‹ Leçons de botaniqueChapitre 66 sur 148 · II . ,, . «U TintUrf · texte numérisé non relu

II . ,, . «U TintUrf

allongées passent cependant, dans une série d espèces, de la forme linéaire à la forme globuleuse ; mais il en est d’un grand nombre de ces nuances comme de celles qu’offre le connectif lui même, on ne les indique, dans les ouvrages descriptifs, que lorsqu’elles sont très-prononcées. Presque toujours la forme des loges se reporte à celle de l’anthère, ou, pour mieux dire, la forme de l’anthère est déterminée par celle des loges et celle du connectif.

L’anthère peut être linéaire, obionguc, elliptique, lan- Forme de» ancéolée, ovoïde, presque globuleuse (ont h. linearis , oblonga, j^M *^r «■*■elliptica, lanceolata, uvata , subglobosa). On en trouve aussi de sagitlées, de réniformes , de cordiformes dans leur ensemble ou à leur base seulement, et même de pellées ( anth . sagittata , reniformis , coriliformi* , basi cordata , pellata ).

ETAMINES.

Celles des Cucurbitacèes sont linéaires et forment des zigzags ( anlh . sinuosa, meandriformis). L’anthère est didymc ( didyma ) lorsque scs loges sont arrondies ou à peu près arrondies, que le connectif ne s’y rattache que par un point, et qu’elles semblent être deux anthères plus ou moins accolées, par exemple dans les Euphorbes ; elle est tétragone (anlh. (etragona) quand ses deux côtés sont aussi larges que son dos et sa face, comme dans les Solanum , les Gomphia, les Luxemburgia.

De même que le filet et le connectif sont susceptibles de s’étendre en divers appendices , de même aussi les loges de l’anthère peuvent en offrir de différentes formes, soit au sommet, soit à la base. Ce sont tantôt des soies, tantôt de petites pointes, des espèces de cornes ou de crêtes. Chaque Apix-ndic de loge dans les Orobanchc , les Ettpfurasia, un grand nombre de Composées, offre à sa base une petite pointe ou une soie. Dans la famille des Èricacèes, y compris les Vaeciniées , ces appendices se présentent, tant au sommet qu’à la base, avec des formes très-varices. Chez le Vaccinium Vilis idœa, chaque loge, à son extrémité supérieure, se rétrécit en un tube long et étroit. Dans les Mélaslomécs, les deux loges, à leur sommet, se fondent en un seul tuyau. Les botanistes descripteurs ont coutume d’appliquer ces divers caractères à l’ensemble de l’antbère, et disent, suivant lescas, qu’elle est, soit au sommet, soit à la base, à deux pointes, à deux soies, à deux cornes ou bien à une seule , etc. (anlhera basi scu apice bicuspidata, bisetosa, bicornis, unicornis , etc.).

Je vous ai dit que les loges de l’anthère étaient ordinairement parallèles entre elles; mais, quand le connectif ne les réunit qu’à la base ou au sommet, dans une faible partie Po*tii<m rtip*r- de leur longueur, ou que ses bords, étant obliques, tendent à se rencontrer, elles sont forcées de prendre, suivant les espèces, tous les degrés de divergence (loculi divergentes),

livr «1rs loge» de I anthère.

CTAMJSiES.

comme la famille des Labiées et celle des Scrophulariuécs en fournissent des exemples ; elles arrivent même à sc trouver placées horizontalement au sommet du connectif (loc. horizontales, transversi ) ; là, souvent leurs sommets sc touchent , et surtout, après l’émissiou du pollen, on a de la peine à distinguer s'il y a deux loges ou une seule; enfin, dans les Lcntibulariées, ce n’est plus qu’un simple resserrement, et l’anthère est vraiment uniloculaire ( anth. unilocularis ) , ailleurs elle n’offre qu’une loge sans aucun resserrement, comme dans les Conifères, les Amaranlhaeces(cx. Gom phrena macrocephala, f. 3 1 9) et les Polygalées (ex. Pohjgala cori soides , f. 318 ).

Dans les anthères à une. seule loge, il ne saurait, en réa • Anthère umlolité,y avoir de connectif , puisque ce dernier doit être la partie qui sépare deux loges ; mais, par une sorte d’analogie qui n’est point sans fondement, comme nous le verrons plus tard, on appelle encore connectif la partie terminale et dilatée du filet qui supporte l’anthère uniloculaire. Lorsque le filet, chargé, à son sommet, d’une anthère à uncseulc loge, ne se dilate en aucune manière, comme cela a lieu chez les Pohjgala ou VAdoxa Moschatellina, on dit que le connectif est nul ( conn . nullum) , et, dans de semblables cas, cette expression est de la plus rigoureuse exactitude.

