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LXIII. Exemples de la direction propre dans la préfloraison

DES FIÜIRES.

des folioles calicinales du Clcmaiis Viticclla,fig 231, 232; de la corolle du Va paver Rha-as , 233 ; de celle du Seseli tortuosum , 234 , 235 ; du Canipanula Trachelium , 236 , 237.

LXIY. Exemples de la direction relative des organes dans la préfloraison : Fig. 238 , 239 , préfloraison valvaire de VUibiscus lilii/lorus ; — Jig. 240 , 24 1 , préfloraisou tordue du Linum Aarbonensc ; — Jig. 242, 243, quinconciale des Cistus ; — fig. 244 , 245 , cocliléaire du S al vui laini folia: — les Jig. 239, 24 1 , 242 , 243 représentent la coupe horizontale des organes dans les diverses préfloraisons.

LXV. Trois folioles sont placées immédiatement au-dessous de la corolle dans le Ficaria ranunculoides , Jig. 246 ; un peu plus bas , dans \' Anémone Hepalica , Jig. 247 ; à une grande distance dans VA. Pu/satilla , fig. 248 , et encore à une grande distance dans VA. narcissijiora ,Jig. 249 , où une fleur naît à l’aisselle de chacune ; si, dans ce dernier, nous considérions les trois folioles comme un involucre , il iaudrait nécessairement faire un involucre de celles des A. Puisât ilia et Hepalica, et nous arriverions à appeler involucre les trois folioles du Ficaria ranunculoides que tout le monde , avec raison , regarde comme un calice ; disons donc que , dans toutes ces plantes , si voisines les unes des autres , il existe trois folioles calicinales plus ou moins éloignées des pétales, et que des bourgeons peuvent quelquefois se développer à l’aisselle de folioles de cette nature , comme à celle des bractées et des feuilles caulinaires.

LXVI. Les deux folioles extérieures du calice du Rosa centifolia , Jig. 250 , sont élargies , lancéolées et garnies à droite et à gauche de petits appendices foliacés ; ces appendices , sauf la différence de grandeur , sont exactement semblables aux foholes des feuilles caulinaires disposées le long d’une côte moyenne ; donc la partie élargie et lancéolée à laquelle ils tiennent doit être considérée comme une côte dilatée ; par conséquent, les deux folioles intérieures où nous ne voyons que cette partie élargie sont des feuilles réduites à la côte

EXPLICATION RAISONNÉE

moyenne , et nous devons en dire autant de toutes les folioles du flosa Bengalcnsis , fig. 251 , qui se montrent sous la forme de lanières dilatées sans appendices ou folioles latérales.

LXVI1. Les cinq folioles calicinales , libres dans le Ranunculus Monspeliacus , fig. 252 ( calice polyphylle ) , sont soudées à leur base dans les Phlox , fig. 253 (calice quinquépartite ) ; jusqu’à la moitié ou un peu moins dans le Silcne conica ,fig. 254 ( cal. quinquéfide) ; presque jusqu’au sommet dans le Silcne Ita/ica , fig. 255 (calice quinquédenlé).

LXVIII. Le calice est régulier dans les fig. 252, 253 , 254 , 255 (V. LXYII ) , parce que ses folioles sont semblables , et que la soudure arrive à la même hauteur ; il est encore régulier dans le Marrubium commune , fig. 257 , et les Potentilles , fig. 258 , où les parties sont dissemblables , mais en nombre pair, et où cinq parties plus petites , égales entre elles , alternent avec cinq grandes égales entre elles ; — il est irrégulier, mais d’une irrégularité secondaire , dans V OEnothera grandi fiora , fig. 259 , où il se présente moins soudé entre deux folioles qu’entre les autres , et où toutes les folioles sont d’ailleurs parfaitement semblables ; l’irrégularité est bien plus réelle chez le Trifolium rubens , fig. 256, dont une foliole est plus longue que les autres ; elle va plus loin encore dans les calices dits bilabiés ou à deux lèvres , tels que celui du Mclissa Ncpeta, fig. 260, chez lequel deux folioles d’un côté et trois de l’autre, fort différentes des premières , sont soudées dans une longueur plus considérable que les deux lèvres ne le sont entre elles.

