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i>« irct-giiiijri ment unique, des ov ules allachéssur deux rangs, du côté de l’ovaire qui regarde l’axe de la fleur; en ce cas, on a dit,
«ml caiprlli*, *> absoluiuenl comme pour les pistils composés de carpelles
I ovaire c omuofé * * * 1
nniiocujâire. étalés, que l’ovaire était uniloculaire et le placenta pariétal ;
mais il est évident que, dans les deux sortes d’ovaires, les mêmes expressions peignent des choses fort différentes , quoique semblables en apparence. En effet , si les ovules, dans l’ovaire du carpelle isolé, sont attachés à sa paroi, il n’en est pas moins vrai que tous sont le produit de la même feuille , tandis que le placenta pariétal de l’ovaire uniloculaire composé est toujours fourni par les bords de deux feuilles différentes. Quoiqu’au premier abord l’ovaire uniloculaire, à placenta pariétal du simple carpelle (/". 365), ait moinsde ressemblance avec l’ovaire multiloculaire à placentas axiles (/. 363) qu’avec l’ovaire à une seule loge et h placentas pariétaux (/". 369), il n’en est pas moins vrai qu’il est beaucoup plus rapproché du premier, ou , pour mieux dire, i I n’est, en quelque sorte, qu’une portion détachée du premier sans aucune espèce d’altération. Au reste, on peut bien facilement distinguer, de l’ovaire uniloculaire h placentas pariétaux, l’ovaire du carpelle simple; celui-ci, en effet, ne peut jamais avoir qu’un placenta pariétal, puisqu’il est formé par une seule feuille, et l’autre, composé de plusieurs feuilles, doit nécessairement avoir plusieurs placentas.
Pour empêcher de confondre l’un des organes isolés d’un verlicillc carpollaire avec le verlicillc tout entier libre ou soudé, on a, avec juste raison , admis le mol carpelle, proposé par M. Dunal. On rendrait l’étude de la carpologie bien plus rationnelle, et l’on donnerait bien plus de clarté aux écrits relatifs à celte partie de la botanique, si, avec le même auteur, on cessait d’appliquer le mot ovaire tout à la fois à la coque séminifère du carpelle et aux coques mul-
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tiples d’un pistil compose. Le mot ovelle ( ovellum ) peut 0,,„e. remplir ce but : il serait, relativement à celui d’ovaire, ce que le mot filet est à celui d’androphorc.
Outre les placentas axiles et les pariétaux , il y eu„a d’une troisième sorte, dont je dois vous entretenir. Si j’ouvre l’ovaire arrondi d’une Sanlalacéo, d’une Myrsi née, d’une Primulacéc, je n’y découvre aucune trace de cloison; je n’y trouve qu’une loge, et, au centre de celle-ci , je vois uue colonne droite et égale dans les Thesium, bientôt épanchée un peu au-dessus de sa base, en une masse charnue chez les Primulacécs (ex. Samolus Valerandt , f. 382) , et chargée , chez les uns et les autres, d’ovules plus ou moins nombreux. Celte colonne séminifére porte le nom de placenta central libre ( placenta centralis libéra) -, cependant, si elle n’a jamais cessé de mériter celui de central , il est incontestable qu’elle n’a pas toujours été libre ; en effet, avant la fécondation, elle se prolongeait en un filet qui s’enfoncait dans l’intérieur du style, mais qui, ensuite, sc brise, s’oblitère , cl dont souvent il ne reste bientôt plus qu’une trace peu sensible.
§ IV. — De la nature des placentas.
Je vous ai fait connaître la nature de l’ovaire et celle du style. Le placenta central libre nous aidera, je l’espère, à découvrir celle des placentas en général.