L’anthère biloculaire peut être réduite à uncseulc loge L.auti,ir, i„i«par l’avortement de la loge opposée; mais, dans ce cas, on une loge ne doit ne saurait la confondre avec la véritable anthère unilocu-

CuUire vciiublr.

laire. En effet, elle sera nécessairement incomplète et irrégulière, tandis que l’anthère uniloculaire, bien développée, est aussi régulière que celle qui, ayant deux loges, n’a éprouvé aucun avortement. On ne doit pas plus comparer l’aulhère uniloculaire véritable à une seule des loges de l’anthère biloculaire, qu’un pétale ne doit l’étreà la moitié d’un autre pétale. L’anthère uniloculaire est, comme nous

Dimrniioni de l'anthère uniloculaire.

Ce an 'on doit )>«ntrr de* anthère • k plu* de doua loge*.

438 ÉTAMINKS.

le verrons, plus métamorphosée que celle à deux loges; mais elle offre un tout aussi complet.

Les dimensions de Panthère uniloculaire doivent s'entendre de la même manière que celles de Panthère à deux loges. Dans celle-ci, le point d'attache forme, comme vous savez , le milieu de la largeur , si c’est dans le dos qu’il se trouve; ou bien ce milieu sera un point moyen correspondant à l’attache, si Panthère est fixée par la base. Les deux mêmes modes d’annexion se retrouvent dans Panthère uniloculaire, qui tantôt est attachée par un seul point de son dos, comme dans les Amaranthacées ( f . 319), tantôt l’est par sa base ( f. 3 1 8), comme dans lesPolygalèes ; et, par conséquent, nous avons les mêmes moyens de déterminer sa largeur.

Nous avons vuque non-seulement il y avait des anthères à deux loges, mais encore des anthères uniloculaires. Quelquefois les cloisons, ordinairement incomplètes, s’avancent tellement dans les premières, qu'elles les font paraître à quatre loges, comme cela arrive pour le Tctratecha ; dans ce cas, Panthère n’est quadriloculaire qu’en apparence; mais il existe des anthères bien réellement à quatre loges(a«fA. quadrilocularis), comme celles du Persea gratùrima(f. 323) et d’autres Laurinées. Chez ces plantes, cependant , les loges ne peuvent être exactement assimilées à celles des anthères biloculaires, telles qu’elles sont ordinairement ; en effet, Panthère du Persea comparée aux autres, offre, comme elles, un dos, une face, des bords et un connectif placé au milieu de sa surface , mais l’espace qui, dans les anthères ordinaires, serait occupé par une seule loge, l’est ici par deux placées obliquement l’une au-dessus de l’autre. Les anthères de plusieurs Orchidées, partagées en quatre ou huit logcltcs par des diaphragmes membraneux, les uns longitudinaux et les autres transversaux, paraissent avoir quelque analogie avec celles du Persea gralissima.

CTAMlNbS.

La plupart des anthères ont la face tournée du côté du Anltirit mit or»* , pistil; cependant il en est aussi qui l’ont vers les pétales.

Dans le premier cas, on dit les anthères introrscs ( anth. tntrortœ, anticœ) ; dans le second, on les dit cxlrorses (anM. extrorsw , posticœ , ex. Casalea ascendens, f. 320). 11 est essentiel de les étudier à une époque encore peu avancée pour savoir quelle est leur véritable position relative, car quelquefois elle est bientôt changée, comme cela arrive pour la direction propre, par la torsion ou même par une légère courbure du filet. Ainsi, lorsqu’on observe la fleur ouverte d’une Grenadille(/,assi'/7ora), on y voit des anthères exlrorses, c’est- u t;™

à-dire dont la face est tournée vers les enveloppes florales; mais qu’on se donne la peine d’ouvrir un bouton, on reconnaîtra qu’elles y sont introrscs : la partie supérieure du filet est beaucoup plus grêle que l’inférieure , et en mémo temps la portion de l’anthère qui se trouve au-dessus du point d’attache est plus longue, et, par conséquent, plus lourde que celle qui est au-dessous : avant l’épanouissement delà fleur, l’anthère se trouve maintenue dans sa position naturelle par l’enveloppe florale qui l’entoure ; mais, aussitôt que cette enveloppe s’étale, la partie de l’anthère supérieure au point d’attache agit par son poids sur le sommet aminci du filet;, un mouvement de bascule s’opère, le sommet du filet se renverse, la portion supérieure de l'anlbère se jette en arrière, se tourne vers le sol, et alors celle-ci devient extrorse d’introrsc qu’elle était naturellement. C’est aussi par la courbure de l’extrémité supérieure du filet que les anthères des Oxalis, qui naturellement sont tournées vers le pistil, finissent par regarder les pétales (f. 303). Une, semblable courbure fait que, dans VEuphrasia lutea, les deux petites épines qui naissent de la base de l’anthère semblent, après l’émission du pollen, s’élever de son sommet.

