KH 11,1. ES
surface cumprisc entre eux est étroite, la feuille est liuéairc (f. lineare) ; cette feuille prend le nom de subuléc ( f. subu latum), quand elle se termine insensiblement en pointe, et l'on donne en particulier le nom de feuilles en aiguille (f. acerosum) à celles qui, étant subulécs, offrent une consistance dure et persistent l’hiver, comme chez les Pins, les Genévriers, les Mclézes (Pinus, Juniper us, Larix). La feuille ensiforme (f. ensiforme), qui a la figure d'un glaive et ses bords parallèles à la tige, est canaliculéc à sa base, puis ses deux moitiés se rapprochent, et enfin elles se soudent par leur surface supérieure : alors, comme l’a remarqué M. Naudiu, le bord supérieur se trouve formé par les deux bords réunis, le bord inférieur et le milieu du dos, et, par conséquent, les deux faces larges sont chacune l’une des moitiés de la surface inférieure. Une feuille peut avoir la forme d’une faux (f. falcalum), ou celle d’une spatule (f. spathulatum). La feuille oblongue^. oblongum) est celle dontla largeureslà la longueur à peu près comme un à trois. L’elliptique (f. ellipticum)offre à peu près la forme que ce mol indique. La feuille ovéc (ovatum) présente la coupe longitudinale d’un œuf, et a sa plus grande largeur à la base ; l’obovée ( obovalum ) a la même forme et la plus grande largeur au sommet On appelle lancéolée (f. lanceolatum) celle qui , formée, comme les précédentes, par des portions d’arc, va en diminuant insensiblement du milieu vers les deux extrémités. Les feuilles sont aussi quelquefois orbiculaircs^. orbiculure, urhiculalum), rarement en forme de coin oucunéiformes(/. cuneiforme), et plus raremen t triangulaires (f. triangulare), rhum* boïdalesouquadrangulaires (f. rhomieum, quadrangulare). nifférfncf« Tantôt une feuille s’arrondit à son sommet, et on dit lonlci^'fcui'r qu’elle est obtuse (f. obtusum ),- tantôt elle est aiguë (f. acutum) j tantôt ses deux bords changent de direction à leur extrémité pour sc prolonger en uuc languette, et on dit
FKIII.I.KS.
qu’elle est acuminée (f. acuminalum) ; quelquefois, enfin, au lieu d’un prolongement, elle offre une échancrure plus ou moins profonde, et on la désigne en latin par les expressions de f. relusum, f. emarginatum.
Une feuille peut aussi être, à sa base, aiguë, obtuse, acu- ('.elles qoe peut
9 # # offrir la base.
minée ou cunéiforme, c’cst-à dire en forme de coin (/*. basx acutum , obtusum, acuminalum , cunéiforme). Quand cette même base est éehancrée en deux lobes, et qu’en même temps le limbe est ovale, on dit que la feuille est cordiforme ou en cœur (f. cordatum). Si, avec une échancrure semblable, la feuille est arrondie au sommet, on l’appelle réniforme (f. reniforme). Une feuille aiguë, qui se prolonge à sa base en deux lobes également aigus, parallèles au pétiole, ou au moins peu divergents, est sagillée (f. sagittalum) ; elle est hasléc (f. hastatum), quand les deux lobes sont perpendiculaires au pétiole.
Une feuille peltée (fol. peltatum ) est celle dont le pétiole se trouve attaché vers le milieu de la lame (ex. la Capucine,
Tropœolnm majus, f. 61) : que dans une feuille arrondie, comme celle de beaucoup de Malvacécs et de Géraniées, les deux lobes très rapprochés qui descendent le long du pétiole, au dessous de son sommet, se soudent entre eux, nous aurons une feuille peltée.
Les feuilles, comme je vous l’ai dit, sont généralement formées de deux moitiés semblables séparées par la côte moyenne ; cependant il en est qui montrent , entre leurs moitiés, quelque inégalité, principalement à la base^. basi inæquilatcrum). U ne moitié de la foui lie de l’Orme (Ulmus campestris) commence toujours plus près de l’origine du pétiole que la moitié opposée; dans le Micocoulier ( Celtisauslralis ), comme dans plusieurs Grewia, se montre une semblable inégalité, et le genre Bégonia en fournil des exemples extrêmement remarquables. Les folioles des feuilles eom-
FEUILLES
Toute» Innoancm | o*ibln cotre la fi mile •impie r t mticifrt U feuille romj>o»ée .
posées ont fort souvent un côté plus développé que l’autre, et c’est toujours l’extérieur, naturellement le moins génè des deux.
