C.URlIl.LK
parcourt dans leur milieu ( nervus médius, nervure moyenne), et par conséquent ils sont imparinerviés. Souvent, dans ceux de petites dimensions, on ne découvre que cette nervure, soit qu’il n’existe réellement qu’elle, soit que les autres, extrêmement déliées, ne sc laissent pointnpercevoirau milieu du tissu cellulaire qui les entoure. Comme les nervures latérales des feuilles, celles des pétales, quand el'es existent, ou naissent de la moyenne, ou parlent avec elle de la base du pétale. Dans le premier cas, les nervures peuvent être disposées comme les barbes d’une plume, et les pétales sont penninerviés (petala penninervia) ; ou beaucoup plus souvent elles naissent de la base de la moyenne à des points fort rapprochés , et s’écartent les unes des autres à peu prés en éventail (pet. palminerria , pétales palminerviés). Dans le second cas, c’est-à-dire lorsque les nervures latérales partent, avec la moyenne, de la base du pétale, elles sont au nombre de deux, de quatre, ou davantage ; elles s’étalent encore comme les branches d’un éventail (petala digilinervia, pétales digitinerviés), et leur ensemble pourrait se comparera la cime d'un arbre dont le tronc déliquescent (v. p. 228) aurait été retranché au-dessous des rameaux; ou, plus rarement, elles s’élèvent droites et à peu près parallèles (petala reclinervia, pétales rectinerviés). Chez les pétales palminerviés et digilincrviés, les nervures sont souvent fort nombreuses et laissent mal distinguer la moyenne au milieu d'elles. Il ne faut pas croire, cependant, que, lorsqu’on voit un grand nombre de nervures parcourir le pétale, toutes aieut néecssairementcommencé avec lui, parfaitement distinctes ; il peut arriver qu’il n’y en ail, en réalité, que trois principales, qui bientôt se divisent à angle très-aigu. C'est en général ce genre de ramifications qui est le plus commun pour les nervures secondaires ; ainsi, quand des nervures très-fines s’étendent dans un pétale large et arrondi , on voit , pour peu qu’on
cornu. i. K.
les considère avec quelque attention, qu’un grand nombre d’entre elles ne sont que des branches qui naissent les unes des autres, bifurquées ou trifurquêes de manière qu’au premier aspect elles semblent parallèles. Quoi qu’il en soit, vous voyez , d'après ce que je vous ai dit plus haut, que l’on retrouve , dans les pétales , les principaux modes de nervation quenousa montrés la fcuille(v.p.li8 152). Nousavons des pétales rectiuerviés, mais qui n’offrent que des nervures peu nombreuses; nous en avons de penninerviés , lorsque étant allongés et pointus au sommet, comme ceux des Lyihrum, ils se rapprochent de la forme la plus commune parmi les feuilles; les pétales entièrement parcourus par plusieurs nervures qui s’étendent en éventail nous rappellent la feuille digitincrvicc, et ceux où des nervures naissent de la moyenne à des points fort rapprochés les uns des autres ont de l’analogie avec les feuilles mixtinerviées. Nous avons vu (p. 181) que les diverses sortes de nervation que l’on remarque chez les feuilles se nuançaient entre elles de plusieurs manières ; on peut en dire autant de celles que je vous ai signalées chez les pétales. Les penninerviés se rattachent par des intermédiaires aux palminerviés, ceux-ci se lien t plus intimement encore avec les digitinerviés, et il est même une foule de cas où il est extrêmement difficile , pour ne pas dire impossible, de déterminer avec certitude si plusieurs nervures parlent ensemble de la base du pétale, ou bien si elles émanent d'une souche commune. La nervation des pétales détermine la forme de ces organes, comme celle des feuilles détermine la leur. Les pétales rectiuerviés doivent naturellement être à peu près linéaires; vous savez déjà que ceux qui sont penninerviés se rapprochent de la forme ordinaire .aux feuilles également pcnninerviccs; les digitinerviés sont arrondis et sans onglet sensible; les palminerviés sont coin munémenl onguiculés. Je ne dois point terminer cet article
COROLLE
sans vous dire que, quelque soit le nombre des nervures répandues dans les pétales, il procède, suivant M. Mirbcl, d’un nombre primitif qui est trois et qu’on retrouve toujours, dit le même auteur, à l’origine de chaque pétale ; observation qui contribue à prouver que les caractères les plus importants comme les moins essentiels tendent à s'entrecroiser : cinq est le nombrc-tvpe de la fleur des dicotylédones, cl, dans la composition d’une des parties les plus importantes de celle fleur, nous trouvons le nombre trois, tvpc des monocotvlédones.