LXIX. Explication de la composition de quelques calices de forme insolite : Le Scutcllaria galericulala , plante labiée , fig. 261 , a un calice à deux lèvres entières ; de la comparaison de ce calice avec celui du Mclissa Ncpeta , fig. 260 , autre Labiée , il faudra évidemment conclure que sa lèvre supérieure se compose de deux folioles eutièrement soudées entre elles et l’inférieure de trois folioles soudées de la même manière. — Le calice de V Origanum Majorana ,fig. 262 , a la

DES FH'.t DES.

forme d’une bractée; mais celui de l’O. vulgarc ,fig . 264 , est à deux lèvres comme dans une foule d’autres Labiées ; chez l’O. Dictamnus , fig. 263 , toutes les folioles se sont soudées d’un côté ; cependant la soudure a eu lieu entre deux des folioles , seulement jusqu’à moitié , et le calice forme une sorte de cornet ; que de ce même côté elle n’eût pas eu lieu du tout , nous aurions eu le calice en forme de bractée de l’O. Majorana. — Le calice de l’ U /ex nantis .fig. 265 , plante du groupe des Papilionacées, offre deux folioles distinctes et semblables , tandis que les autres Papilionacées ont un calice tubuleux bilabié dont la lèvre supérieure est à deux divisions et l’inférieure à trois ; mais nous remarquons deux dents à l’une des folioles de YUlex nantis et trois à l’autre; donc la première correspond à la lèvre supérieure des Papilionacées ordinaires, et l’autre à la lèvre inférieure : ce sont des lèvres qui ne se sont pas soudées entre elles , et les deux folioles de la supérieure doivent êtrebienplus grandes queles trois de l’inférieure, puisque, soudées, elles présentent un ensemble égal à celui que forment les dernières également soudées.

LXX. Le calice des Composées réduit à n’étre qu’une aigrette formée de paillettes membraneuses chez le Caiananche carulea , fig. 266 ( pappus palcacctts ) ; de nervures rameuses dans le Cardutts Monspcssulanus , fig. 267 ( papptis plitmosus, aigrette plumeuse ) ; de nervures simples dans V Eupatorium cannabinum , fig. 268 ( pappus pilosus , aigrette poilue) ; d’un petit nombre de soies roides dans le Bidcns bipinnata , fig. 269 ( pappus aristaïus) -, — l’aigrette plumeuse du Centranthus ruber, fig. 271, est roulée sur elle-même, fig. 270 , tant que la corolle n’est pas tombée.

LXXI. Un pétale est une feuille altérée ; nous avons des pétales sessiles et des feuilles scssiles , ex. le pétale du Rosa Bengalensis , fig. 272 , et la feuille du Plullyrca latifolia , fig. 273 ; — nous avons des pétales onguiculés , c’est-à-dire pétiolés et des feuilles pétiolées , ex. le pétale île 1 ’Arabis Al-

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pina , fig. 274 , et la feuille du P frôla chlorantha , fig. 275.

LXXH. Fig. 276, pétale légulier du Camellia Japonica; Jig. 277 , pétale irrégulier de l’ Orobus vernus (l’une des deux ailes) ; — fig. 278 , corolle régulière du Cheiranthiu Cheiri, composée de pétales réguliers et égaux entre eux ; Jig. 279 , corolle irrégulière du Pélargonium cordifolium , formée de pétales réguliers et dissemblables ; Jig. 281 , corolle régulière du Fugosia suljurea , composée de pétales irréguliers , Jig. 280 , mais semblables.

LXX1II. Fig. 282, corolle du Convoloulus Cantabrica à l’état normal ; Jig. 283 , monstruosité de la même corolle dans laquelle les pétales ne s'étaient soudés que tout à fait à leur base.

LXXIV. Les pétales soudés à leur base seulement forment une corolle partite dans l’ Anagallit frulicosa, Jig. 284 ; — soudés environ jusqu’à moitié, ils en font une fendue chez le Campanula limosclloides , fig. 285; — soudés presque jusqu’au sommet, ils en forment une dentée dans le Gaylussacia centuncul folia , Jig. 286.

