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XCV. Chez un grand nombre de plantes , telles que

EXPLICATION RAISONNÉE

pericum linoides , fig. 368 , les carpelles soudés entre eux ne se ferment pas entièrement, et il n’existe que des cloisons incomplètes ; — dans d’autres espèces , le Passifiora gratissima, fig. 369 , par exemple , les carpelles , entièrement étalés , ne sont plus soudés que bord à bord ; il n’existe qu’une loge et toute apparence de cloison disparaît.

XCV1. Le fruit mûr de Y Asclépios nigra , fig. 370 , montre que le carpelle se compose non-seuleineut de la feuille carpellaire , mais encore d’un prolongement de l’axe ou cordon pistillaire qui seul donue naissance aux ovules ; — le fruit à plusieurs carpelles de V Argcmonc Mcxicana , fig. 371 , nous fournit une preuve évidente de la même vérité , puisque , après la séparation des feuilles carpellaires , les semences restent fixées aux cordelettes ; ce fruit fait voir aussi que les cordons pistillaires, qui suivent une direction parfaitement droite quand les placentas sont centraux ou axiles , peuvent se courber et se diriger vers la circonférence pour produire des placentas pariétaux ; — ce changement de direction est évident chez le Chelidonium majus , fig. 372 , où l’axe se divise en deux branches séminifères sur lesquelles on voit la limite de toute la feuille carpellaire, et qui se réunissent au sommet formant ainsi le style ; — même organisation dans le fruit des Crucifères . tel que celui du Cardaminc chenopodifolia , fig. 373 ; le diaphragme ou fausse cloison est analogue, dans ce fruit , au tissu qui unit les deux bords du carpelle fermé ; — les fig. 371, 372, 373 montrent que, si les styles sont en général formés par le prolongement de la nervure moyenne de la feuille carpellaire , ils peuvent l’ètrc aussi par le seul prolongement des cordons pistillaires.

XCVII. Fig. 374, ovaire comprimé latéralement du Cornu/» moschalum ; — fig. 375 , ovaire comprimé par le dos du Ferula Toluccnsis.

XCVIII. Dans YElisca Urasilicnsis , ASH., dont la fig. 376 nous offre la coupe horizontale , les bords de la feuille carpel-

DES FIGURES

laire unique, rentrant fortement en dedans, s'avancent presque jusqu’à la nervure moyenne pour se recourber de nouveau vers le côté opposé ; — si l’on suppose que ce carpelle soit répété trois fois , on aura à peu près l’ovaire du Cucurbita Pepo, dont la jig. 377 montre la coupe : de tout ceci il faut conclure que les Cucurbitacées n’ont ni des placentas pariétaux ni des placentas suspendus au sommet d’une loge unique (i) , mais bien réellement trois loges et des placentas axiles prolongés vers la circonférence du fruit.

XC1X. Fig. 378 , un carpelle détaché artificiellement de l’ovaire tricarpellé du Lavradia elegantissima , qui , uniloculaire à sa partie supérieure, est, inférieurement, triloculairc ; cette singularité est duc à ce que chaque feuille carpellaire a trois lobes , et que les latéraux inférieurs se soudent par leurs bords , tandis que l’intermédiaire supérieur, inoius large qu’eux , reste entièrement déployé ; trois feuilles trilobées d ' Anemone Hcpatica ,fig- 379, dont les lobes latéraux se seraient soudés et dont on composerait un seul ensemble, nous offriraient l’analogue de l’ovaire du Lavradia elegantissima.

C. Fig. 380 , coupe horizontale du fruit hicarpellé du Dat ara Stramonium , a a, cloison vraie formée par les bords rentrants des deux feuilles carpellaires , bords qui , après avoir été soudés , se séparent pour se recourber à leur extrémité chargée des placentas ; b b processus de la côte moyenne des feuilles carpellaires , s’avançant jusqu’à la cloison vraie pour

(I) Si j’ai été conduit à soutenir cette opinion dans mon Mémoire sur les Cucurbitacées et les Passiflorées ( Mémoire du Muséum; vol. v), c’est que j’avais commencé l’examen des plantes de la famille par les petites espèces où les véritables cloisons disparaissent , en tout ou en partie, au milieu d’une pulpe aqueuse , et où l’on aperçoit seulement cette portion des feuilles carpellaires qui s'avance de l’axe vers la circonférence, formant ainsi de fausses cloisons incomplètes- De ceci il résulte que les botanistes doivent rejeter la partie théorique de mon Mémoire , mais ils peuvent admettre les faits qui sont décrits avec soin et exactitude.

EXPLICATION RAISONNEE

se souder non-seulement avec elle , mais encore avec les portions rentrantes et sétninifères des feuilles carpellaires , qui alors semblent émaner d’eux.

CI. Fig. 381, coupe longitudinale du Gomphia nana, montrant les portions d’ovaire , les ovules et le style attachés sur un réceptacle déprimé ou gynobase.

Cil. Placenta central du Samolus V alcrandi ,fig. 382 ; du Lychnis dioica , fig. 383 ; du Portulacca pilosa , 384; du Cu~ phea viscosissima ,fig. 385: tous ont , avant l’émission du pollen , une communication avec l’intérieur du style , mais ensuite ils deviennent libres par la rupture du fdel ou des filets qui les terminent et qui pénétraient dans le style.

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