§ V. — Découpures des feuilles.
Tantôt la feuille ne présente aucune espèce de division , et alors on l’appelle simple et entière (simplex et integrum , ex. Viburnum Tinus, f. 64), tantôt elle se partage en ramifications chargées de petites feuilles articulées, et on l’appelle composée (f. composilum , ex. Colutea arboresems , f. 70). Mais, entre ces deux extrêmes, on trouve, en quelque sorte, toutes les nuances possibles. La feuille peut n'avoir que des dents sur les bords. Elle peut se partager en divisions aiguës ou obtuses qui n’atteignent pas la moitié de sa largeur ou de sa longueur. Scs divisions peuvent s’étendre au delà de la moitié; et enfin , allant plus loin encore, elles peuvent ne laisser aucune portion de parenchyme entre elles et la côte moyenne ou la base de la feuille. De là il n’y a qu’un pas pour arriver aux feuilles composées. Supposons, en effet, que les fibres vasculaires qui passent de la côte moyenne dans les divisions parfaitement distinctes d’une feuille découpée se resserrent auparavant en petits pétioles, comme cela a lieu chez la feuille simple pour la formation de sa lame, nous aurons une feuille composée.
Je vousaidit que les lacunesqui se trouvent dans lesfcuilles de certaines Aroïdes étaient un indice d’énergie vitale. Un botaniste bien justement célèbre avait, au contraire, soupçonné qu’elles provenaient d’un défaut de vigueur, et de là il avait conclu que c’était aussi par épuisement que les lanières des feuilles divisées se trouvaient séparées les unes des autres;
t'EVUXES.
mais, en supposant même un instant que les lacunes «les Aroïdes annonçassent un étal d’appauvrissement, il ne faudrait point croire qu’il en est de môme des découpures des feuilles. La division dans les parties des végétaux est généralement un symptôme d’énergie vitale. Parmi les phanérogames, les monocolylédones sont les plantes le moins richement organisées, et jamais elles n’ont de feuilles composées. Les végétaux dicoiylédons qui, dans le milieu de leur lige, lorsqu’ils sont pleins de vigueur, produisent des feuilles trésdécoupées, n’en produisaient que de simples ou de presque simples à leur naissance, lorsqu’ils étaient encore débiles, cl ce sont des feuilles simples ou presque simples que, par épuisement, ils émettront encore dans le voisinage de la fleur. Luc foule de plantes qui, dans un terrain couvcnable, ont des feuilles découpées, n’en donnent plus que d’entières, quand elles lèvent dans un sol peu fertile, sur les murs ou sur le bord des chemins. Enfin, par la culture, ou fait naitre des feuilles ou des folioles laciniées chez des arbres qui, tels que le Hêtre et le Sureau (Fagus sylvatica, Samltucusniger), en ont naturellement d'entières.
De tout ce que je viens de dire, il ne faudrait pas conclure que, de deux plantes, dont l’une a des feuilles entières et l’autre des feuilles composées, la première est toujours la plus vigoureuse. La conclusion serait inexacte, lors même que l’on se bornerait à comparer deux pousses annuelles ; il n’y a personne, en effet, qui ne reconnaisse qu’il y a plus d’énergie vitale dans la pousse du Bananier que dans la Sensitive ( Mimosa pudica) ou le 'l'ribulus terreslris. Mais, si nous rapprochons isolément deux feuilles, l’une simple et l’autre composée, nous devons dire que celle-ci a obéi à une force de développement qui ne s’est point manifestée chez la première, et lorsque nous avons sous les yeux deux feuilles détachées d’un même individu , nous pouvons assurer que
Ladivitinndant le» parlin H»** végétaux, ivmptôme de vigueur.
Compara iwn «Ici feuillet entière» cl divincc* dan* une même plante et dan» «lr* c ijiècrs diHértntei.
