DISQUE
Nous avons passé en revue les trois premiers verticillcs de la fleur , savoir : le calice, la corolle et les étamines; nous arrivons au quatrième, c’est-à-dire au disque ( discus ) ou nectaire (nectarium).
On donne ces noms à tout verticille, sous quelque forme qu’il se présente, complet ou incomplet, qui se trouve entre les étamines cl l’ovaire.
Organes appendiculaires comme les folioles calicinalcs et les |>élales, les pièces du nectaire ou disque se présentent aussi quelquefois avec une apparence foliacée ou plutôt pétaloïde, plus ou moins prononcée^. 3t‘2 — 3t3). Cependant, lorsque l’axe de la fleur produit le disque, son énergie \italc est presque épuisée ; ce qui, chez quelques plantes, est encore une sorte de petit pétale , n’est déjà plus, chez d’au-
Définition «lu mot diiqur.
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quelles le disque K présente.
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1res, qu’une écaille qu’on aperçoit seulement avec le secours de la loupe; enfin , dans le plus grand nombre d’espèces, les parties du disque se trou\ent réduites à l’expression la plus faible à laquelle puissent arriver les organes appendiculaires et foliacés; elles arrivent, comme nous avons déjà vu que cela avait quelquefois lieu pour les stipules, à n’èlrc que des glandes (/". 344). Au delà de ce terme, il n’j a plus que la suppression totale dont une foule de plantes nous fournissent des exemples.
Dans V Eupomatia laurina , les pièces pétaloïdcs du nectaire ou disque sont assez grandes pour séparer entièrement les étamines de l’organe femelle. Lorsque, pour la première fois, j’étudiai le genre Helictercs (ex. Il . Sacarolha, f. 3 42- 343, a corolle, b gynophore, c pièces de disque), je m’étonnai de ce que, après avoir vu des pétales immédiatement au-dessus du calice, j’en trouvais encore entre les étamines et les ovaires; ce n’était autre chose que les pièces du disque. L’ Âquilegia offre aussi un rang de petits pétales chiffonnés, entre les étamines et les ovaires. Dans le Biscutella auricuhla, nous trouvons quatre écailles extrêmement petites. Les Sedum ont un disque composé de cinq glandes; une foule de Crucifères en ont un à quatre glandes (ex. Chcirunthus Chciri , f. 3 4 4).
Soudure drv De même que les folioles calicinales, les pétales et les éla- U ' mines se soudent parleurs bords, de même aussi les pièces du disque peuvent contracter adhérence entre elles, et il est bien plus commun de trouver des disques soudés que des disques formés île pièces libres. La soudure a lieu lorsque le disque est parvenu au dernier degré d’altération , c’cst-àdirc quand il est devenu glanduleux : elle n’est point encore complète dans les Ci s sus, où l’on distingue quatre lobes; dans les Cohæu, où l’on en \ oit ciuq(/". 348) ; les Ticorea(cx. T.jas miniflora, f. 345), où il existe cinq dents; le Spiranthera ,
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où il y en a dix; elle esl parfaitement complète chez les Véroniques, les Scrophulaires, les Almeidea (ex. A. rubra , f. 346), dont les disques sont entiers à leur sommet.
Dans le dernier cas, ce vcrlicillc forme un bourrelet, un anneau, une cupule ou une sorte de tube, suivant que ses parties organiques ont plus ou moins de longueur. Chez le Veronica Bcccabunga, il atteint déjà le quart de celle de l’ovaire; il en atteint la moitié dans P Almetdearubra(f.3\6)-, il esl à peine plus court dans le Galtpea penlagyna, et de là on arrive au Pœonia Moulan ( f 3 47), où il enveloppe entièrement les ovaires.
Le nectaire ou disque ne prend pas toujours une dircc- s.jirNi»>n. (ion droite, il peut s'étaler horizontalement comme, par exemple, dans le Cobwa (ex. C. scandcns , f. 3 48); c’est ainsi que nous voyons les pétales droits dans l’Oranger et étalés dans les Polenlilles. Le nectaire étalé esl moins commun que celui en anneau ou en cupule.
Tout ce que je viens de vous dire vous montre suffisamment qu’il en esl du nectaire ou disque comme du calice et de la corolle; que ce n’est point un seul corps, mais une réunion de plusieurs organes naissant, dans un même cercle, de l’axe de la fleur. Ou esl tombé, relativement à ce verti- Cause» ■{<>• fr-
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cille, dans une foule d’erreurs, parce qu’on ne l’a point suffi- *
samment considéré comme formé de plusieurs pièces quand elles étaient soudées, et qu’on a trop isolé ces mémos pièces lorsqu’elles étaient libres.
Il est très-vrai qu’il y a des disques à une seule glande, tels que ceux du Scutcllaria galericulata , de VOrobanche uniflora, du Melampyrum enstatum (f. 349), de quelques Polygala ; mais il en est de ces disques comme du pétale unique de VAmorpha ou de la seule étamine du Salvertia et s
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du Callisthène. Ces divers organes, réduits à l’unité, ne forment point un vcrlicillc entier, ce ne sont que les por- vi'rû'n.Ei"» î'H
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