‹ Leçons de botaniqueChapitre 115 sur 148 · XXXIII. L’involucre polypbyllc dans Y Astrantia major · texte numérisé non relu

XXXIII. L’involucre polypbyllc dans Y Astrantia major

858 EXPLICATION RAISONNÉE

fig. 123 , devient monophylle dans le Buplevrum stcllalum , fig. 124 , par la soudure de scs parties ; • — avec l'involucre monophylle il faut se garder de confondre celui qui, comme dans YÆlhusa Cynapium , fig. 125, est réduit, par un défaut de développement , à une seule foliole.

XXXIV. Fig. 126 , spathe univalve de Y Arum maculatum ; — fig. 127 , spathe bivalve de Y A Ilium oleraccum.

XXXV. Fig. 128 , bourgeons écailleux et sessiles du Lilas , a le terminal continuation de la tige , b les latéraux opposés appartenant à une seconde génération , rudiments de rameaux ; — 129, bourgeon duPlatane renfermé dans la base du pétiole ; — 130, bourgeons nus du Viburnum Lanlana ; — 131 , bourgeons dits pétioles de l’Aune , dans lesquels l’axe ne commence à produire des organes appendiculaires que beaucoup au-dessus de sa base.

XXXVI. Dans le Cactus Opuntia, fig. 132, la tige et les rameaux s'aplatissent; chez le Ruscus aculcatus , fig. 133 , les derniers rameaux sont seuls aplatis ; ceux-ci , dans cet état , ressemblent exactement à des feuilles ; mais ce qui prouve qu’ils n’ont de ces organes que l’apparence , c’est qu’ils naissent à l’aisselle de feuilles avortées et portent des fleurs, — bieu loin de se dilater, le rameau , chez quelques plantes , comme le Mespilus Gcrmanica , fig. 134, reste grêle, s’effile, donne à peine naissance à des bourgeons avortés , et devient une épine.

XXXVII. Fig. 136 , tige à feuilles opposées du Mirabilis Jalapa, chez laquelle n’avortent ni le bourgeon terminal ni les latéraux , et qui, par conséquent, est trichotomc ; — fig. 135 , tige à feuilles opposées du Valcrianclla olitoria , où avorte le bourgeon termiual , et qui est nécessairement dichotome ; — fig. 137, exemple défausse dichotomie dans le Gcum urbaruim , où la tige est forcée de s’incliner pour céder une partie de sa place au rameau usurpateur, accompagné d’une feuille comme

des Eiei'Hiis. 859

tous les rameaux : dans ces trois figures, l’ordre des générations est indiqué par des numéros.

XXXVIII. Fg. 139, individu naissant et à une seule tige àvL'Feronica hcdcrcrfolia ; fig. 138, le même individu devenu en apparence multicaule par le développement des rameaux inférieurs d’une grosseur à peu près égale à la sienne.

XXXIX. Fig. 140, coulant du Fraisier; — fi g. 14l,propaculedu Sempervivum tectorum ; — fig. 142 , jet del 1 Ajuga reptans ; — fig. 143 , Pommes de terre , extrémités renflées des rameaux souterrains du Solarium tuberosum.

XL. Fig. 1 44, turion du Per onia biloba ; — fig. 1 45, soboles du Carex divisa.

XLI. Fig. 146, caïeux du Hyacinthus orientalis ; — fig. 147, bulbilles du Lilium bulbiferum , nés à des aisselles de feuilles.

XLII. Les pédoncules sont des rameaux raccourcis réduits à ne porter que des verticilles floraux , par exemple , dans le Lysimacbia Nummularia, fig. 148 ; — c’cst donc à tort que l’on appelle pédoncules terminaux des extrémités de tige nues et chargées de fleurs , comme chez le Daucus Carota ,fig. 149, ou même des extrémités nues et fleuries de rameaux feuillés , comme le Pyrethrum Part henium , fig. 150, en fournit souvent des exemples.

