‹ Leçons de botaniqueChapitre 68 sur 148 · DISQUE · texte numérisé non relu

DISQUE

lions d’un verticillc dont les autres parties ne sc sont pas développées, et ont laissé une place vide daos le cercle qu’elles auraient occupé. Il manque aussi trois pièces au nectaire de la Pervenche, qui offre uniquement deux glandes opposées; il manque également deux pièces à celui do plusieurs Crucifères, qui ne présente aussi que deux glandes.

Si nous avons des disques réduits à un seul organe , nous en avons aussi qui se composent de deux vcrticilles, comme rom* les genres Arbutus et Gualteria en fournissent des exem-

vorticillr lUmlilc- pics. Ainsi, de même que l’androcée extérieur est formé de deux vcrticilles, la corolle et les étamines, de même aussi on peut en trouver deux dans l’androcée intérieur oudisque, cl alors on compte cinq vcrticilles, depuis le calice inclusivement jusqu’aux pistils. Je me borne ici à consigner ce fait, il ne nous sera pas inutile quand j'aurai à traiter de la botanique comparée.

si lodifqucdoii Ouadit que le disque n’était qu’un assemblage d’éla-

élrcconsidéréconv , * 1 1 °

me une réunion niincs déguisées. On pourrait représenter aussi la corolle

«l'ètaminc» «le gui- * *

'*"• comme un calice déguisé, et dire la même chose des étami-

nes, par rapport à la corolle. Je crois qu’il est plus juste encore de peindre chacun de ces vcrticilles comme une rèu nion de feuilles, d’autant plus altérées qu’elles sc rapprochent davantage du pistil ; mais il est certain que , si un verticillc éprouve un excès de développement, c’est de la forme du vcrlicille qui lui est inférieur qu’il tendra à se rapprocher, comme, s’il éprouve quelque altération , il se rapprochera davantage du vcrlicille qui lui est supérieur. En procurant des sucs aboudanls au Stachys la nu la , nous multiplions son calice; par la culture , les étamines du Ranuneuhts acris deviennent de brillants pétales; il est naturel qu’on trouve quelquefois le disque du Rœonia Mouton , du Cilrus Aurantiacum , de VAquilegia mil y arts , du Citrus vaginatus , en partie métamorphosé eu étamines.

nisçcfc.

Le disque a élé confondu avec une foule d’autres organes, , „„ et ce n’est que depuis un très-petit nombre d’années que

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I on a commence a en avoir une idée juste, ai, indepen- f0«d«. damment des positions relatives, nous attachons le nom de disque à certaines formes particulières , celle, par exemple, de la glande ou de la cupule glanduleuse, il est incontestable que nous confondrons des choses fort différentes ; car, de même que l’on trouve des glandes à la place des stipules, on en peut trouver aussi à la place qu'occupent ordinairement les étamines. Admettant que tous les organes appendiculaires, libres ou soudés, qui se trouvent entre les étamines et l'ovaire , forment le disque , vous ne prendrez jamais pour tel le veriicille des étamines et celui des pétales, quelque forme qu’ils affectent ; mais, je dois vous le dire , si celte définition nous empêche de confondre avec le disque des organes qui ne lui appartiendraient point, elle ne nous donne pas les moj ens de reconnaître tout ce qui lui appartient réellement : pour y parvenir, il faut avoir recours à la botanique comparée, dont, plus tard, je vous résumerai les principes.

Ma définition , telle qu’elle est, peut cependant déjà vous empêcher de considérer comme un disque des filets stériles d’étamines, lorsqu’ils sont, comme dans les Erodium (f. 324), les Amaranlbacées (f. 319) et les Buttncriées ( f. 325), soudés en un même androphorc avec les fertiles. Elle ne vous permettra pas non plus de prendre pour un disque la base épaissie de certains androphores. Elle peut aussi vous empêcher de confondre avec le disque, ainsi qu’on l’a fait si souvent, la portion de l’axe de la fleur qui supporte le pistil , et qui quelquefois présente, comme le disque lui-méme, une consistance glanduleuse.

Après vous avoir fait connaître avec détail le quatrième

ÜIS^L’E.

Observations «ur le mol ili^uc.

verticillede la fleur, je crois qu’il convient de vous dire quelque chose du nom que je lui donne ici.

Sous celui de nectaire , Linné comprenait non-seulement le véritable disque, mais encore une foule d’autres organes ; les modernes lui ont souvent reproché cette confusion avec sévériléj mais ils n’oul pas assez remarqué que l’immortel Suédois faisait cntièremenlabstraction de la place occupée par ses nectaires, et qu’il voulait seulement réunir, sous une même dénomination, les parties réellement trèsnombreuses qui sécrètent la liqueur sucrée appelée le nectar. Adanson, après avoir critiqué Linné avec amertume sur l’application trop étendue qu’il avait faite du mot nectaire, proposa celui de disque, et il ne s’aperçut pas qu’il s’en servait pour désigner aussi des parties fort différentes : le quatrième vcrlicille de la fleur, certains androphorcs de consis tance glanduleuse et la portion du réceptacle souvent également glanduleuse qui supporte l’ovaire. I.cs modernes ont appliqué à peu près de la môme manière qu’Adanson , les uus le mot nectaire, cl les autres celui de disque; mais, comme le premier de ces mots a été rendu à sa signification primitive par Soycr-Willemel et par Johann Goltlob Rurr, et que le dernier est plus généralement admis , c’est à lui, je crois, qu’il faut s’en tenir, en en bornant l’emploi au quatrième verticillede la fleur, et eu regrettant qu’il peigne si mal les organes tantôt pétaloïdcs et tantôt en cupule, qu’il doit indiquer. Les expressions de phycostème et de ;>erigynium avaient été heureusement appliquées, la première par M. Turpin, et la seconde par M. Linkjmais les botanistes ont cru devoir rejeter le mol pl.ycostftne comme signifiant autre chosequc cequ’il doit exprimer, et periggnium comme pouvant être trop facilement confondu avec le terme deperigynus consacré dans un autre seus par Antoine Laurent de Jussieu. On ne pouvait non plus admettre les expressions

niSQl K.

de prolongements du torus ou axe, dont s’est servi M. de Candolle, parce qu’elles sont bien moins un nom qu’une définition ; et je ne sais s’il convient mieux de dire du disque, qu’il est un prolongement du réceptacle, que d’appliquer la même façon de parler à la corolle et au calice, ou de dire que les feuilles sont un prolongement de la lige.

De môme que nous disons une foliole calicinale et un né- , . m.

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laie pour désigner les organes appendiculaires, dont la réu- r*r,i” •*“ nion forme le calice et la corolle ; de môme il ne semblerait pas inutile d’avoir un mot pour indiquer chacune des parties du disque, et l’on pourrait consacrer ici l’expression de lépalc ( lepalum ), en la limitant au seul verlicillcdu disque; cependant, comme les organes qui composent ce môme verticille sont d’une consistance et d’une forme très-variables, il vaut pcul-ôlre encore mieux les désigner simplement, dans les descriptions, par leur consistance et par leur forme, et dire que le disque se compose de tant d’expansions pétaloïdes, de tant d’écailles ou de tant de glandes, etc. n“ •l,‘

constance que pre-

Quoi qu’il en soit, l’absence du disque est constante dans E u?“

beaucoup de familles , et sa présence l’est également dans ,'"' quelquesautres. Il est des familles où ce verticille caractérise seulement des genres; enfin il existe des genres, tels que les Pohjgah, oit quelques espèces présentent un disque, tandis que les autres en sont dépourvues.

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