LXXV. La corolle mouopétale n’est qu’une corolle polypétale dont les pièces se sont soudées ; que les pétales de la corolle rosacée du Polcntilla verna , fig. 287 , contractent à leur base une légère adhérence , nous aurons une corolle en roue analogue à celle de l’ Anagallis fruticosa , fig. 288 ; — les pétales de la corolle caryopbyllée du Silène Italica ,fig. 289 , soudés par leurs onglets, produiraient une corolle hypocratériforme, comine dans le Primula clatior,Jig. 290; — en soudant les pétales libres de YOxalis Idpartita , Jig. 29ï , nous formerons une corolle campanuléc à peu près semblable à celle du Campanula Trachelium , fig. 292.

LXXVI. Fig. 293 , corolle bilabiée du Rosmarintis ojficinalis , où deux pétales d’un côté et trois de l’autre sont plus soudés que les deux groupes ne le sont entre eux ; — fig. 296.

Ut» FICURKS.

corolle personnée du Linaria triphylla , qui diffère de la bilabiée uniquement parce que l’entrée du tube est fermée par uu palais, saillie de la lèvre inférieure ; — fig. 294 , corolle du Teucrium brev folium , fig. 295 , corolle du Lobelia fui gens , chez lesquelles les deux pétales supérieurs sont plus soudés avec les trois inférieurs qu’ils ne le sont entre eux.

LXXVII. Fig. 248 , capitule flosculeux de 1 ' Agcrulum conjzoides ; fig. 299, un fleuron détaché de ce capitule; — fi g. 300, capitule radié du Rellispercnnis ; fig 299, un demi-fleuron détaché de ce meme capitule

LXXVIIl. Fig. 301 , étamine isolée du Pilocarpus pauciflorus ( pétale entièrement métamorphosé ), vue de face ; — fig. 302 , la même vue du côté du dos ; — fig. 303 , les dix étamines monadclphes de l’ Oxalis conjertissima ; — fig. 304 , les dix étamines diadelphes de YAmicia glandnlosa ; —fig. 305 , étamines polyadelphes du Melaleuca hypericijolia ( peut-être chaque groupe terminal est-il , dans cette plante , le résultat d’un dédoublement ).

LXXIX. Fig. 306 , étamine de YAllium salioum dont le Blet est à trois pointes , une des deux latérales roulée eu vrille; — fig. 307, filet éperonné de l’étamine du Rosmarinus officinalis ; — fig. 308 , filet fourchu de l’étamine du Prunella grandiflora ; — fig. 309 , une écaille placée devant l’étamine dans le Simaba ferruginca ; — fig. 310 , une écaille placée derrière l'étamine ou à son dos dans le Borago officinalis.

LXXX. Fig. 311 , filet du Davilla Jlcxuosa , continu avec l’anthère ; — fig. 312, filet du Caryocar Brasilicnse attaché au dos de l’anthère; — fig. 313, filet du TuUpa Gesncriona attaché au fond d’un trou ménagé dans la base du connectif.

LXXXI. Fig. 31 4, le connectif de l’étamine du Ticoreajebri/uga , prolongé à sa base ; fig. 315 , prolongement de même nature dans le Melastoma hetcrophylla ( dans cette plante et la précédente la partie supérieure de la lame du pétale s’est seule

872 KxrucATio.n raisonnas

métamorphosée en anthère); — fig. 316, connectif du Xylopi a grandifiora , prolongé au sommet et tronque; — fig. 317, étainiue du Noisctiia Roquefcuillana dont le connectif est prolongé au sommet en une large membrane et le filet en un long éperon ( dans cette espèce la partie inférieure de la lame du pétale s’est seule métamorphosée en anthère ).

LXXXII. Exemples d’anthères uniloculaires dans le Polygala corisoides , fig . 318 , et dans le Gomphrenn macrocephala, fig. 319.

LXXX1II. Fig. 320 , anthère extrorse du Cazalea ascendtns.