Ordinairement les loges des anthères s’ouvrent lalerale-

Dèlmcence I '«alhèrc.

dc ment par une fente longitudinale de laquelle résultent deux valves (anth. longitrorsum déhiscent , rima longitudinale déhiscent ) , et que la suture indiquait avant la déhiscence ( dehiscenlia) , c’est-à-dire l’acte par lequel les valves se séparent pour laisscréchappcr le pollen. Mais quelquefois la fente ne s’étend pas dans toute la longueur de l’anthère j on la voit s’arrêtera peu de distance de la base, descendre seulement jusqu’au milieu ou s’éloigner à peine du sommet ( anth . apice, usque ad medium , fere usque ad hasim lateraliter déhiscent), et ilarrivc même qu’au delà du poiut où elle s’arrête, ou ne peut découvrir aucune suture. Chez des Ericacées, on aperçoit seulement un trou latéral j et oblougj dans les Solanum et les Gomphia ( ex. Gomphia glaucescens, f. 321), chaque loge s’ouvre au sommet par un porc (anth. apice biporosa). Le long tuyau terminal auquel aboutissent les deux loges des anthères des Mélastomées présente, à son extrémité supérieure, une ouverture unique par laquelle s’échappe le pollen ( anth. apice uniporosa, f. 315). Dans le Laurus nobilis et les Berbcris ( ex. Berberis glaucescens , f. 322), la valve antérieure se détache tout entière avec élasticité, et elle reste fixée seulement au sommet de l’anthère (anth. a basi ad apicem dehiscens , calcula cujusvis loculi elastice solubili). Chez le Versea gratissima ( f. 323), il arrive pour chacune des quatre loges la même chose que jiour les deux loges du Laurus nobilis et d’autres espèces de Laurus.

D’après ce qui précède, il est assez clair que c’est dans le sens delà longueur, telle que je vous l’ai définie, que s’ouvrent généralement les anthères, et non dans leur largeur. On a dit, à la vérité, d’une foule d’anthères uniloculaires et continues avec le filet, que leur déhiscence était transversale; mais, dans ces cas, c’est l’anthère qui est placée transversalement sur le filet, et la déhiscence n’en est pas moins

LTAMINKS.

longitudinale, c’est-à-dire qu’elle s’étend d’un bout de Panthère à l’autre. Pour que la déhiscence fût vraiment transversale ( anth . transcerse dehiscens), il faudrait qu’elle s’opérât dans la largeur de l’anthère, ou, si l’on aime mieux, par une fente qui s’étendrait du connectif ou du filet au bord. On a cité des exemples de celle déhiscence dans MAl~ chemilla, le Lavandula, le Lemna, le Securinega.

Les anthères, dans toutes les fleurs, ne s’ouvrent pas à la même époque de leur existence; il en est qui laissent échapper le pollen dans le bouton, et d’autres lorsque la fleur est épanouie. Celles de plusieurs plantes attendent, pour s’ouvrir, que les organes femelles aient atteint leur entier développement, et d’autres s’ouvrent avant même que ces organes soient parfaitement formés. Dans certaines fleurs, elles laissent échapper le pollen à peu près toutes à la fois ; chez le Parnassia palustris , au contraire, chaque filet s’incline à son tour vers le pistil , Panthère s’ouvre, lance la poussière fécondante, et le filet reprend sa position première. Les étamines qui , dans le Glaucium , s’ouvrent le plus tôt , sont, suivant Yauchcr, les plus voisines du centre de la fleur; ce sont les plus éloignées dans les Helleborus.

Il ne faut pas attendre que Panthère soit ouverte, si l’on ('.hangetnenl»

1 1 «jui t'opcrrol «Un»

veut avoir une idée juste de sa forme. Tout change chez I'\n!,,irc *Prfa '» elle après l’émission du pollen; elle se rétrécit, elle se rapetisse, et souvent ses deux valves intérieures se reportent l’uue sur l’autre, et la font paraître triangulaire. Après la déhiscence, les filets, dansIV/doxa Moschatellina, semblent terminés par un petit plateau; deux lèvres se forment à l’extrémité des anthères des Monnina ,- celles des Chironia se tordent comme un fil; celles du Spiranthera se roulent de dedans en dehors, à peu prés comme un ruban sur sa bobine; celles enfin des Stachgs se jettent hors de la- corolle.

La plupart des anthères sont jaunes, mais on en trouve

(Uiuleur rl«»

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442 ÉTAMi.xes.

qui présentent d’autres teintes; celles du Pavia rubra sont d’un jaune rouge ; on en voit de rouges dans les Pêchers, de rouges-violettes dans l’Aubépine, de noires dans plusieurs Pavots ; Panthère unique de P Orchis mascula est purpurine.