VEUILLES
la plas découpée a été produite par une partie de la lige où celle-ci avait plus de vigueur.
iwon. in Les divisions des feuilles, s’opérant entre les nervures, «ut la dii|Huition doivent toujours se modeler sur la disposition de ces dernières. Dans une feuille où les nervures partent en rayonnant du pétiole, comme d’un centre commun, les découpures seront rayonnantes; elles seront disposées comme les barbes d’une plume dans celle où les nervures naissent latéralement de la côte moyenne ; elles s’étendront du sommet à la base de la feuille, quand les nervures seront longitudinales.
Comme les différences que les feuilles présentent dans leurs découpures contribuent singulièrement à faire distinguer les diverses espèces de plantes, je vais revenir sur les différents modes de découpures que je n’ai fait que vous indiquer en passant. Je commencerai par les dentelures (déniés), qui sont les divisions des feuilles les moins profondes.
n mciurr. i„ On dit qu’une feuille est dentée (f. dentalum), lorsqu’elle frytii.s. a des dents aiguës avec des sinus arrondis. On la dit crénelée (f. crenalum), quand, au contraire, avec des dentelures arrondies, elle a des sinus aigus. Enfin elle est dentée en scie (f. serralum), quand les sinus et les dents sont aigus et tournés vers le sommet de la feuille (ex . Phillyrea latifolia, f. 65). Il arrive quelquefois que les dents ou les crénclures sont elles-mêmes dentées ou crénelées , et alors la feuille est deux fois dentée, deux fois crénelée ou deux fois dentée en scie (f. duplicalo-dentatum , duplicato-crenatum , duplicatoserratum). Lorsque les dents sont profondes et trèsinégales et les sinus aigus, la feuille est incisée (f. tndsum). Quand, au lieu de dents, l’on voit des découpures un peu plus profondes, larges et obtuses, avec des sinus également larges et obtus, on dit que la feuille est sinuée (f. sinuatum).
FEUILLES
On appelle lobes (lobi ) des découpures arrondies qui ne s'étendent pas jusqu’au milieu de la feuille, et entre lesquelles sont des sinus aigus. Une feuille est lobée (f. lobatum ) quand elle présente des lobes, ce qui n’arrive que lorsqu’elle est plusou moins arrondie dans l’ensemble de sa circonférence (ex. Erodium malacoidiSj f. 66). La feuille lobée peut avoir deux, trois, quatre, jusqu’à neuf lobes, et on. l’appelle bilobée , trilobée, quadrilobée, quinquélobée , etc. ( folium bilobum , trüobum , quadrilobum , quinquelobum).
Des divisions aiguës qui ne s’étendent pas au delà du milieu de la surface de laquelle elles émanent, cl qui sont séparées par des sinus aigus, s’appellent lanières ( lactniœ ) , et l’on appelle fendues ( f . fismrn ) les feuilles qui offrent cette sorte de découpure. Elles sont bifides, trifides, quadrifides, quinquéfides, mullifidcs, selon qu’elles offrent deux, trois, quatre, cinq ou un plus grand nombre de lanières ( folium In fidum, tri fidum, quadri fidum , quinquefidum , multi fidum). Chez ces feuilles, les divisions s’étendent du sommet à la base, si les nervures courent longitudinalement de la base de la feuille à son sommet; ou bien elles s’étendent du bord vers le milieu , si les nervures sont placées comme les barbes d’une plume. Dans le premier cas, la feuille est palmée ( f . palmatum ) ; dans le second, elle est pinnatifidc ( f. pinnati fidum) (ex. Cichorium Intybus , f. 67). Lorsque la division terminale d’une feuille pinnalifide est fort grande, ou, pour mieux dire, lorsque la feuille reste indivise à son sommet dans un espace assez considérable, on la dit en lyre ou lyréc (/". lyratum), et l’on appelle roncinèes (f. runcinatum ) les feuilles pinnalifides dont les divisions se dirigent de haut en bas. Une feuille pinnalifide peut avoir ses divisions découpées de la même manière qu’elle l’est elle-même , et alors on dit qu’elle est bipinnalifide (f. bipinnati fidum). Le nom de lacinié( laciniatum) est en quelque sorte générique, et s’ap-
l.utn
Lanières.
