‹ Leçons de botaniqueChapitre 54 sur 148 · C.alire mona · texte numérisé non relu

C.alire mona

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CALICE

Calice régulier ,

irrégulier ,

régulier avec ries incgilri,

irrégulier avec He» parties égaler.

astronomiques dont nous sommes témoins tous les jours , nous employons les locutions les plus fausses, et personne de nous ne croit au sens qu’elles offrent littéralement.

Quand les folioles calicinales présentent la même forme avec les mêmes dimensions, et, lorsque, soudées, elles le sont toutes à la même hauteur, ou bien encore, si, étant inégales, elles se trouvent disposées avec symétrie, on dit que le calice est régulier (rcgularis) , comme dans l’Oranger ( f . 227), la Renoncule (f. 252), le Lin et le Fraisier. Il est, au contraire, irrégulier ( irregularis ), lorsque ces conditions, ou au moins une ou deux d’entre elles ne sont point remplies, ainsi que cela a lieu dans le Trifolium rubens (f. 236), le Pisum sa livum , le Scrophularia cerna, le Thymus Serjyyllum.

Si le calice a un nombre impair de parties et qu’elles ne soient pas égales entre elles, il est toujours irrégulier, il peut être régulier lorsque le nombre de ses parties est pair, et que, pourtant, elles sont inégales; mais il faut alors que les plus grandes soient égales en nombre aux plus petites, que les premières soient semblables entre elles, que les secondes le soient également, et qu’elles alternent les unes avec les autres, ou , pour m’exprimer d’une manière plus succincte, qu’elles soient symétriques. Ainsi le Trifolium rubens (f. 256 ) a un calice irrégulier, parce que ce calice a cinq folioles, dont une plus grande; le Marrubium communc{f.e>ô"i), au contraire, quoique avec des dents inégales, a un calice régulier, parce que ces dents sont au nombre de dix , que les cinq plus petites sont semblables entre elles , et qu’elles alternent avec les cinq plus grandes, qui sont aussi égales entre elles. Ce que je dis ici du Marrubium pourrait aussi s’appliquer au calice à dix parties des Fraisiers et des Polenlillcs ( f . 258 ).

Si un calice peut être régulier avec des parties inégales , il peut aussi être irrégulier avec des parties égales , lorsque,

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comme chez certains Datura et les OEnothera (ex OEnothera grandi flor a , f. 259), il est beaucoup moins soudé entre deux des folioles qu’entre les autres (cal. hinc longitrorsum /issus; calice fendu longitudinalement d’un côté).

Il faut dire cependant que, dans ce cas, l’irrégularité est d’un ordre tout à fait secondaire. C’est l’égalité ou la symétrie qui constitue la véritable régularité, et, si celle dernière est troublée en apparence par une soudure inégale, elle n'en subsiste pas moins dans l’ordre organique.

Au reste , on trouve toutes les nuances possibles entre la régularité la plus parfaite et l’irrégularité la plus prononcée.

Les épithètes latines de subirregularis et subregularis expri- ■>.■..>-

ment, pour ainsi dire, les dernières limites de l’irrégularité : u" 'r’^f.riiT'E

, . . . . plus parfaite et

il n’en reste plus d autre à employer ensuite que régulons. 1 'irrégularité la

Une inégalité de soudure, beaucoup plus commune que celle d’où résulte le calice fendu longitudinalement d’un côté, est l’inégalité qui produit le calice bilabié ou à deux lèvres (cal. bilabiatus , ex. Métissa Nepeta, f. 260). Dans Calice bilabié; un tel calice, toujours composé de cinq folioles, deux d’entre elles, d’un côté, cl trois de l’autre, sont soudées dans une longueur plus considérable que les deux phalanges ou lèvres (labia) ne le sont entre elles. Une foule de plantes à fleurs irrégulières ont un calice à deux lèvres.

Tantôt la lèvre à trois folioles est la supérieure (labium superius ), c’est-à-dire la plus élevée par rapport à l’horizon comme dans les Labiées ; tantôt elle est inférieure (lab. inferius) comme chez les Légumineuses. Quelquefois les folioles de chaque lèvre se soudent entre elles depuis la base jusqu’au sommet , et alors on a des lèvres entières, c’est ce qui arrive dans les Scutellaria (labia integra s. indivisa, ex. Scutellaria galericulata, f. 261) ; ou bien encore l’une d’elles est entière , et l’autre est bi ou tridenléc.

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Si nous jetons les jeux sur le calice de VOriganum Majorana(f. 262), nous pourrons le prendre pour une hraci.a.ù.r.,.™. têe étalée. Mais d’autres Origanum (ex. O. vulgare , f. 26 f) nous offrent un calice à deux lèvres , et VOriganum Dietamnus ( f . 263) une sorte de cornet. Dans celui ci, il est évident que toutes les folioles se sont soudées intimement , et que, d’un cété, la soudure n’a eu lieu entre deux des folioles que jusqu’à la moitié environ. Si elle ne s’était pas effectuée du tout, nous aurions eu un calice bractéiformc (cal. bracteiformis), comme celui de l’Or. Majorana.

Par une singularité fort remarquable, une régularité apparente peut résulter d‘une excessive irrégularité. Si l’on jette les jeux sur la fleur de VUlex nunus {f. 265), on trouvera son calice composé de deux folioles distinctes et parfaitement semblables. Une telle organisation doit surpren-

apparente rèsul- ° 1

dre celui qui sait que, dans tout le groupe desPapilionacées auquel appartient le genre f//rx,lecalicccsl tubuleux et offre deux lèvres, dont la supérieure à deux dents et l’inférieure à trois. Mais, avec quelque attention, on reconnaîtra qu’il y a également deux dents à la foliole supérieure de VCIex nanus trois à l’inférieure ; ainsi le calice, dans cette plante, est réellement à deux lèvres, qui ne sont point soudées entre elles, et il faut qu’il y ait une grande inégalité entre les folioles organiques pour que deux, d’un côté, et trois de l’autre, produisent des parties semblables.

§ III. — Des n en' ares calicinales.

Les folioles du calice conservent, le plus souvent, des nervures faciles à distinguer, et, comme chez les feuilles

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