Les étamines n’atteignent pas toujours le degré de perfection qui doit essentiellement les constituer. Dans les Ileurs femelles du Zanthoxxjlum, les anthères existent sou vent encore, mais ne contiennent point de pollen ( anth. cffetœ ); au sommet du fdet de plusieurs des étamines des 7Ycorca et des Gratiola , on ne voit qu’une glande arrondie au lieu d’une anthère ; chez les Camarca, deux des étamines offrent à leur extrémité une masse globuleuse, chiffonnée ,ur et pétaloïde ( st . imperfecta ); ailleurs enfin, comme dans les fleurs femelles de plusieurs plantes uniscxuellcs, rien ne retrace l’anthère, et l’on ne trouve plus qu’un filet absrdument stérile ( (dam. sterilia, slam. castrala). Mais, dans ce dernier cas, on se méprendra aussi peu sur la nature du filet qu’on se méprendrait sur celle des mamelles chez les animaux mâles ou du doigt postérieur chez les Gallinacés. Si je vois, dans les Géranium, dix étamines fertiles à filets aplatis, et qu’ensuite, dans 1 ’7,’ro</»’um(ex. E.geoide$,f. 32 4), genre à peine différent des Géranium, je trouve, avec cinq étamines fertiles, cinq corps sans anthère, absolument semblables à cinq des filets anthérifèresdes Géranium, et placés de la même manière, je dirai que ce sont cinq filets dont les anthères ne se sont point développées. Si je vois dans le Yerbena Jamaicemis deux filaments grêles , et qu’à la même place je découvre dans le Verbcna Pseudogervao , espèce fort voisine, deux étamines bien complètes, je dois dire que, dans la première de ces plantes, les étamiues se trouvent réduites à de simples filets. En général, lorsqu’il n’y aura qu’un filament où j’ai coutume de voir un filament et une

ETAMINES.

anthère, je dirai que celle ci ne s’est pas développée ; et, quand, à celte même place, il se présentera une écaille, une expansion pétaloïde, un pétale, je reconnaîtrai que c’est une étamine métamorphosée de diverses manières. Plus tard j’aurai occasion de revenir sur ce sujet.

De même que des étamines toutes fertiles peuvent , comme nous le savons (p. 424), se souder entre elles , de même aussi il arrive souvent que, lorsqu’il y a, dans une fleur, des fdets sans anthère et d’autres fertiles, ils se soudent entre eux, et, comme les fertiles sont toujours alternes avec les stériles, on a des androphores (p. 425), où, entre deux anthères, on voit un espace qui n’en offre aucuue. Dans le genre Erodium (f. 324), l’androphorc présente des filets alternativement fertiles et stériles semblables en Ire eux; mais, dans d’autres plantes nionadclphcs, les filets stériles prennent, comme je vous ai dit, un aspect pétaloïde; ils se découpent de différentes manières, et c’est là ce qui donne naissance à ces androphores diversement divisés des Amaranthacées (ex. Gomphrena macrocephala , f. 319), et des Bultnériécs (ex. liutlneria celtoides , f. 325), qu’on serait presque tenté de prendre pour une corolle chargée d’anthères. Ces androphores sont aussi peu dus à la soudure d’un corps intérieur qui n’existe réellement point, que celui des Erodium, ou, si l’on aime mieux, celui des Linum, chez lequel le filet stérile, au lieu d’être dilaté comme dans II» liutlneria , se trouve réduit a une simple dent (1).

fl) Voyez, dans le chapitre intitulé Symétrie, le paragraphe du dédoublement.

Soudure des filets stériles avec le* fertiles.

Kl AM I M S.

•Kinine du pol len.

Nombre protlin«r«* de K1»

graina.

§ IV. — Du pollen.

Je vous ai fait connaître le filet et l’anthère ; je vous dirai actuellement quelque chose de la poussière connue sous le nom de pollen , qui se trouve renfermée dans celte dernière.

Elle naît dans des utricules qui forment la substance intérieure de l’anthère, et, en général, chaque utriculc en fournit quatre grains {grana pollinis). Les utricules polliniques (ulriculi polbnict), c'est ainsi qu’on les appelle, finissent juir se séparer; elles se déchirent, s’oblitèrent, et le pollen devient parfaitement libre. L’anthère s’ouvre, cl il s’échappe , aidé par l’hjgroscopicilé de la lame intérieure des valves , aidé par le mouvement que le vent imprime à la fleur, et par les insectes qui viennent chercher dans la corolle le uectar dont ils se nourrissent. Le pollen du Iiroussonelia papijrifera , pour sortir de ses loges, n’a pas besoin d’un secours étranger ; il s’élance brusquement en jets élégants et vaporeux .

Quoique les grains de pollen cessent, avant l’ouverture de l'anthère, d’élre prisonniers dans la cellule où ils ont pris naissance, il ne faut pourtant pas croire que ceux d’une même cellule soient toujours séparés les uns des autres. Tantôt ils adhèrent encore, mais une pression légère suffit pour les séparer, comme cela arrive dans Vins flavescens , les Epilobium hirsutum , montanum ; tantôt l’adhérence est assez considérable pour que les grains ne puissent être séparés sans une forte pression , ou même pour qu’ils deviennent inséparables.

