‹ Leçons de botaniqueChapitre 61 sur 148 · DANS LE CALICE ET LA COROLLE · texte numérisé non relu

DANS LE CALICE ET LA COROLLE

reste fort souvent la même dans le même genre et la même famille.

Je n’examinerai pas où se trouvent situes les pétales normaux dans les corolles irrégulières à deux, quatre et six pétales , parce qu’elles sont trop peu nombreuses pour nous offrir des moyens de généralisation, et que les résultats qui nous seraient offerts auraient peu d’importance, l'ar des raisons semblables, je laisserai de côté les corolles pcntapétales, chez lesquelles trois ou quatre pièces plus développées sont égales entre elles. Je me contenterai de vous dire comment est placé, dans les fleurs à cinq pétales libres ou soudés , celui qui seul est plus développé que tous les autres, cl ensuite comment le sont, chez les (leurs aussi pcntapétales, deux pièces plus développées et parfaitement égales.

Dans le premier cas, qui est le plus ordinaire, le pétale le plus développé se trouve du côté extérieur, au point le moins rapproché de l’axe de l'inflorescence : c’est là ce qui arrive chez presque toutes les corolles monopétales irrégulières, labiées, personnées ou anomales, telles que celles des Lentibulariées, des Labiées, des Orobanchées, des Acanthées, des Scrophularinées, etc., ainsi que dans les corolles polypélales des Polygalécs. A l’espèce de loi que je viens de vous faire connaître, il y a cependant de nombreuses exceptions. Dans VUtricularia anomala et d’autres espèces du même genre, les Trigonia, les Viola (1 ), les Papilionacécs , le pétale le plus développé se voit au point le plus rapproché de l’axe ; mais, par un retour assez singulier vers la règle générale, chez les Clitoria, les Avachis et le Trifolium resupinatum, plantes papilionacécs, on retrouve l’étendard à la

Oi» rat place dans la tlcor pen tapétalc le octale le plus développé.

( 1 ) Si , au premier coup-d’œil , le contraire parait avoir lieu chez les Viola, c’est uniquement à cause de la courbure du pédoncule.

ORIGINE DE l/ IRRÉGULARITÉ

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la place la plus voisine de l’axe, et par conséquent à celle qu’occupe daus les Labiées le pétale communément appelé la division moyenne de la lèvre inférieure.

Lorsque , dans une corolle à cinq pétales, il y en a, au lieu d'un seul, deux semblables plus développés que les autres, c’est, le plus ordinairement, au côté supérieur, c’est-àdire le plus voisin de l’axe, qu’ils sont placés, comme les Résédacées en fournissent des exemples. Mais , si ce caractère parait constant dans la famille que je v iens de citer , il n’en est pas de même de tous les groupes où on le rencontre; car, à côté d’espèces où deux pétales supérieurs sont plus développés, on en trouve souvent d’autres où un seul, plus développé que tous , est inséré au point le plus éloigné de l’axe. Au reste, le mélange de ces deux sortes de positions dans le même groupe n'infirme réellement ni l’une ni l’autre; mais la première l’est d’une manière remarquable par l’exception très-complexe que nous présentent le Galeobdolon luteum et Wtricularia reniformis. Le second de ces végétaux a une corolle personnée, et l’autre une labiée; par conséquent, ils ne devraient offrir qu’un pétale plus développé ( p. 415), et non-seulement ils en ont deux, mais encore ces deux, au lieu d’être placés au point le plus voisin de l’axe , le sont à la lèvre inférieure, sur les côtés de l’intermédiaire, beaucoup moins développée qu’eux.

§ III. — Causes de l'irrégularité.

Sachant de quelle manière s’est formée l’irrégularité, nous devons naturellement désirer d’en connaître la cause. Si nous jetons les veux sur une foule d’ombelles, de commîtes, de capitules ou de faux corymbcs, il nous viendra

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