XLIII. Le nom de hampe , qui a fait naître de nombreuses confusions , doit être réservé aux pédoncules des tiges souterraines ou très-raccourcies , par exemple à ceux du Primula Sinensis , fig. 151 , et l’on doit dire des tiges déterminées qui ne portent pas d’organes appendiculaires entre les feuilles radicales et les fleurs , ex. Pterotheca Ncmausensis , fig. 152 , qu’elles sont nues dans cet intervalle : très-souvent cette dernière plante offre tout à la fois de véritables hampes et une tige fleurie , qui , excepté à sa base , est nue dans toute sa longueur.

EXPLICATION HAISOVNEE

XLIV et XLV. Fig. 153 , pédoncule supra-axillaire du Mcnispcrmum Canadense , résultat du développement de l’un des deux bourgeons qui naissent constamment au-dessus de la feuille , et dont l’inférieur avorte toujours ; — fig. 154, Pédoncule pétiolaire du ' l'Iiesium Oracteaium , qui , soudé avec le pétiole, semble sortir de cette portion d’organe ; — fig. i55, péd. épipbylle du ' l'ilia Europœa adhérant, dans une grande partie de sa longueur, au limbe delà bractée; — fig. 156, péd. épipbylle du Ruscus aculcatus, né d’un rameau aplati qui a l’apparence d’une feuille; — fig. 157, péd. marginaux du Xylophylla spcciosa , produits par les bords des rameaux aplrtis ; — fig. 158, tige du Spartium junceum, montrant que dans celte plante , comme la plupart des autres , les fleurs peuvent appartenir à une seconde génération, tandis que, chez le Ruscus aculeaius,fig. 156, et le Xylophylla spcciosa fig. 157, elles appartiennent au moins à la troisième, étant toujours produites par des rameaux aplatis, nés d’une tige ou d’un rameau de forme ordinaire ; — fig. 159, pédoncule oppositifolié du Solarium Dulcamura , qui n’est point un pédoncule véritable , mais le sommet avorté d’une tige dont un rameau axillaire très-vigoureux a usurpé la place ; — fig. 160, pédoncule oppositifolié du Cuphca arenarioides ; la fig. 161 représentant un individu de cette espèce ( C . arenarioides , var. muscosa) , sans aucun rameau et avec une fleur terminale, montre clairement que le prétendu pédoncule oppositifolié est une extrémité de tige ; — fig. 162, pédoncule alairc du Slel/aria Rolostea, sommitéde tige réduite à porter une fleur et dépassée par deux rameaux latéraux et divergents , nés de deux feuilles opposées; — fig. 163, pédoncule interfoliacé de V Arcnaria latcrifiora ; mêmes caractères que pour le pédoncule alaire , avec cette différence que l’un des rameaux latéraux ne s’est point développé , que l’autre a pris une position presque verticale , et que , par conséquent , l’extrémité avortée de la tige mère , faux pédoncule , se trouve fort rapprochée de ce dernier.

XLV 1. Fig. 164, pédoncules du 'Ftifioliuni suùlerranctim

DKS FIUliHKS.

se courbant après la floraison pour enfouir dans la terre les calices persistants et les fruits; — fig. 165, ceux du Linaria CymAa/a/v'a s’allongeant d’une manière très-sensible, afin d’aller cacher les capsules qui les terminent dans les trous des murailles ; — fi g. 166 , celui du Cyclamen Europœum , roulé en spirale après la floraison ; — fig. 167, ceux des fleurs femelles du Fallisncria spiralis, qui, tordus avant l’épanouissement des boutons, se déroulent pour porter les fleurs à la surface de l’eau et se tordent une seconde fois après la fécondation.

XLVII. Fig. 169, pédoncule de Y Anacardium occidentale, épaissi , gorgé de sucs et terminé par le fruit ou Noix d’acajou beaucoup moins large que lui; la fig. 168 montre ce qu’il était encore, quelque temps après la chute delà corolle; — fig. 170, pédoncules de Y Alyssum spinosum dont les inférieurs , par l'avortement des organes floraux , se sont métamorphosés eu épiucs ; — fig. 171 , celui de l’ U rvillea glatira qu’un avortement semblable a réduit à l’état de vrille.

