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LES PLANTES CONSIDÉRÉES

dous pouvons les distinguer suivant les rapports qu’ils ont avec ceux de nos besoins auxquels ils doivent satisfaire. Ainsi nous appellerons alimentaires les plantes qui servent à notre nourriture, fourragères celles que nous donnons à nos animaux domestiques , médicinales les espèces qui nous fournissent des remèdes, économiques celles que nous cm ployons dans nos arts (pi alimenlariœ , pabulariœ, médicinales, œconcmicœ) j divisions qui pourraient elles-mêmes être subdivisées, parce que nos besoins sont très-multipliés et nos arts bien plus variés encore.

§ V. — Qualités communes d toute la plante.

Les plantes ne diffèrent pas seulement entre elles par leur durée, les lieux et les terrains où elles croissent et les ressources qu’elles nous fournissent ; considérées dans leur ensemble, elles peuvent encore être distinguées sous plusieurs autres rapports, et les botanistes qui cherchent à faire connaître les espèces ne sauraient mieux y réussir qu’en rassemblant , au commencement de leurs descriptions, les caractères qui conviennent à chaque plante tout entière. Il est bon, jiar conséquent, de dire si l’espèce qu’on décrit est gélatineuse, telle que la Trémcllc, subéreuse comme plusieurs Bolets ( Tremella L. Boletus L. ), membraneuse telle que les Algues, coriace, cornée , filamenteuse, molle, dure ou lactescente (pl. gelatinosœ, suberosee , membranacew , coriace®., fdamcntosn , molles, duree, lactescentes) , expressions qui, empruntées au langage vulgaire, ne demandent aucune explication.

Sans être le résultat de qualités communes à tout le végétal , le port cependant ( habitus , faciès) embrasse son ensemble. Il résulte des formes et de la direction propre des parties de la plante les plus apparentes combinées avec leur disposition relative. Le même port ou, si l’on veut , la même phv

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sionomie sc reocontre à peu près clans toutes les espèces de quelques familles, de celles surtout qui appartiennent aux monocotylédones , telles que les Graminées, les Palmiers, les Liliacécs ; mais une multitude d’autres ordres, non moins naturels , n’ont point une physionomie qui leur soit propre ; le port est plus souvent uniforme dans le même genre; il l’est presque toujours dans la même espèce. S’il varie singulièrement dans une foule de familles, d’un autre côte, une physionomie absolument semblable caractérise souvent des végétaux qui n’ont aucun rapport dans leur organisation ; ainsi le Tillandsia usnoïdes , plante monocotylédone , a l’aspect d’un Lichen , et le Tristicha hypnuîdes , espèce vraisemblablement dicoty lédone, celui d’une Mousse. Certains ports sont très-prononcés et frappent au premier coup d’œil , tels que celui des Cecropia , des divers groupes de Cactus , de l’draucarta lirasiliensis , etc. ; d’autres, au contraire, ont quelque chose de vague qu’il est fort difficile de bien rendre |iar des mots. Le botaniste doit cependant faire tous ses efforts pour peindre, dans ses descriptions, la physionomie des plantes , car souvent elle les fait mieux reconnaître que l’étude pourtant si importante de leurs organes les [dus essentiels. Si, par exemple, on a su donner une idée exacte de l’aspect du Saule pleureur ou du Banauicr (Salix Babylonica ; Musa sapitnlum , Paradisiaca) à celui qui n’a jamais vu ces plantes, il les reconnaîtra bien plus facilement, quand elles s’offriront à ses regards, que si on lui avait fait lire l’analyse la plus détaillée de leurs étamines et de leurs pistils.

§ VI. — Sexes.

I.a réunion des sexes dans la même fleur ou leur séparation s’indique aussi [Kir des mots qu’on applique au végétal tout entier ; ainsi l’on dit d’une espèce qu’elle est herma-

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Pimlp* lu i nia- phrodite (pl. hermaphrtHÜla) , quand les fleure de tous les

j.liroliiri, moaoi> . . , . .

iii>n<|ur> n individus réunissent les deux sexes; monoïque ( />/. tnonoïca),

p.ihj«su(». 9 ' '

lorsque sur le même pied se trouvent des fleurs où l’on ne voit que des étamines, et d’autres où l’on ne voit que des pistils ; d inique ( pl. dioïca) . quand les fleurs mâles et femelles sont réjiarlies entre des pieds différents; enfin le nom de polygame (pl. polygama ) s’applique aux espèces qui présentent , soit sur le même pied , soit sur des pieds différents, des fleurs mâles, femelles et hermaphrodites.

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