‹ Leçons de botaniqueChapitre 56 sur 148 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

COROI.LK.

La corolle, dans l’ordre de la végétation, se présenlc, chez la fleur complète, après le calice cl avant les étamines; elle est le second verticille de la fleur et l’enveloppe immédiate des organes sexuels.

Vous savez déjà qu’elle se distingue du calice parce qu'elle est d'un tissu plus délicat et qu'elle est colorée. Elle diffère des étamines par une forme entièrement différente de la leur; elle en diffère en ce qu’elle n’offre qu’une surface égale ou à peu près égale, sans loges ou compartiments intérieurs; qu’elle ne contient de pollen dans aucune de ses |iarlics (1), et ne peut, par conséquent, contribuer, au moins d’une manière immédiate, à la fécondation des germes.

(i) Je signalerai deux exceptions fort remarquables en parlant des étamines.

COROLLE

Nous avons vu, cependant, que quelques calices avaient la «n..,

même ténuité qu’ont ordinairement les corolles, et étaicul Uinscai, »*cc le également colorés. Je puis ajouter que la corolle du Stapelia, loin d’être mince et délicate, offre une consistance épaisse et charnue, que celle du Tulipier ( Liriodendrum Tulipifera ) est coriace, et que d'autres corolles ont une couleur verte comme la plupart des calices, par exemple la Vigne {Vitu), les Cissus, les Zantkoxylum, plusieurs Rhamnées, des Térébinlhacées, des Araliées, quelques Gonolobus. J’ajouterai enlin que, dans une foule de monstruosités fournies par le Teucrium Chamœdrys , le Vincaminor, le Campanula rapun culoides, etc., on a vu la corolle perdre ses formes et se métamorphoser en calice.

On ne trouve pas aussi souvent des exemples de passages En. .« insensibles entre lesétamineset les corolles qu’en Ire celles-ci lrt ètanlinr*. cl les calices; cependant les .4 tragene nous en offrent un assez remarquable, et, si, dans les Nymphœa, le calice se nuance avec les pétales, ceux-ci, en se rétrécissant peu à peu, se nuancent bien mieux encore avec les étamines.

La corolle ne forme pas plus que le calice un organe sim- i.

1 , ,, i . . . , la corolle.

pic ; c est une reunion plus ou moins intime de feuilles métamorphosées et assez rapprochées pour paraître placées dans le même cercle. L’analogie de ces feuilles, auxquelles on donne le nom de pétales ( petala ), avec les feuilles véritables est si frappante, qu’elle n’a point échappé aux hommes les plus étrangers» la botanique; elleaété, eu quelque sorte, consacrée par les expressions vulgaires de feuilles delà Rose, effeuiller une Rose, et, longtemps avant qu’on eill conçu l’idée de la métamorphose des plantes, Duhamel disait déjà que les pétales étaient dans la fleur ce que sont sur la tige les feuilles ordinaires.

Les pétales, comme les feuilles véritables, présentent une N<‘rY*lion «lrt sorte de charpente formée par des nervures. L’une d’elles les '* *

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