XLVIII. Fig. 172, pédoncule articulé de Y Asparagus ojficinalis ; — si l’on dépouillait artificiellement de ses feuilles la tige du Dianthus articulants, fig. 173 , on verrait à chacun de ses nœuds une articulation semblable ; donc chez Y Asparagus officinalis l’articulation indique la place d’organes qui ne se sont pas développés.

XL1X. Fig. 174 , tige uniflore et sans rameau , du Tulipa Gesncriana , exemple de l’inflorescence la plus simple , celle qui est déterminée et appartient tout entière au premier degré de végétation ; — fig. 175, rameaux unifloreset à fleur terminale du Dianthus Monspcliacus , offrant chacun la répétition de 1 inflorescence du Tulipa Gesncriana; — inflorescence indéterminée et appartenant au second degré de végétation dans le Veronica agrestis, fig. i ■jfi, dont les fleurs sont axillaires , dans la grappe du Convallaria maja/is , fig. 177 , où les feuilles à l’aisselle desquelles sont nées les fleurs se sont métamorphosées

EXPLICATION RAISONNÉE

en bractées , dans l’épi du Plantago major , fig- 178 , qui ne diffère d’une grappe que par l’extrême raccourcissement des pédoncules , dans le capitule du Dipsacus pilotas , fig. 179 , épi refoulé sur lui-même , dans l’ombelle simple de l 'A Ilium angulosum ,fig. 180, grappe refoulée sur elle-même; — fig. 183, inflorescence appartenant au troisième degré de végétation dans l’ombelle du Cachrys lœvigata , chez laquelle des rameaux , nés à l'aisselle de bractées réunies en involucre , produisent à leur sommet d’autres rameaux qui partent du même point , arrivent à la même hauteur et se terminent par une fleur ; — fig. 182, corymbe du Mespilus Oxyacantha , où les pédoncules naissent de points différents pour porter les fleurs à peu près à une hauteur semblable ; fig. 181 , panicule du Comesperma Kunihiana , grappe ramifiée: ces deux inflorescences appartiennent à un degré de végétation qui n’est pas fixe, mais qui est toujours au moins le troisième ; — inflorescence déterminéèet à plusieurs degrés dans la cyme du Lychnis Flos cuculi , fig. 184 , où la fleur terminale de la tige est dépassée par les rameaux nés à l’aisselle de deux feuilles placées à la base de cette même tige , comme celle des rameaux l’est elle-même par d’autres rameaux ; même inflorescence dans le fascicule du Dianthus Carthusianorum, fig. 185, qui diflère seulement d’une cyme en ce que les rameaux très-raccourcis n’élèvent pas leurs fleurs au-dessus de celle de la tige.

L. Fig. 186, fleurs verticillées du Concallaria verticillata , résultat du développement complet de bourgeons nés à l’aisselle de feuilles également verticillées; — • fig. 187, fleurs du Vi rien rosea, qui, avec des feuilles opposées, sont alternes, parce que le bourgeon axillaire d’une des deux feuilles avorte constamment et avec une alternance régulière.

Ll. Fig. 188 , feuilles du Jasminum officinale, offrant à leur aisselle deux rameaux fleuris , résultat d’autant de bourgeons axillaires; — fig. 189, feuilles supérieures du Rumex Acctosclla, qui , dans son aisselle , présente deux rameaux dont le plus petit a produit un demi-verlicillc de fleurs.

