pétiole , en forme de gaine , se termine par une lame étalée ; au-dessous de ces feuilles d'autres offrent seulement l’ébauche d’une lame, et plus bas encore nous n’avons plus que le pétiole engainant : quand , chez certaines espèces de la même famille , telles que le Scirpus palustris ,Jig. 49, nous ne voyons d’autres organes appendiculaires que des gaines , il est clair que nous devons les regarder comme des pétioles dont la lame ne s’est pas développée.

XIV. Les feuilles de la plupart des Mimosées , par exemple de Y Acacia eburnea , fig. 50 , se composent d’un trèsgrand nombre de folioles; — il existe des folioles semblables au sommet des pétioles linéaires et élargis des feuilles inférieures de Y Acacia heterophylla ,/ig. 51 , et quand ensuite , au-dessus de ces feuilles, nous ne trouvons que des lames linéaires sans folioles , nous devons dire évidemment que ce sont des pétioles ; — dans les feuilles simples et linéaires d’une foule d’Acacies de la Nouvelle-Hollande, telles que Y Acacia fragrans, fg. 52 , nous ne verrons donc non plus que des pétioles , et les feuilles du Lathyrus NissoUa, fig. 53, linéaires et entières seront aussi pour nous des pétioles sans laine.

XV. Organes appendiculaires réduits A l’état d’écailles , dans un Orolanchc , fig. 54 , le Lathraa clandestina , fig. 55, et Y Asparagus acutifnlius , fig. 56.

XVI. Feuille rectinerviée dans Y Amaryllis vittala , fig. 57; curviuerviée dans le Mclastoma cornfolia , 58 ; penninerviée chez le Fagus sylvatica , 59 ; triplinerviée dans le Mclastoma multijlora, 60 ; digitinerviée chez le Tropaolum majus , 61.

XVII. Feuilles disséquées du Ranunculus aquaiilis ,fg.62, et de YHydrogcton fcncslralis , 63.

XVIII. La feuille entière penninerviée , celle , par exemple, du Viburnum T inus , fig. 64 , se découpant par degré, de-

EXPLICATION RAISONNEE

vient successivement dentée comme celle du Phillyrea latifolia , fig. 65 , lobée comme celle de YErodium malacoides , fig. 66 , pinnatifide celle du Gchorium Intybus ,fig. 67 , pinnalipartite, du Sisyntbrium vimineum,fig. 68 , pinnatiséquée, du Tagcles crccta, fig. 69, composée, du Colutea arborescent , 70, bipennée, du Glcditschia triacanthos , 71.

XIX. La feuille ailée de YOnobrychis supina , Jig. 72 , se termine par une foliole aussi bien développée que les autres ; — dans V Orobus tuberosus , Jig. 73 , la foliole terminale est réduite à une courte nervure presque dépourvue de parenchyme ; — chez le Lathyrus T'ingilanus, fig. 74, les trois dernières folioles n’offrent que leur nervure , ou , en termes techniques, la feuille se termine par une vrille trifide ; — tout parenchyme disparaît dans le Lathyrus Aphaca , fig. 75 , la feuille entière n’est plus qu’une vrille , mais , par compensation, les stipules se développent outre mesure ; — dans les Smilax en général , et en particulier le Smilax aspera , fig. 76 , ce n’est pas au sommet du pétiole , mais sur les côtés , audessous d'une feuille , que se trouvent les vrilles ; donc , au lieu de représenter , dans ces plantes , une foliole terminale comme chez les Légumineuses, ce sont des folioles latérales qu’elles représentent.

XX. La tige de Y 0 no ni s Natrix , fig. 77, produit à sa base des feuilles trifoliolées ; celles de son sommet paraissent simples , mais comme elles sont semblables à la foliole terminale des feuilles inférieures , et qu’d existe une articulation entre elles et leur pétiole, ce qui n’arrive jamais aux feuilles vraiment simples , il est clair que ce sont des feuilles à trois folioles dont les deux latérales n’ont pu se développer faute d’une énergie suffisante , ou , pour mieux dire , ce sont des feuilles unifoliolécs ; — toutes celles de YOnonis varicgata , fig. 78 , seront aussi unifoliolées , et , dans l’Oran- (i er i fig- 79, nous en verrons encore de même nature,

UES FIGURES

puisque leur limbe est articulé avec le pétiole ; — eufiu la feuille du Sarcophyllum carnosum , fig. 80 , qui présente une sorte de cylindre pointu , articulé aux deux tiers de sa longueur, sera nécessairement le pétiole d’une feuille composée dont le limbe est réduit à l’axe ou nervure moyenne.

XXI. Fig 8 1 , feuilles opposées du Phlomis fruticota , unies à leur base par une petite bride ; cette bride devient bien plus sensible dans le Dipsacus laciniatus , fig. 82 ; — les feuilles connées du Crassula perfoliata , fig. 83 , sont à peine distinctes l’une de l’autre ; — la feuille perfoliée du Buplevrum, rolundifiolium , fig.\8\ , est un pétiole périphérique étalé et sans lame.

