LVIII. Fig. 210, réceptacle cupuliforme du Dnrstenia Dra
DES FIGURES
silientis ; supposons-le imparfaitement plié sur lui-même, nous aurons celui du Mithridatea quadrfida , fig. 211 , qui reste Un peu ouvert; rapprochons complètement les bords de ce dernier, nous formerons une Figue, fig. 212; et, si nous pouvions élever le réceptacle du Dorstcnia et lui faire gagner en hauteur ce qu’il perdrait en largeur , nous verrions paraître une inflorescence analogue à celle du Morus alba,fig. 213 , et même du Houblon ,fig. 214 et 215 ; donc toutes ces inflorescences , en apparence si différentes , n’offrent entre elles que des nuances.
LIX. La cyme du Lychnis Coronaria, fig. 216, est une inflorescence vraiment dichotomique, où l’axe principal, terminé par une fleur, se trouve bientôt dépassé par deux rameaux qui , nés à l’aisselle de deux feuilles opposées , appartiennent l’un et l’autre à une seconde évolution , et se bifurquent de la même façon que l’axe primaire ; la cyme du Scdum acre , fig ■ 217 , présente une fausse dichotomie dont une branche est l’extrémité delà tige, tandis que l’autre, née à l’aisselle d’une des feuilles alternes , est un rameau qui , ayant pris autant d’énergie que la tige , l’a forcée à s’incliner ; la cyme du Sanibucus nigra,fig . 218, nous offre un axe primaire a, qui produit plusieurs étages de rameaux b , ramifiés eux-méines c , et qui se continue jusqu’au sommet de l’inflorescence ; donc . sous le nom de cyme , on a indiqué des dispositions florales fort différentes.
LX. Fig. 219 , inflorescence terminale du Veronica spicatu, appartenant à l’axe primaire et ne lui permettant pas de se développer davantage ; — fig. 220, inflorescence axillaire du Vtronica Bcccabunga appartenant à une seconde évolution et n’arrêtant que le développement des rameaux ou des pédoncules.
LXI. Dans le Nemophila phaseloides , fig. 223, le sommet de la tige est évidemment réduit à un long pédoncule uniflore opposé à une grande feuille ét forcé à l'obliquité par un rameau usurpateur né à l’aisselle de la même feuille ; à une distance
explication raisonnée
assez considérable , un nouveau rameau oblige aussi le premier à s’incliner et usurpe sa place ; une suite de rameaux naissent ainsi les uns des autres , toujours de plus en plus raccourcis , et une grappe scorpioide se forme ; quand je trouve , comme dans le Myosotis arvensis , fig. 221 , 222, une grappe semblable, sans aucune fleur inférieure portée par un long pédoncule , je dois dire que c’est une suite d’autant de petits axes entés les uns sur les autres qu’il existe de fleurs; — les grappes scorpioïdes , dans un même genre , souvent dans une même espèce , se combinent de diverses manières ; le M. arvensis, dans la Jig. 22 1 , offre une grappe terminale et plusieurs grappes axillaires, et la même plante dans ^fig- 222 présente une cyme dont une branche est la tige et l’autre un rameau ; — dans l’inflorescence dichotomique du Silcnc parailoxa,fig. 224, eu réalité analogue à celle du Lyc finis Coronaria ,fig. 216 , un îles deux rameaux inférieurs est plus court que l’autre ; des deux rameaux qui viennent immédiatement au-dessus , il y en a un qui reste plus court encore ; plus haut , l’un des deux disparaît toujours , et il se forme un faux épi composé d’autant d’axes qu’il y a de fleurs, et dont chacun , accompagné à sa base de deux bractées , est le reste d’une dichotomie ; je verrai une inflorescence semblable dans tous les épis de Cai yophyllées , lors même que , dès la base de l’épi , un des deux rameaux aura manqué de se développer.
LXII. La corolle du Jasminum fruticans ,fig. 226 , composée d’un tube et d'un limbe beaucoup plus large que lui , doit indispensablement former dans le bouton , fig. 225 , une massue dont la partie inférieure sera représentée par le tube, et la supérieure par le limbe; — les pétales linéaires et obtus de l’O ranger 228, étant rapprochés, ne peuvent former qu’un bouton cylindrique et obtus , fig. 22 7 ; — le grand pétale ou étendard du Coronilla glauca , 230 , plié dans le bouton pour envelopper les autres pétales, donne nécessairement à ce dernier la figure d’un croissant.