CHAPITRE IV
SYSTEME ÀXILE.
Après vous avoir dit ce que sont les parties accessoires du végétal, je passerai en revue ses parties essentielles, c’est-à-dire son axe et les appendices qui en émanent. Je commencerai par l’axe, qui, chez les plantes d’un ordre inférieur, existe souvent seul ; sans lequel , au contraire, il est impossible de supposer qu’il existe des organes appendiculaires, et que l’on peut considérer comme un centre de vie.
L’axe végétal ne croit point dans une direction unique ; il s'allonge en deux sens opposés, et offre par conséquent deux systèmes , l’un supérieur ou la tige , l’autre inférieur ou la racine (f. 19). Le point intermédiaire entre les deux systèmes porte le nom de collet ( collum ), mot par lequel on ne coii.«. prétend pas indiquer une partie distincte, mais qui simplement désigne la surface véritablement géométrique où se réunissent les deux systèmes. Quelquefois le collet se reconnaît , surtout dans la jeunesse de la plante, à une différence de grosseur entre la tige et la racine, mais plus souvent il est
SYSTfcMB AXILE.
impossible de déterminer avec une parfaite précision où H se trouve placé. Cependant, quand il existe des organes foliacés au-dessous du sol , nous pouvons dire, avec certitude, que le collet est aussi caché sous la terre , car il est toujours inférieur à ces organes. Il ne faut pas croire que ce point se trouve nécessairement placé immédiatement au-dessous des cotylédons ou premières feuilles ; souvent il existe plus bas que ceux-ci un espace assez considérable qui appartient au système supérieur.