Scjit» tltS-
1(>*2 rtmuu.
pliquc aux feuilles divisées en lanières irrégulières plus ou moins profondes.
Lorsque les divisions d’une feuille s’étendent au delà du milieu de la partie d’où elles naissent, on les appelle segments {segmenta, divisurœ); on dit que celte feuille est partite {f. partit um , ex. Sysimbrium vimineum, L. — Di plot axis tYnunea, DC., f. 68), et l’on a des feuilles bipartites, triparties , quadripartites, multipartilcs {f. bipartitum, tripartitum , yuadripartitum , multipartilum) , suivant qu’elles se composent de deux, trois, quatre ou plusieurs découpures profondes. Souvent la feuille partite est plus ou moins arrondie, et alors ses découpures divergent plus ou moins ou même sont rayonnantes, comme scs nervures elles-mêmes, alors toujours longitudinales ( feuille palmatipartite, foliuvi palmatipartitum). Quand, au contraire, les nervures sontplacècs transversalement à la manière des barbes d’une plume, la feuille est pinnaliparlitc(/o/tMni pinnatipartitum). On l’appelle pédiaire ou pédatipartile (f. pedatum, pedatipartitum ). lorsque son pétiole se divise en trois nervures divergentes dont les deux latérales se subdivisent du côté intérieur seulement, cl que chacune de ces nervures secondaires ou tertiaires parcourt une division profonde. 11 arrive souvent que les découpures d'une feuille partite sont parûtes elles-mêmes : pour exprimer ce caractère, on se sert d’une périphrase, si la feuille est arrondie; et, si elle est pinnatipartile , elle devient bipinnatipartile , tripinnatipartite ( bitripinnatipar tilutn), scion que ces divisions sont une ou deux fois profondément découpées.
La plupart des auteurs n’emploient que le mol de partite pour désigner toutes les feuilles qui ne sont pas composées, mais dont les découpures s’étendent nu delà du milieu, quelle que soit la profondeur de ces dernières. M. de Landollc. pour plus de précision, a réservé l’expression de partite
FEIUI.KD.
aux feuilles dont les découpures vont au delà du milieu, mais sont jointes les unes aux autres par des portions de parenchyme, et il a donné le nom de feuille coupée (f. sectum) à celles dont les segments vont jusqu’à la base ou jusqu’à la côte moyenne. En adoptant ce mot, il est clair qu’on doit, suivant la nature de chaque espèce de feuilles, le modifier de la même manière que le mot parlitc, et qu’il faut appeler feuille paimatiséquée (/. pahnalisectum) celle dont les divisions s’étendent de haut en bas , jusqu’à la base ; pinnatiséquée (/. pinnalisectum), celle où elles vont jusqu’à la côte moycnnc(cx. Tagetes erecla,(. 69); bipinnaliséquèe, tripinnatiséquée ( f. bipinnaliseclum , tripinnatùeclum ), celles dont les découpures sont elles-mêmes deux ou trois fois coupées, et ainsi de suite.
La feuille composée (ex. Coluteaarborescem,f. 70)présenle un degré de plus d’expansion que la feuille coupée ; car, nonsculementses divisions sonldislinctes, mais encore elles naissent généralement d’un petit pétiole partiel semblable à celui d’une feuille simple; elles sont articulécssur la partie qui les porte, et elles ressemblent exactement à de petites feuilles. Ici cependant encore il n’y a rien de tranché; on trouve tous >■» feuille paililo
l e ... • nuancée avec la
les passages entre la feuille parlile et la feuille composée frtrlle composé*-, et, dans plusieurs cas, si nous disons qu’une plante a des feuilles coupées ou des feuilles composées, c’est que nous savons qu’elle appartient à une famille où, le plus ordinairement, on trouve, soit des feuilles coupées, soit des feuilles composées : ainsi , dans les cas douteux , on appelle coupées les feuilles des Rosacées ou des Ombellifères, parce que les végétaux de ces familles on t, en général, des feuilles coupées, et l’on dit toujours qu’une Légumineusca des feuilles composées, parce que ce sont des feuilles composées que l’on observe communément chez les Légumineuses. Il est cependant facile de sentir qu’il y a ici abus de l’analogie : de ce
FEUILLES
(ju’une plante a plusieurs des caractères d’une autre plante, ce n’est pas une raison pour en conclure qu’elle les a tous ; rien n'est moins philosophique qnc de vouloir toujours renfcrmerla création danslcs limites tranchées de nos cadres méthodiques ; il faut dire ce qui est, et ne pas craindre d'avouer scs doutes lorsqu’on en éprouve; ils ne naissent pas toujours de la faiblesse de notre esprit; souvent ils sont l’expression de l'œuvre même de la nature , qui n’a jamais voulu laisser sur les limites de scs tableaux de traits fortement prononcés.