LXXX1V. Fig. 321 , anthère du Gomphia glaucesceni , s’ouvrant au sommet par deux pores ; — fig. 322 , anthère du Berberis glaucescens dont la valve antérieure, lors de la déhiscence, se détache avec élasticité de la base au sommet; — fig. 323 , anthère à quatre loges du Persea gratissima , où chacune des loges s'ouvre comme celles du Berberis glaucesccns.

LXXX V. Fig. 324 , étamines de YErodium geoides, alternes avec des coips aplatis , qui , parfaitement semblables aux filets des étamines voisines , ne sont évidemment eux-mèmes que des filets dont les anthères ont avorté; — fig. 325, androphore du Buttneria celtoides dont les cinq filets stériles soudés avec les cinq fertiles ont pris un aspect pétaloide.

LXXX VI. Exemples de diverses formes de grains de pollen : Fig. 326 , grain sans plis et sans pores du Jatropha pandurttfolia ; — fig. 327 , grain chargé de plis longitudinaux du Sherardia aryens i s ; — fig. 328 , grain du Sahola scoparia , parsemé de pores.

LXXXV1I. Fig. 329 , pollen de YOrchis miUtaris réuni en masses ccracées ; — fig. 330 , pollen de Y Asclépios phylolaccoidcs réuni en masses cérarces.

DES FIGl'MES.

LXXXVIII. Souvent, dans les Roses doubles, on voit des pétales qui, s’étant contractés à leur base, fig. 331 , offrent un onglet surmonté d’une lame; celle-ci se contracte également d’un côté , et , dans la substance de sa moitié chiffonnée, se forme une matière jaune qui n’est autre chose que du pollen ; de cet exemple il résulte clairement que le filet de l’étamine est l’onglet du pétale , que l’anthère est sa lame , que le pollen résulte d’une métamorphose de la substance comprise entre les deux surfaces de cette dernière , enfin que le connectif est la côte moyenne non métamorphosée ; — même à l’état habituel, l’organe fécondant du Canna Indien , fig. 332 , se montre pétale d’un côté et anthère à une loge du côté opposé ; — les étamines du Bocagta viridis , fig. 333 , ne diffèrent nullement des pétales sessiles par leur forme ; mais , au-dessus de leur milieu, la substance intérieure s’est , sur deux lignes fort courtes , changée en pollen ; — dans le Viscum album, fig. 334, la substance de tout le pétale se métamorphose par intervalles en poussière fécondante, de manière à faire paraître alvéolée la surface supérieure du pétale; — chez le Castreafalcata , fig. 335, une très-petite portion de la substance du pétale s’est changée en pollen, et celui-ci se trouve niché dans un petit trou qui existe au sommet de chacune des trois parties de la corolle.

LXXXIX. Toutes les formes propres aux feuilles et aux pétales , même les plus singulières , se retrouvent dans les étamines : la forme de ces dernières chez le Métissa grandiflora, fig. 336, et le Thymus Patavinus , fig. 337, rappelle celle des feuilles de 1 ’Hedysarum V espertilionis , fig. 338 ; — les étamines du Stcmodia trifoliala , fig. 339 , et du Sabia pralcnsis , fig. 340 , sont , en quelque sorte , la miniature des feuilles de Y Aristolochia bilobala ,fig. 341.

XC. Le disque se montre sous la forme de pétales dans Y Helicteres Sacarolha , fig. 342 et 343 , a véritable corolle, b gynophore (réceptacle prolongé), c pièces pétalo'ides du disque; — il est réduit à l’étal de glandes chez le Chciranihus Chciri, fig. 344 ; — les glandes se soudent pour former une cupule dans

EXPLICATION RAISONNÉE

le Ticorea jasminijiora , Jig. 315 , mais leur partie supérieure est encore libre ; — la soudure est complète et la cupule entière chez l’ Almeidea rubra , Jig. 346 ; — la cupule du Preonia Moutan,Jig. 347, s’élève bien plus haut que celle de Y Almeidea rubra et enveloppe les ovaires ; — au lieu de prendre une direction droite, le disque du Cobœaicanderu,Jig. 348, s’étale horizontalement ; — celui du Melampjrrum cristatum, Jig. 349, est réduit à une pièce unique par le défaut de développement des quatre autres pièces.