Les anthères contiennent généralement une quantité prodigieuse de grains de pollen. L’éclatante blancheur du Lis est ternie par la poussière abondante qui se répand sur son

calice. Au lever du soleil, on voil, dit Duhamel, le pollen s’élever,commeun brouillard, des champs de blé qui entrent en (leur. Celui qui s’échappe du Cyprès (Cupressus scmpervirens) est si abondant, qu’on l’a quelquefois pris pour de la fumée ; et le pollen des Sapins ( Abies excelsa) , mélé à l’eau du ciel, a fait croire qu'il tombait quelquefois des pluies de soufre.

Cette poussière presque impalpable, que l’on ne remarquerait point à l’œil nu, si scs grains étaient isolés, présente dans chacun d'eux , vu au microscope, l'organisation la plus merveilleuse et des formes souvent très-singulières.

Un grain de poilen se compose d’une membrane et beau- compo.;. coup plus ordinairement de deux, l’une intérieure et l'autre extérieure, qui renferment la fovilla. Celle-ci consiste en un liquide mucilagincux dans lequel nagent des granules et des gouttelettes d’huile.

Les grains de pollen sont à une seule membrane dans i.™ forme, les Asclépiadées, à trois chez un grand nombre de Conifères, et à deux dans les autres plantes. Quand il existe deux membranes, comme cela arrive le plus souvent, ou l’extérieure, dit M. Molli, est sans plis et sans porcs (ex. Jalropha pandur œ folia , f. 3'2G), ou elle présente des plis longitudinaux (ex. Shcrardia artemis , f. 327), ou elle présente des pores(ex. Salsola scoparia,f. 328) (t), ou enfin elle offre tout à la fois des pores et des plis. D’ailleurs la forme des grains varie d’une foule de manières : il en est d’arrondis, d’ovoïdes, d’ellipsoïdes, de triangulaires, etc. ; il en est qui montrent des papilles, des tubercules ou de petites épines, qui ont la surface en réseau ou marquée de petits points, etc. (grana pollinis globosa, ovata, elliptica, Iriangularia, papillosa, tuberculata, muricata , spinulosa, reticulala, punctata, etc.).

Les formes à un seul pli longitudinal, dit encore M. Mohl, dominent chez les monocotylédoncs, cl celles à trois plis et

(l) Les trois fig. citées ici sont empruntées h M. Mohl.

a trois pores se trouvent exclusivement chez les dicotylédones. Ainsi le nombre trois, qui est le type des monocolylédones, se trouve ici uniquement affecté aux dicotylédones. D’ailleurs les mêmes formes se rencontrent dans des familles fort différentes, et uuc classification fondée sur les formes du pollen rapprocherait des plantes qui n’ont entre elles aucune affinité. Il est sans doute des familles, telles que les Graminées, les Cypéracées, les Thy mêlées, les Protéacées, les Onagraires, etc., qui ont un pollen semblable dans toutes Icsespèccsqui les composent; mais, en même temps, M. Mohla trouvé que souvent la forme du pollen variait d’une manière très-sensible dans les genres d’une même famille ou les espèces d’un même genre, et que, chez plusieurs plantes, la même anthère contenait des grains de pollen de figure assez différente.

Le pollen des Orchidées et celui des Asclépiadécs méritent une attention particulière.

Pon.ndB.or- Chez les premières, les grains sont souvent tellement agglutinés, qu’ils forment une seule masse d’une consistance analogue à la circ(m<m«> pollinis solidee , ceraceœ)-, souvent aussi ils sont parfaitement distincts, mais pourtant unis par un réseau de petits fils clastiques( massa: pulvereœ, granulalœ) ; enfin voici ce qu’on observe chez la plupart de nos Orchidées indigènes : Lorsqu’on jette les yeux sur la seule anthère fertile des Orchis (ex. Orckis militant, f. 3*29), ou des Oplins, on ne trouve point scs deux loges remplies d’une poussière semblable à celle de la plupart des étamines; on voit dans chacune d’elles une masse plus ou moinsovolde, dont le gros bout est tourné vers le sommet de la loge, et qui, à son extrémité inférieure amincie, est portée par une espèce de pédicclle ( stipes , caudicula, processus filiformis) d’une consistance élastique, d’une couleur ambrée, porté lui-même sur une glande plus ou moins aplatie. Ici les mas-

KTAMISKS.

