‹ Leçons de botaniqueChapitre 22 sur 148 · I.fcS Vl.tMtS COIXSIDÉRÈES · texte numérisé non relu

I.fcS Vl.tMtS COIXSIDÉRÈES

de l’Amérique méridionale eldans les Campot ou lieux découverts, se trompera rarement quand il aura à prononcer sur la station des plantes qui croissent dans l’une ou l’autre de ces régions si différentes.

riwn' <> tiri'ha- La distance plus ou moins grande de l’équateur n’a pas moins d’influence sur la végétation. Lorsqu’à la chaleur se joint l’humidité , c’est sous les tropiques que les plantes atteignent le plus haut degré de développement, et qu’elles présentent le plus de richesse et de variété dans les formes ; mais, à mesure que. l’on s’éloigne de la ligne équinoxiale, on voit les végétaux diminuer de grandeur et surtout leurs espèces devenir moins nombreuses. On doit sentir cependant que , dans la coïncidence des formes avec les stations et les habitations, il est impossible qu’il y ait rien de tranché, car les végétaux sont soumis à la fois à des influences qui entre elles n’offrent jamais exactement les mêmes proportions, mais qui varieul et se combinent de mille manières.

Toutes les plantes ne croissent pas dans les divers milieux

Vraie* ri fonupa que je vous ai indiqués. U en est quelques-unes qui prennent naissance sur les corps organisés , et que , pour cette raison , on nomme parasites. Les unes , parasites véritables ( parasiticœ verœ) , vivent aux dépens des végétaux sur lesquels elles se sont développées, telles , par exemple , que le Gui et la Cuscute ( Viscum album, Cuscuta). D’autres, au contraire, appelées fausses parasites (parasiticœ spuriœ) , simplement fixées sur d’autres plantes , n’en tirent point leur nourriture, et vivent de l’humidité superficielle, par exemple les Mousses, les Lichens, certaines Orchidées. Au nombre des fausses parasites, on compte encore les plantes qui croissent sur les corps organiques privés de la vie. Parmi les vraies cl les fausses parasites on peut distinguer celles qui naissent à la surface des autres plantes, et celles qui croissent dans leur intérieur. On peut aussi classer les parasites

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d'après l’orgaue sur lequel elles vivrai plus spécialement ; les racines, IVeorce ou les feuilles.

§ III. — Saisons.

Si les piaules ne peuvent toutes végéter dans le uiéiue milieu, toutes ne Qeurissenl pas non plus à la même époque de l'année. On dit qu'elles sont printanières, d’été, d'automne ou d’hiver ( planlœ venue, testicules , automnales , hyemales), selon que leurs fleurs se développent dans l’une ou l’autre des quatre saisons. Mais ici encore il n’y a rien d’absolu ; l’hiver finit d’autant plus promptement que l’on se rapproche davantage des tropiques, et, comme l’on sait , c’est toujours la chaleur qui active la végétation. I.a même plante fleurit en hiver à Montpellier , qui, sur les bords du Rhin , ne donne des fleurs qu’au milieu du printemps , et si nous allons jusqu’à Naples, la différence sera bien plus sensible encore. Le !" avril 181 6 , je laissai à Brest les Pêchers sans feuilles et sans fleurs ; le 8 avril, ceux de Lisbonne avaient entièrement fleuri , et il en était de même du Ccrcis Siliquas trum, de plusieurs espèces de Lalhyrus , de Vicia , tVOphris, de Juncus, etc.; le 25, à Madère, je trouvai les Pèches déjà nouées et le Froment en épis ; le 29, à Tènériffe, on faisait la moisson, et les Pêches avaient presque atteint une maturité parfaite (1).

§ IV. — Usayct.

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Puisque nous n’appliquons (tas indifféremment aux mêmes usages les végétaux dont nous tirons parti , il est clair que

fl) Histoire de» piaules les plus remarquables du Brésil , etc.

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