§ VI. — Détails sur les feuilles composées.
Les découpures des feuilles composées (f. 70, 72) ont été appelées des folioles ou pinnules (foliota , pt'nnulœ). Le pétiole qui les supporte toutes a été nommé pétiole commun ( petiolus commuais ), et l’on a appelé pétiolule ( petiolulus ) celui de chaque foliole; enfin on a donné le nom d’axedcla feuille ( rachis ) à la côte moyenne qui, divisée en pétiolules, i.u’îîk^o.i porte les folioles, et l’on a un axe primaire (rachis primaria ) et des axes secondaires (rachis secundaria ) dans les feuilles où ce n’est pas la côte moyenne continue avec le pétiole qui porte immédiatement les folioles, mais où elles sont portées par des côtes ou nervures latérales émanées de la côte moyenne (f. 71 ).
Les folioles des feuilles composées, tout en se rapprochant, en général , de l’ellipse, varient cependant par la forme chez J;- d'* fo- les différentes espèces : elles varient bien davantage encore par la grandeur, car celles de certaines Mimosécs ont à peine deux ou trois lignes, et , dans VAffonsea juglandi folia , i^on dimen- autre Mimoséc que j’ai découverte en Amérique, les folioles atteignent près d’un pied. Une semblable diversité ne sc rencontre pas dans la nervation des folioles, car elles sont constamment penninerviées.
FEUILLES
Quant à l’axe , il ne porte ancnne expansion foliacée , lorsque le pétiole n’en porte pas non plus; si, au contraire, celui-ci est ailé, l’axe l’est également ( rachis alata') -, mais, A»cüé. dans ce cas , il se distingue du pétiole , parce qu’il y a rétrécissement dans l’expansion aux points où il y a articulation, c’est-à-dire là où naissent les folioles.
Lorsque les nervures qui donnent naissance aux folioles partent toutes de la côte moyenne, ou lorsqu’elles naissent toutes immédiatement du pétiole, on dit que la feuille est simplement composée (f. simpliciter composition, f. 70)-, on i,
dit que les feuilles sont décomposées (f. décomposition , ex.
Gleditschia triacanthos, f. 71), quand les pétiolules et les ner- °W1 °
vures moyennes des folioles émanent de nervures longitudinales ou latérales secondaires; enfin la feuille csttriplemeut composée (f. supradecompositum) , lorsque les folioles sont portées par des nervures tertiaires.
D’après ce que je viensde vous dire, la feuille simplement rw ,i,. composée peut l’étrede deux manières; comme les feuilles ment conpoJ** ,
, . déterminée, par la
partîtes et coupées sont aussi de deux manières coupées ou
* 1 1 nervure.
partîtes, c’est-à-dire suivant que les nervures secondaires sont longitudinales ou transversales ; ou , pour m’exprimer avec une exactitude plus rigoureuse , selon qu’elles naissent toutes du pétiole comme la moyenne, ou qu’elles partit de cette dernière. En effet, ces deux principaux systèmes de nervures déterminent toujours le système des divisions, quelle que soit la profondeur de ces dernières.
Lorsque, dans une feuille simplement composée, les nervures secondaires partcntimmédiatementdu pétiole, la feuille peut être à trois, à cinq , à sept, à ueuf folioles, suivant le nombredes nervures qui leur donnent naissance. On l’appelle feuille lernéeou trifoliolée (folium ternatum, trifoliolalum) , Feuille* trrneri, quand elle a trois folioles, comme dans les Trèfles ( Trifolium ) 'u 14 ' ou les Oxalis, et digitée(/. digitutum), quand elle en a da-
FEUILLES