ses ne sont ni compactes, ni formées de grains simples et distincts entre eux ; elles présentent une suite de petits corps anguleux unis par un réseau trés-élastique continu avec le pédicelle, et chaque corps, formé par quatre grains de pollen, est le produit tout entierd’une cellule pollinique (tnaasœ lobulalœ ). Tantôt la même glande porte les deux pèdicclles, tantôt il y en a une pour chacun (f. 329) ; tantôt on la voit nue, et tantôt elle est renfermée dans une sorte de petit capuchon. Quoiqu'elle soit libre après l'épanouissement de la fleur, elle a appartenu originairement à la partie antérieure du sQle ; le capuchon, quand il existe, a été son épiderme, et lorsqu’il n'existepas, c’est que des sucs visqueux, arrivant plus tôt que chez les espèces à capuchon, ont empêché celuici de se former. Quant au pédicelle du pollen, il n’offrait encore qu'un liquide d'une consistance crémeuse, lorsque les grains étaient tout formés cl déjà solides : l'examen attentif de VOphris api fera m’a montré que ce liquide était sécrété par la glande qui, quand il devient concret, doit lui servir d'appui ; il ne trouve d’autre issue pour s’échapper que l’espèce de canal formé par la base de la loge de l’anthère, et qui est resté vide ; chaque gouttelette nouvellement sécrétée refoule nécessairement la gouttelette précédente vers le pollen; d’abord la liqueur nes’est vue que dans l’espèce de canal où elle se métamorphose en pédicelle, puis elle s’infiltre entre les grains libres auparavant ; enfin elle se solidifie, modelée en pédicelle au-dessous des grains de pollen, et ensuite unissant ceux-ci en un réseau de filets ténus d’autant plus faibles que les grains sont plus éloigné s de la glande. Si la masse des grains est bipartite, c’est qu’entre eux, comme le montre VOrchis mascula, s’est interposée la cloison de la loge qui, avant la déhiscence, s’étendait jusqu’à la suture, et qui ensuite s’est retirée ou oblitérée, de manière qu’on en aperçoit à peine quelque vestige lors de

KTAMIXf-S.

l'épanouissement delà fleur, époque Irès-postcrieure à l’ouverture des loges.

Quoique fort éloignée de la famille des Orchidées, celle des Asclcpiadées a cependant avec elle les plus grands rap- P?id£.J” ports pour tout ce qui est relatif au pollen. Dans les Asclépios, les filets très-courts sont soudés entre eux, et les anthères libres s’appliquent contre les côtés d’un stigmate large, épais et pentagone. Chaque loge renferme une masse de pollen compacte qui a Papparencede la cire. Aux angles dustigmale se trouve, entre chaque paire d'étami nés, un petit corps ovoïde, cartilagineux, de couleur brune (relinaculum) (ex. Asclcpias phjtolaccoides, f. 330) (1) , duquel émanent deux filets qui, l’un à droite et l'autre à gauche, vont se rattacher aux deux masses polli niques les plus voisines ( processus latérales, crura ); de sorte qu’à l’aide de ses filets appendiculaires, chacun des cinq corps cartilagineux tient suspendues deux masses de pollen appartenant à deux anthères différentes, comme la languette d’une balance tient suspendus le fléau et les bassins. M. Brown a reconnu que chaque masse présentait un ensemble continu de cellules dans chacune desquelles se trouvait un grain de pollen un peu anguleux à une seule membrane. Quant aux cinq corps et à leurs filets appendiculaires , ils émanent du stigmate , comme la glande et le pédicclle des masses polliniques des Orchidées. Ils n’existent point encore, comme je m’en suis convaincu par l’examen de l’ A sclepias Curassavica, lorsque, dans le boulon très-jeune, l’anthère fermée ne présente à son intérieur qu’une substance molle et crémeuse; plus tard, deux petits corps, de consistance molle, paraissent à chacun des angles du stigmate, sécrétés par eux , et de ces corps s’échappe, dans deux rigoles qui descendent vers les loges les plus voisines des deux anthères contiguës , une

(i) Fig. empruntée h M. Brown.

ÉTAMÜNKS.

substance également molle; les deux petits corps finissent par s’unir et se solidifier; la substance molle qui les a continués se concrète comme eux, et, modelée sur les rigoles où elle s’est écoulée, elle devient à droite et à gauche un filet qui, en se solidifiant, s’unit aux masses polliniques.

§ V. — Delà nature des étamines.

Vous connaissez les principales modifications dont les étamines sont susceptibles , il est temps que je vous dévoile leur véritable nature.

Celui qui n’aurait vu que des étamines de Rose ou de Renoncule repousserait bien certainement comme absurde l’idée de les assimiler à des feuilles ou même à des pétales.

Mais déjà vous savez que, dans une fleur de Nymphœa, on Lv.Un,i(l, trouve tous les passages possibles entre les pétales et leséla- mr>.(!wr n‘,'‘ mines bien caractérisées. Une nourriture abondante prive les fleurs de nos jardins de leurs organes mâles, et les métamorphose en d’élégants pétales. Rien ne ressemble moins aux amples cornets épcronnés,qui forment lacorolledc l’Ancolie, que ses étamines si petites et si grêles ; cependant la culture met à la place de ces dernières des pétales en cornet termines par un éperon, cl, pour que nous ne puissions point nous tromper sur la presque identité de ces organes, nous pouvons voir dans une même fleur toutes les nuances possibles entre l’étamine et le cornet : d’abord une des lèvres de celui-ci devient plus grêle ; plus près des pistils, un rudiment d’anthère se présente à l’extrémité de celte même lèvre ; toujours plus près, le filet et l’anthère sont déjà formés , mais un processus dorsal du connectif nous rappelle encore

KTAMISKS.

