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laires, quelle que soit leur place sur la lige, que ce sont des n lames qui s’échappent des nœuds vitaux , et doivent leur origine à un ou plusieurs faisceaux de libres le plus souvent bientôt ramifiées, et dont les branches laissent entre elles des espaces remplis de tissu cellulaire.
Les feuilles proprement dites sont plus spécialement Feuille» piojucles organes de la végétation des plantes ; les feuilles de la fleur, ceux de la fructification. Les premières sont généralement vertes, plus développées et plus divisées que les autres; enfin elles offrent presque toujours un bourgeon à leur aisselle, et presque jamais on n’en voit naître à l’aisselle des feuilles de la fleur. Telles sout les principales différences qui cxislcutenlrc les unes et les autres; mais ces différences disparaissent plus ou moins dans une foule de cas, et ne sauraient fournir des définitions rigoureuses.
§ I". — Du pétiole et de ses modifications.
Souvent les faisceaux de fibres qui s’échappent du tissu vasculaire de la tige pour former la feuille, se ratnifieut au point même ou ils s’élancent du nœud vital; souvent aussi
partie commune à toutes, leur servant de support, par conséquent des axes et des appendices; il serait toujours indispensable d’indiquer par un nom particulier le support commun , et l’on ne pourrait mieux faire, ce me semble, que de conserver, dans notre langue, celui de- tige, que des siècles ont consacré ; enlin, de quelque manière qu’on expliquât l’origine du support commun des parties libres , il faudrait bien reconnaître que lui et ces memes parties passent par des phases de faiblesse , d’énergie et d’appauvrissement. Il est donc bien clair que la théorie nouvelle, fût-elle admise , ne changerait rico à la botanique pratique cl descriptive, ni meme à renseignement de la morphologie.
rtuiucfi,
ils roslont encore rapprochés dans un certain espace. Dans Prliolf, hinbt le premier cas, on dit que la fcuillcest sessile (folium sessile); ” cl dans le second, on dit qu’elle est péliolée (f. pcliolatum). Le pétiole (petiolus) est le faisceau devenu libre, mais non épanoui, qui doit donner naissance à la partie lamelliforme de la feuille. Celte dernière partie porte le nom de limbe ou de lame ( I imbus , lamina).
Quelquefois toutes les feuilles d’une plante sont sessiles; rarement toutes sont pétiolécs. Le pétiole diminue de longueur à mesure que la plante s’épuise , et les feuilles les plus <>n„ ,„a,q..c„. voisines de la fleur arrivent presque à être sessiles. Si nous l’abwiK» a comparons deux plantes entre elles , nous ne pouvons dire ,
la Pfi vuce du i*c- 1 1 *
de ce que l’une a des feuilles sessiles et l’autre des feuilles pétiolécs, que la première est moins vigoureuse. Mais, si nous comparons deux feuilles de la mémo plante, nous pouvons assurer que la pétioiéc a été produite par une partie de la tige plus vigoureuse que celle qui a donné naissance à la sessile.
Tantôt les pétioles sont fort longs, tantôt ils sont fort courts, cl souvent il est impossible de décider d’une manière iniei mcciîaîrrt rigoureuse si la feuille doit être appelée sessile ou péliolée. «•! la feuille Dans ce dernier cas, comme dans une foule d’autres, on joint en latin le mot sub à l’épithète dont ou se sert, et l’on dit folium subsessile ou folium subpeliolatum. Ce mot sub, que vous trouverez sans cesse employé dans les descriptions par ceux même dos botanistes qui ont prétendu donner des définitions toujours rigoureuses, prouverait seul qu’il n’y a rien de tranché dans la nature.
Forme «lit pr, - Quelquefois le pétiole est cylindrique (tares) , comme dans
la Capuci ne (Tropœolum majus ); souvent il est semi-cylindrique ( semiteres ), comme dans la Clématite ( Clematis Vilalba), et plus ordinairement encore il présente dans son milieu une sorte de rainure ou de gouttière ( canaliculatus ). Très-rare-
FM.il.LES.
ment il se renfle ( pet . in/latus ) comme dans la Macre ou Châtaigne d’eau {Trapa nalans).
Presque toujours sa surface la plus large est parallèle a l’horizon , et par conséquent tournée dans le mémo sens que le limbe de la feuille qu’il maintient dans une position plus ou moins immobile. Cependant il arrive quelquefois qu'il est com pri mé (co mprewus), et qu en même temps sa surfacela plus large, au lieu d’être continue avec la lame, y aboutità angle droit ; alors il la soutient mal , et opposant au vent ses deux côtés élargis, il fléchit tantôt d’un côté, tantôt de l'autre, cl Ton voit la feuille trembloter, comme cela a lieu dans le Mouleau et plusieurs Penpliers (Betuldj Pupuluo).
La direction du pétiole est généralement droite; cependant ceux des Clématites et des Fumctcrres ( Clematù , Fvmaria ) s’entortillent souvent autour des corps environnants, et contribuent à empêcher ces plantes débiles de retomber sur la terre, leur rendant ainsi le môme service que les vrilles proprement dites rendent, comme nous le verrons plus lard , à certaines Légumineuses.
Je vous ai dit que, tantôt les nœuds vitaux n’occupaient qu’une petite partie de la périphérie de la tige, et que tan tôt ils faisaient le tour de cette dernière. Dans le premier cas, le pétiole est nécessairement étroit ; dans le second, il embrasse toute la tige (pet. amplexicauHs), soit par sa base seulement, comme cela arrive chez un assez grand nombre de dicotylédones, telles que la plupart des Renoncules et des Ombellifères, soit depuis son origine jusqu’au limbe, aiusi que cela a lieu chez les Graminées , les Cypéracées, etc.
On trouve toutes les nuances possibles entre te pétioles qui occupent le moins de place sur la tige et ceux qui en font le tour. Quelquefois même , dans une seule pousse , certaines feuilles ont des pétioles parfaitement embrassants et d’autres qui n’embrassent la tige qu’à moitié. Je vous en ai déjà
Fiuillr* liimliluUntii.
Direction du |»«liolc.
Pétioles « inbt saut».