XCI. Le réceptacle , prolongement de l’axe ou pédoncule, ne montre dans le Clcome peniaphylla , Jig. 350 , aucun intervalle appréciable entre le calice et les pétales , il offre ensuite un long entre-nœud (gynopbore) entre ceux-ci et les étamines , et un autre entre ces derniers et l’ovaire; — dans le Lychnis V 1 1caria, Jig. 351 , il n’y a plus qu’un entre-nœud sensible , et il sépare le calice des verticilles supérieurs ; — l’entre-nœud , encore unique, se trouve chez le Simaba Jerruginea ,Jig. 35*2, entre les étamines et l’ovaire ; — dans V Astragalus bidentatus, Jig. 353 , c’est entre les étamines et l’ovaire qu’on observe l’entre-nœud; — chez le Cazalca ascendens , Jig. 354, il n’existe aucun entre-nœud appréciable ou gynophore , mais le réceptacle s’est allongé pour pouvoir porter les ovaires très-nombreux ; — dans le Bocagea viridi.t , Jig. 355 , tout l’axe floral s’est déprimé et forme , comme dans la plupart des fleurs , un réceptacle plan.

XCII. Fig. 356 , fleur du Crassula rubens , composée de cinq verticilles pentamères , qui alternent les uns avec les autres , et sont composés chacun de cinq pièces, savoir : le calice , la corolle , les étamines , le disque formé de glandes , et les carpelles, qui sont parfaitement libres et distincts; un de ces derniers a été coupé horizontalement pour montrer que les ovules sont attachés dans celui des angles de l’ovaire qui regarde l’axe de la fleur ; — dans le Nigella arvensis,Jig. 357 , les carpelles sont soudés inférieurement , mais le sommet des ovaires et les styles restent libres ( ovaire pentacéphale , styles

DES l'IGUnES.

libres ) ; — les carpelles de X Agrosiemma Githago , fi g. 358 , sont soudés jusqu’au sommet des ovaires, et les seuls styles ne le sont pas (ovaire unique, styles libres); — dans le Fritillaria Meleagris , fig. 362 , la soudure s’est étendue jusqu’à la moitié des styles ou un peu plus ; — chez le Scilla amoena , fig. 363 , elle est parvenue jusqu’au sommet des styles. — Ce n’est pas seulement dans le sens de la longueur que , parcourant une série d’espèces , on voit la soudure s’étendre par degrés : s’opérant de la même façon dans le sens de la largeur, elle ne forme que des lobes dans le Sida auranliaca , fig. 359 , et le Frilillaria Mel agris , fig. 362 ( ovaire quinquélobé , trilobé ) ; tandis qu’elle rend l’ovaire parfaitement entier chez l’ Agrostemma Githago , fig. 358 , et X Arbutus dcnsiflora, fig. 360

XCIII. Lorsque , dans un verticille de carpelles, tous ne se développent pas , ceux qui restent s’arrangent régulièrement entre euxaux dépens de la place qu’auraient occupée les autres; ainsi les deux carpelles du V erbascum rtigrutn , fig. 364, sont opposés ; dans un verticille carpellaire réduit à l’unité , le carpelle unique . celui , par exemple , du Delphinium Consolida , fig. 365 , devient central.

XC1V. Lors de sa maturité, le carpelle du Sterculia platanifolia , fig. 366 , montre, en 6’ouvrant , qu’il n’est autre chose qu’une feuille lancéolée ; — dans la fleur double du Merisier des jardins ( Prunus avium flore pleno) ,fig. 367, on trouve deux ou trois petites feuilles , qui , dentées sur les bords , comme celles de la tige , sont pliées par le milieu , sans être soudées , et dont la nervure moyenne , longuement prolongée , se termine par une glande ; ces feuilles en miniature, qui, chez des fleurs très-vigoureuses, remplacent le carpelle fermé des fleurs de la plante à l’état sauvage, nous montrent évidemment que ce carpelle est une feuille métamorphosée dont les bords se sont soudés et dont la nervure moyenne se prolonge , le plus généralement du moins (Y. CXVI) , pour former le style.

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