Dans les ovaires qui offrent ce genre de placenta, ceux des Primula, des Anagallis, des Samolus ( f . 382), par exemple, les feuilles carpellaircs sont seulement soudées par l’extrémité de leurs bords, elles sont verlicillées autour du placenta central comme les pétales le sont sur le réceptacle delà fleur, elles ne portent point les ovules et n’ont même
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aucun coutact avec eux. Ces derniers sont le produit du placenta central , qui continue le réceptacle floral, comme celui-ci continue le pédoncule, ou, pour mieux dire, il n’y a qu’un axe depuis l’origine du pédoncule jusqu'à ce Blet qui termine le placenta et pénètre dans le style. Les bourgeons, comme vous le savez, naissent de l’axe, soit lige, soit rameau : dans l’ovaire uniloculaire à placenta central libre , les ovules, simple modification du bourgeon , naissent également de l’axe, puisque le placenta centrai forme l’extrémité de l’axe. Ici tout est clair , rien de compliqué, rien d’anomal ; cette marche, que la végétation a suivie sur la tige, nous la retrouvons en tout point dans les diverses parties de la fleur : l’axe y produit, comme la lige elle-même, les bourgeons et les organes appendiculaires.
Si , dans les ovaires à placenta central , la nature ne s’écarte en rien du plan général qu’elle s’est tracé , il n’csl guère probable qu’elle en ait adopté un tout différent pour les autres ovaires. Nous voyons , il est vrai , dans une foule déplantes, les ovules attachés sur les deux bords du carpelle ; mais ces bords ne sont point amincis , comme ceux de la feuille ordinaire, au contraire ils présentent dans leur longueur un épaississement plus ou moins prononcé , et , par conséquent, il y a ici autre chose que le simple bord. L ’Asclepias niyra peut nous rendre tout ceci extrêmement sensible. Dans son carpelle les jeunes graines sont attachées à l’épaississement dont je viens de parler, et qui régne longitudinalement d’un côté du carpelle; cependant celui-ci mûrit , il finit par s’ouvrir (/". 370), il s’étale, scs bords s’écartent l’un de l’autre, et, en se séparant , ils se détachent, sans le moindre déchirement, d’un filet qui reste entre eux : ce filet était la partie épaissie de l’ovaire ; quand il devient libre , toutes les semences y restent fixées, cl l’on voit bien clairement qu’elles sont nées de lui et non
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«les bords mêmes du fruit. Les feuilles carpellaires du Merisier à fleurs doubles ( f . 367) ont, comme nous l’avons vu, deux bords pliés vers l’axe de la fleur, elles sont terminées par un long style et un stigmate, et cependant elles ne nous offrent point d’ovules. Doue, pour produire ceux-ci , la feuille et ses bords ne suffisent point •, il faut encore cet épaississement que l’on observe , en général , dans les jeunes carpelles, et qui devient le long Blet libre et séroinifère de VAsclepias nigra. Puisque , dans l’ovaire de celle plante et tant d’autres ovaires analogues , ce ne sont point les bords qui fournissent les ovules , par quelle partie pourraient-ils être produits, si ce n’est , comme dans les ovaires à placenta central libre , par des prolongements de l’axe ? Ils ne doivent point leur origine au système appendiculaire, il faut bien qu’ils (a doivent au système axilc.
Chez les ovaires à placenta central libre, les feuilles earpellaires sont restées étalées à la circonférence de l’ovaire, et ne se sont point soudées avec l’axe séminifère ; dans une foule d’autres ovaires, elles se sont avancées jusqu’à cet axe, et il y a eu adhérence entre eux. Les Caryophjllées ont tantôt un ovaire à plusieurs loges , avec des placentas axiles, et tantôt un placenta central libre au milieu d’un ovaire uniloculaire (ex. Lyrhnis dioica, f. 383 ); celui-ci, étant très-jeune, a offert, comme l’ovaire multiloculaire, plusieurs loges et des cloisons formées par les bords rentrants des feuilles, mais ces bords étaient tellement fugaces, qu’ils se sont bientôt oblitérés , et l’ensemble des placentas est resté au centre pour former une colonne chargée des ovules : si ces derniers avaient été produits par le bord des feuilles, ils sc seraient nécessairement détachés lors de la destruction de ce bord ; mais il n’en a pas été ainsi , ils sont restés fixés à un placenta central qui offre une organisation merveilleuse, et c’est là qu’ils doivent