‹ Leçons de botaniqueChapitre 52 sur 148 · CHAPITRE Xl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xl

CALICK.

Je vous ai fait voir les diverses parties de la fleur dans le bouton ; je vous les montrerai actuellement avec plus de détail dans la fleur complète épanouie, me réservant de revenir plus tard sur les suppressions de verticilles qui ont lieu si souvent.

Le calice n’est point, comme on l’a dit, l’enveloppe de la Dt'linilion du

1 t 11 calice.

fleur, puisqu’il en fait partie ; il en est le premier verticille; il est la première production de Taxe floral, l’enveloppe la plus extérieure des organes sexuels.

Il se distingue des bractées parce qu’il forme plus ordi- Comment il w

1 1 distingue de» brai -

naircment le verticille, et qu’il ne se développe point de ^ -1 ,u '* c°bourgeons à l’aisselle des feuilles qui le composent. Il diffère de la corolle par sa consistance moins délicate et sa couleur généralement verte.

CALICE

S I". — Analogie du calice avec les bractées , la corolle et

les feuilles.

Telles sont, du moins, les distinctions qui conviennent au plus grand nombre de cas ; mais nous devons avouer qu’on ne saurait les appliquer à tous, que les limites et la nature du calice, généralement très-faciles à reconnaître, donnent lieu quelquefois à des incertitudes, et que l’on arrive à un point où nos définitions deviennent évidemment insuffisantes ou artificielles.

Déjà nous avons vu que, dans la disposition quinconcialc , le calice ne forme pas un verlicillc unique. Les famillesqui, par l’étendue de leurs développements, occupent I«î“« k.d££: le rang le plus élevé dans le règne végétal , telles que les Ternslromiées, les Dilléniacées, les Gutlifères, les Marcgraviées, offrent à leur calice des folioles superposées, en nombre plus ou moins considérable ; on en compte huit ou neuf dans le Camellia : celles des Berberis sc confondent avec les bractées; celles enfin des genres Arrudea et Empedoclea, très-nombreuses et imbriquées, simulent par leur réunion un involucre de Composée.

Il y a, sans doute, un grand nombre de bractées à l’aisselle desquelles un bourgeon se développe ; mais il en est beaucoup d’autres qui restent stériles, comme le sont les folioles calicinales. D’un autre côté, si nous jetons les yeux sur l’enveloppe extérieure de VAnemone llepatica (f. 247), nous dirons que c’est un calice, cl l’analogie nous conduira à regarder comme tel les trois folioles inférieures à l’enveloppe pètaloïde des Anemone Coronaria (f. 249), Pulsatilla et nemorosa, et celles enfin des fleurs de VA. narcissi/lora(f. 248)

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