Rapports Jri paitu** il. l rtnminr »*it rrllr» il** I* feuille et du pétale.

le cornet; puis vq processus disparait, et nous n’avons plus qu’une simple bosse; enlin celle-ci disparaît à son tour, et l’étamine se inonire telle qu’elle est dans la fleur simple et sauvage. Quelquefois, chez la Rose, on voit la partie inférieure du pétale se contracter et former un onglet ; au-dessus de celui-ci, dans un autre pétale, la lame se contracte également , mais d’un seul côté ; une matière jaune se forme dans la substance de cette moitié chiffonnée de la lame, et nous avons un organe tout à la fois demi-pétale et demi-étamine (/■. 331); de là, il n’y a qu’un pas pour arriver à l'étamine complètement formée. Mais il n’est pas même nécessaire de chercher des exemples dans des plantes que la cul turc altère accidentellement. A l’état habituel, l’organe fécondant se montre, chez les Canna, pétale d'un crtté, et réduit de l’autre à une simple anthère uniloculaire( Canna Indien, f. 332). Tout ceci prouve jusqu’à la dernière évidence quel’étamino n’est autre chose qu’un pétale métamorphosé, et, comme celui-ci est une feuille, l’étamine n’en est également qu'une. La feuille affaiblie devient un pétale; plusaffaiblic encore, elle devient une étamine.

A présent, tous les faits que je vous ai montrés, pour ainsi dire sans aucun lien, vont se dérouler à vos yeux pleins de vie et d’intérêt. Le fdet de l’étamine, c’est l'onglet du pétale ou le pétiole de la feuille ; l’anthère, c’est le limbe de cette dernière ou la lame du pétale ; la substance qui se trouve entre les deux surfaces de la feuille, ou, si l’on veut, le mésophyllc, devient la poussière fécondante, cl la partie moy enne de la feuille, dont la substance n’éprouve aucune altération, fait le connectif.

Nous voy ons clairement le pollen se former, de la manière que je viens de vous indiquer, dans le bord de ceux des pétales du iXymphœa et de la Rose {f. 331), où la métamorphose commence à s’opérer. Si nous voulons peindre dans nos

ETAMINES.

descriptions compassées les organes qui, chez le Bocagea virulis(f. 333), portent la poussière fécondante, nous dirons que ce sont des étamines pètaloïdes; mais, en réalité, ces étamines sans filets, et parfaitement arrondies, ne diffèrent nullement des pétales ordinaires, si ce n’est qu’au-dessus de leur milieu leur substance intérieure s'est, sur deux lignes de peu d'étendue, changée en pollen ; chez cette plante, l’altération n’a été que locale , elle n’a affecté qu’une très-petite portion de l’organe appendiculaire, qui est réellement resté pétale. Gomme on voulait absolument trouver dans toutes les plantes des étamines, ou du moins des anthères, on a dit que le Fiscum album avait une anthère adnéc au pétale ( anth. adnata) \ mais, pour qu’il en fût ainsi, il faudrait qu’il y eût tout à la fois pétale et anthère, cl ici il n’existe réellement qu’une corolle (f. 334) dont la substance s’est, à de petits intervalles, changée en pollen , de manière à faire paraître alvéolée la surface intérieure des pétales. Il y a plus encore : dans une plante brésilienne de la mémo famille que le Vi scum album, plante où trois pétales sont soudés à leur base, je cherchais vainement les étamines, lorsque je m’aperçus que le pollen était niché dans un pore qui se trouve à l’extrémité pointue de chaque pétale (Castrea falcata,f. 335); cl, par conséquent, ici, bien plusclairementencoreque dans le Viscum, c'est le pétale qui tient lieu d’étamine, ou, pour mieux dire, une très-petite portion de la substance intérieure du pétale s’est changée en pollen. Dans les étamines ordinaires, la métamorphose est plus complète : voilà la différence.

Quand chaque moitié du pétale devient une loge pollinifère, et que le milieu n’éprouve aucune altération, on a une étamine, comme elles sont le plus souvent, à deux loges parallèles, séparées par un connectif (f. 301); que les deux bords supérieurs du pétale éprouvent seuls un changement

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dans leur intérieur, on aura une anthère à loges divergentes ; que la substance intérieure se métamorphose au sommet seulement, l’anthère sera uniloculaire et terminale; il y aura encore connectif lorsque, dans ce cas , le changement sera partiel, et le connectif disparaîtra quand toute la lame deviendra pollinifère (/". .118). Si la métamorphose ne s’opère pas à la partie supérieure du pétale, comme dans les Violacéesetles Anones (/". 316, 317), on aura ce qu’on appelle un connectif prolongé au sommet; si, au contraire, elle ne s’opère point à la partie inférieure, comme dans le 7Ycorea febrifuga, (f. 3il)ct les Mélastomèes (f. 315), on dira que le connectif est prolongé à la base ; expressions essentiellement défectueuses et seulement fondées sur des apparences grossières.