DES FIGURES

Lll. Fig. 190 , fleurs du Lamium album , sessiles et disposées en faux verticilles ( verticillastrum , Benthain) ; — dans le Mc lissa Calamintha, autre Labiée, y?#. 191 , il existe des cymes axillaires bien caractérisées , où la fleur qui termine le pédoncule et tient le milieu entre les autres s’épanouit la première ; c'est aussi la fleur moyenne qui commence la floraison du Lamium album , par conséquent nous devons considérer les faux verticilles de cette plante et ceux de tant d’autres espèces de la même famille comme des cymes dont les pédoncules ne se sont point développés.

LUI. Chez un grand nombre de Crucifères, par exemple , le Sisymbrium obtusangulum , fi g. 192 , les fleurs semblent d’abord disposées en corymbe; mais , à mesure que la plante se développe , les entre-nœuds s’allongent , les fleurs supérieures s’éloignent des inférieures, et l’on ne tarde pas à voir, comme l’indique la jig . 193 , que l’inflorescence est une véritable grappe qui originairement était très-contractée.

LIV. Fig. 194, chaton du Corylus Avcllana ; — fig. 195, spadix de Y Arum maculatum.

LV. Fig. 196, épillet un iflore de VAgrostis alla ; fig. 197, le même épillet dont les parties sont représentées comme étant écartées les unes des antres pour qu’on puisse mieux reconnaître leur position respective , aa la glume composée de deux folioles, bb les deux paillettes, c les deux paléoles, <1 les organes sexuels : la glume est un involucrc composé de deux bractées, les paillettes constituent le verticille floral inférieur dont deux pièces soudées forment la paillette supérieure parinerviée , enfin les deux paléoles sont le verticille supérieur réduit à deux folioles et où la place de la troisième est restée vide ; —fig. 198, épillet multiflore du Bromus mollis ; fig. 199, le meme épillet dont les parties ont été arliûciellement écartées les unes des autres pour qu’on put reconnaître qu’il se compose d’une réunion d’épillets uniflorcs , disposés , sans leur glume , le long d’un axe commun , lequel porte à sa base une

EXPLICATION RAISONNEE

glume générale , a a l’axe conunun des fleurs , bb la glume , cc les fleurs ou épillets uniflores sans glume particulière : la comparaison des fig. 196 et 197 avec les fig. 198 et 199 nous fait voir un seul degré de végétation dans l’épillet uniflore et deux dans l’épillet multiflore.

LVI. Fig. 200, l’épi du Trilicum répons , composé d’épillets multiflores rangés le long d’un axe commun ; fig. 201 , un de ces épillets représenté seulement avec sa glume et ses axes , et placé sur l’axe commun : cette deuxième figure, montrant trois degrés de végétation dans l’épi des Graminées, nous prouve que cet épi n’est pas l’analogue de celui des autres plantes où les fleurs appartiennent toujours au second degré ( V. LX et XLIX); — fig. 202, épi du Lolium perenne ; fig. 203, le même épi représenté seulement avec des axes et des glumes , a axe commun , b glumes des épillets latéraux , c axes des memes épillets latéraux , d axes de chacune des fleurs des épillets latéraux : celte figure nous fait voir que l’axe de l’épillet terminal est la continuation de l’axe commun de l’épi , et que, par conséquent, les fleurs de cet épillet appartiennent au second degré de végétation, tandis que, dauslesépillets latéraux dont l’axe particulier est un rameau de l’axe commun , les fleurs appartiennent au troisième degré ; la même figure montre aussi que laglume univalve des épillctséiant produite parl’axc commun, il existe dans l’ensemble de ces épillets des productions de trois degrés de végétation , savoir celte même glume , l’axe de l’épillet, enfin l’axe de chaque fleur et ses appendices.

LVI1. Le réceptacle des fleurs du capitule grêle , cylindrique , analogue à l’axe d’un épi , dans Y Anthémis mixta , fig. 204 , devient successivement oblong chez Y Anthcnus incrassata,fig. 205, conique dans Y Anthémis maritima,fig. 206, convexe dans Y Anthémis Triumfclli, fig. 207, plane chez le Ccntaurca nigra , fig. 208 , concave dans le Carlina vulgaris, fig. 209.

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