K8 M.AVTES CO.NMDÎ.RÉES
.i.m, rotd je Uu se rapprochent du pôle, et les plantes alpines finissent par devenir des plantes de plaines. Le Retula nana, qui, en Suisse , croit au sommet du Brocken, sc retrouve en Laponie, presque au niveau de la mer. Le Framboisier (Rubus Idœus) croit naturellement dans le voisinage de Hambourg; il ne naît point spontanément aux environs d’Orléans, et, pour qu’il y donne des fruits, il est nécessaire de le planter dans des lieux ombragés; k Montpellier, il est entièrement rebelle à la culture, et pour le retrouver, en allant vers le midi , il est nécessaire de s’élever à peu près au tiers ou à la moitié duCanigou. MM. Iluinboldtet Bonpland ont découvert VEscallonia flnribunda , à 1 ,400 toises, par le 1' degré de lat. S. ; je l’ai retrouvé par le 21* dans un pays élevé, mais pourtant infiniment plus bas que les Andes ; il est commun , à peu près, entre les 21° 50' et les 25° 50', dans les Campos Geracs, pays encore assez haut; enfin, lorsqu’on le revoit au Rio de la Plata, vers le 35* degré , c’est au niveau de l’Océan. En général, on peut établir que les hauteurs auxquelles on trouve une même espèce sont en raison inverse de la distance de l’équateur.
Ri™ ,t- mncM Les divisions fondées sur la différence des milieux ne sont fondée» sur Tl pas mieux tranchées que celles qui sont basées sur les diffé-
didin nre» de mi- .
ronces de hauteur.
Quelques plantes aquatiques vivent entièrement dans l’eau ; d’autres, comme nous l’avons vu, ont une tige submergée et des racines attachées au sol; d’autres enfin élèvent au-dessus du liquide des fleurs élégantes, telles que les Nymphva, les Menyanthes , les Utricularia. Sous le rapport de la station et de la manière de végéter, ces dernières sc nuancent déjà avec les espèces qui , comme le Sisymbrium amphibium L. ( Nasturtium amphi/rium Br.) ou le Polygonum amphibium , vivent également bien dansl’eau et dans les terrains humides, et que, pour cette raison, on nomme
DANS LEUR ENSEMBLE
plantes amphibies ( planta amphibiœ)-, enfin, toujours pour ce qui regarde la station, les plantes de marais, de tourbières, de prairies humides, celles des bords des rivières et des rivages de la mer (pl. paludosœ , torfuceœ , ripariœ, maritimœ ou littorales), forment un lien entre les amphibies et les terrestres proprement dites.
Plus il y a de différences entre les milieux où croissent i-« j
ii. i . j •»! • # 4 i lirai nr les forme*
les plantes, plus est grande aussi celle qui existe dans régule, leurs formes et leurs caractères. A trois ou quatre exceptions près, il ne croit dans les eaux de la mer que des agames appartenant toutes à la famille des Algues, si différentes des autres végétaux pour l’aspect et pour les caractères. Les eaux douces nourrissent aussi des Algues j cependant on y voit fleurir un grand nombre de phanérogames, et si plusieurs d’entre ces dernières se rattachent à des genres en partie composés de végétaux terrestres, d’autres forment des familles qui, telles que les Potamophiles, les Alismacèes, les Nymphéacées, n’ont point de représentants sur les parties de la terre qui ne sont pas recouvertes d’eau.
La statiou a aussi une telle influence sur la végétation, in,i„cntc je i, qu’à la seule physionomie un botaniste un peu exercé saura distinguer si une plante a végété sur les bords de la mer, si elle est née à l’ombre des grands bois, sur des collines arides ou dans les légions alpines. De longs entrenœuds, des feuilles souvent un peu molles, une certaine flaccidité lui feront aisément reconnaître les plantes des forêts; des feuilles sèches, des tiges roides, assez souvent épineuses, l’aideront à distinguer celles des collines; à leur taille naine jointe à la grandeur de leurs fleurs, il recon naîtra les plantes alpines, et, quand il verra des végétaux un peu glauques, généralement succulents et à feuilles charnues, il dira qu’ils ont pris naissance sur les bords de la mer. Celui qui aura herborisé dans les forêts gigantesques