XXII. Les stipules latérales sont réduites dans le Noblcvillea Gestasiana, ASI1. ,fig. 85, à n’ètre que des glandes vasculaires ; — elles se développent un peu plus dans le Lathjrrus Nissolia, fig. 86; — un peu plus encore chez le Vicia varicgata,fig. 87 ; dans le Lalhyrus praiensis,fig. 88, elles ont déjà une grandeui très-sensible ; — celles du Dorcynium suffrulicosum , fig. 89 , sont semblables aux folioles de ses feuilles trifoliolées ; — celles du Viola Iricolor , fig. 90 , semblent être les découpures d’une feuille tripartite ; — celles enfin du Rubia tinctorum , fig. 91 , ne diffèrent pas des feuilles elles-mêmes.

XXIII. Fig. 92 , stipules latérales du Capparis spinosa métamorphosées en épine; — Fig. 93 , celle du Cucumis Colocynihis solitaire et métamorphosée en vrille.

XXIV. Fig. 94 , stipules du Charme latérales et parfaitement libres ; — 95 , celles du Rubus collinus , soudées à leur base avec le pétiole ; — 96 , celles du Rosa centifolia , adhérentes à la même partie dans presque toute leur longueur.

XXV. Fig. 97 , stipules latérales des feuilles opposées de YErodium malacoidcs , soudées à leur base et simulant une gaine fendue au sommet ; — 98, celles des feuilles également

EXPLICATION RAISONNÉE

opposées du Spermacoce rubrum , entièrement soudées et formant nue gaine complète.

XXVI. La stipule axillaire , parfaitement libre dans le Drosera graminfolia ,fig. 100, se soude avec la base du pétiole chez le Drosera Anglica, fig. 99; — dans ces plantes elle n’occupe qu’une petite partie de la circonférence de la tige , elle devient périphérique chez le Ficus claslica ,fig. 101, et y recouvre le bourgeon; — libre chez cette dernière espèce, elle se soude avec le pétiole dans le Poljrgonum lapath folium, fig. 102 ; — celle du Mclianthus ma/or , fig. 103, étant parinerviée et bifide au sommet se compose évidemment dedeux stipules soudées, et il en est probablement de même de toutes les stipules axillaires.

XXVII. En général , la feuille se trouve placée à l’extérieur et la stipule axillaire entre elle et la tige ; dans plusieurs Asiragalus et , en particulier , 1 ’ Astragalus Onobrychis , fig. 104 , c'est la feuille qui est plus rapprochée de la tige que la stipule.

XXVIII. A l’aisselle du pétiole du Potamogeton milans , / ig . 105, il existe une stipule axillaire, membraneuse et embrassante ; — soudée avec le péliolc ou gaine du Poa trivialis , fig. 107, et des autres Graminées, mais, libre tout à fait à son extrémité supérieure, une semblable stipule forme, dans sa partie libre, ce qu’on appelle une ligule ; — la réalité de cette soudure est démontrée jusqu’à la dernière évidence par le Lamarkia aurea , fig. 106 , où la ligule continue une partie inférieure et membraneuse qui dépasse la gaine et sur laquelle se voit sans peine la limite de cette dernière.

XXIX. Fig. 108 , tige du Salcia clandcstina, portant, avec' des feuilles opposées , des bractées qui le sont également ; — fig. 109 , tige du Polygala distans , qui , vers son milieu, donne naissance à des feuilles verticillces , et , à son sommet épuisé , n’en produit plus qued’opposées cl d’alternes; — fig. 1 10, tige

DES FIGURES

de Y Euphorbia segetalis , dont les feuilles alternes deviennent verlicillées par l’extrême raccourcissement des entre-nœuds, lorsque la plante appauvrie a perdu sa vigueur ; — fig. 111, feuilles du Campanula Erinus , qui , alternes à la partie inférieure de la tige, sont opposées à son sommet , parce que les entre-nœuds n’ont plus assez d’énergie pour s’étendre d’une manière sensible.

XXX. Une fleur, celle , par exemple, de V Erica muhijlora, fig. 112 , peut être accompagnée de trois bractées verlicillées , lorsque la plante entière a des feuilles disposées en verticilles ; — il existe aussi trois bractées dans le Gaylutsacia P sr.udovaccinium, fig. 113, mais l’une appartient évidemment à la tige et les deux autres au pédoncule ; — chez le Polygala vulgaris , fig. 114, les trois bractées se rapprochent par le raccourcissement très-sensible du pédoncule ; — ce dernier se raccourcit davantage encore dans VIrcsinc cc'osioides , fig. 115, et , au premier coup d’œil, les trois bractées, nées réellement de deux axes, semblent partir ensemble du même point.

XXXI. Bractées réunies en calicule dans le Dianthns Monspcliacus , fig. 1 16 ; en cupule dans le Chêne ,fg. 117; en péricline dans le Ccntaurca collina, Jig. 118; en involucre dans Y Euphorbia serrata , fig. 1 19 : entre ces diverses enveloppes il existe une foule d’intermédiaires qui échappent à nos définitions; ainsi l’involucre du Passifiora alata ,fig. 120, mérite ce nom , parce qu’il est placé à quelque distance du calice , et en même temps il ne renferme qu’une Ocur comme les calicules.

XXXII. Le Tagclcs palula ,fig. 121, et le Corylus Avcllana, fig. 122, ont des enveloppes qui , formées d’un seul rang de bractées verticales soudées ensemble , sont parfaitement semblables dans leurs caractères principaux ; c’est donc à tort que, consultant des analogies étraugèresà ces enveloppes elles-mêmes, on a appelé la première péricline et la seconde cupule.

Page 1