$ I". — Des pétales isolés.
uir.’ "'’ d“ p' Comme dans les feuilles, il faut distinguer, dans les pétales, la base, le sommet, les bords, la surface supérieure ou la face, et l’inférieure ou le dos (basis, apex, superficies superior seu faciès, sup. inferior s. dorsum). l es premières de ces expressions s’entendent assez d’elles-mémes ; la surface supérieure est celle qui se rapproche le plus des étamines et des ovaires ; la surface inférieure ou le dos regarde le côté intérieur du calice. Ou peut dire aussi le côte extérieur et le côté intérieur des pétales ou de la corolle, prenant pour point de comparaison les ovaires qui , placés au sommet de l’axe de la fleur, semblent en former le centre.
Si, sous beaucoup de rapports, les calices se rapprochent des feuilles plus que les pétales, ceux-ci cependant présentent un caractère que l’on n’observe jamais chez les ca- * lices. Les folioles calicinales sont toujours sessiles, tandis qu’un grand nombre de pétales sont péliolés comme les o.„i,i, un.,, feuilles, c’est-à-dire que, fort rétrécis à leur base, ils se dilatent à leur sommet. Chez les pétales, le pétiole porte le nom d’onglet ( unguia ), et la partie dilatée celui de lame(/«miwa).
conoi.i.E
De môme que les feuilles Ciiulinaircs péliolées ne le sunl pas au môme degré , de môme aussi un (rouve tous les intermédiaires entre les pétales sans onglet et ceux qui en sont pourvus. Les pétales sessiles (pet. sessila, f. 27 2, — pétale sessile du Rusa Bengaleusis comparé à la feuille sessile du l’hillvræa latifolia, f. 273) sont plus communs que les onguiculés (pet. unguiculata, f. 274, — pétale de f Arabis Alpina comparé à la feuille du I'vrola chloranlha, f. 275). Ceuxci sont particuliérement prononcés dans le groupe des véritables Caryophvllées. En jetant les jeux sur plusieurs genres de celte famille où le calice est long et tubuleux, tels que les Dianthus et les Silene , on pourrait croire que l’onglet s’est formé par une sorte d’étiolement, mais il n’en est pas ainsi. Avant la floraison, le pétale sessile et l’onguiculé ont été également renfermés dans le calice ; et chez le Coronilla Evier us, l’onglet de plusieurs des pétales s’élève beaucoup au dessus d’un calice assez court qui n’a pu influer sur son allongement.
La forme des pétales se montre beaucoup plus variée que Forme (In p«-
tibi ,
celle des folioles calicinales. On doit examiner d’abord si elle est régulière ou irrégulière, et ensuite on passe aux autres modifications qu’elle est susceptible d’offrir. Un pétale isolé est régulier (pelai um regulare, ex. C amellia Japonica, f. 276), lorsque ses deux moitiés repliées l’une sur l’autre dans leur longueur se recouvrent exactement; dans le cas contraire, il est irrégulier (p. irregulare, ex. l’un des pétales de l’Orobus vemus, f. 277). On trouve des pétales linéaires, on en trouve d’oblongs, d’elliptiques, de lancéolés, d’ovales, d’arrondis, de eordiformes, de cunéiformes, de spatulés, comme les feuilles caul i n ai res ( petala linearia , oblonga, elliptica , lanceolala, ovata, orbicularia , cordata, cuneata, spathulala ) ; mais, en outre, ces organes peuvent affecter une foule de formes qu’on chercherait inutilement chez les feuilles et qui
COIIOLLE.
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