A chaque pas que nous allons faire , en revenant sur les observations que je vous ai présentées, nous retrouverons toujours, dans les étamines , les feuilles et les pétales.

Ceux-ci sont ordinairement plus longs que larges, cl il en est de même de la plupart desanthères; à la vérité, on en voit parmi ces dernières qui sont plus larges que longues, dans les Suivi a (f. 310), le Thymus Patavinus (f. 337), le Métissa grandi/lora (f. 336), etc.; mais diverses plantes et surtout des Passiflorées présentent dans leurs feuilles un caractère semblable (ex. Hcdysarum Vespcrlilionis , f. 338; Aristolochia bilobata, f. 311). Nous avons des feuilles échancrées à labaseclausommel, nousen avons de bifides et de bipartites : rien n’est si commun qu'une anthère échancrée, qu’une anthère bifide, une anthère bipartite. Par une singularité assez remarquable, ce dernier caractère se présente chez les Bruyères avec des feuilles entières; c’est avec des feuilles également enlièresque nous avons des pétales bipartites chez \esStellaria.

Toutes les formes propres aux feuilles et aux pétales se rencontrent également chez les étamines. Il n’est pas jus-

KTAMIM'S.

qu’à ce prolongement terminal cl linéaire des pétales de certaines Apocjnécs que nous ne voyions dans celui des anthères des Mélastomécs (f. 315).

Nous avons des feuilles sans pétiole, des pétales sans onglet, des anthères sessiles. Ces dernières peuvent être continues avec le filet ou articulées avec lui, comme les feuilles sont continues ou articulées avec leur support. Le pétiole se trouvera au milieu d’une feuille , si les lobes de sa base se soudent entre eux à l’aide d’une substance intermédiaire, comme cela a lieu dans celles dites peltécs (/'. 61 ) , ou , si l’on veut , celles du Buplevrum perfoliatum ( f 84) : c’est aussi ce qui arrive pour les anthères, qui semblent avoir leur filet attaché à leur dos et non à leur base; on trouve une preuve de cette assertion dans les Mélastomécs, où le prolongement basilaire du connectif reste encore bifide à son extrémité^. 315).

C’est le plus souvent à leur partie inférieure que se soudent les étamines , aussi bien que les pétales; mais ceux-ci, dans la carène des Papilionacécs, se soudent souvent parleur lame, tandis que leurs onglets restent libres, comme lesélaminesdesComposécss’unissentseulcmcntpar leurs anthères, et, si nous avons des pétales entièrement soudées dans les Maregraviécs, nous trouvons des étamines qui ne le sont pas moins chez les Lobéliacécs (f. 295).

Des écailles, des feuilles, des bractées sont réduites à un simple pétiole ; des anthères se trouvent réduites au filet.

Les feuilles, les bractées, les pétales tombent ou persistent; il en est de même des étamines.

A présent que nous connaissons ces organes, nous allons voir quelle importance ont leurs divers caractères pour rapprocher les plantes les unes des autres.

Si des genres qui présentent le même nombre d’étamines n’ont souvent, d’ailleurs, aucun rapport entre eux, comme

Valeur «las caractère» f«»urni»

par Ira cUminn.

le prouve suffisamment le système de Linné, il n’en est pas moins vrai qu’un nombre égal d’organes mâles se rencontre dans une foule de familles : les Scitaminées et les Cannées ont une seule étamine fertile j on n’en trouve également qu’une dans la plupart des Orchidées et des Vochisiées ; deux étamines caractérisent la famille des Jasminées; trois, celle des Iridées et presque toute celle des Graminées; quatre , celle des l’ianlaginées ; le nombre cinq est général dans les Primulacées, les Apocynées, les Convolvulacées, lesOmbellifères; six, dans les Liliacées; dix se trouvent chez la plupart des Carvophyllées ; un nombre indéfini chez les Magnoliers et lcsGuttiféres. L’inégalité des étamines est un excellent caractère de famille : les Orobancbées, la plupart des Labiées et desScrophularinées,onl des étamines didy names ; presque toutes les Crucifères sont tétradynames. La forme des filets et leur attache sur l’anthère offrent de bons caractères de genres. La position des anthères, relativement au pistil, est constante dans les familles naturelles: toutes les Rcnonculacées, toutes les Anonées ont les anthères exlrorscs ; toutes les Crucifères, toutes les Carvophyllées les ont introrses. On trouve des caractères de genres dans les diverses expansions du connectif et la figure des anthères : un connectif prolongé au sommet s’observe dans toute la famille des Violacées ; les anthères sont à peu près semblables dans toute celle des Mélaslomées. Un grand nombre de familles offrent constamment deux loges à leurs anthères ; quelques autres n’en offrent qu’une. Le mode de déhiscence peut caractériser des genres et des familles. L'union des étamines par leurs filets n’a qu’une importance variable ; celle des anthères entre elles caractérise l’immense famille des Composées.

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