‹ Leçons de botaniqueChapitre 76 sur 148 · PI9T1I.S · texte numérisé non relu

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Aussi voyons-nous évidemment que, chez les Crucifères (/". 373 ) el les Pa pavé racées , il n’a rien de commun avec la feuille carpellairc. Je vous ai montré que, dans la première de ces familles et dans le Chclidonium ( f. 372), l’asc de la fleur se divisait en deux branches ou cordons pislillaircs qui donnent naissance aux ovules ; que ces branches se réunissaient à leur sommet , formant ainsi une sorte de châssis ; enfin que les deux feuilles carpellaires étaient appuyées sur ce châssis, mais indépendantes de lui. Comme on distingue parfaitement le contour de ces dernières, il est facile de voir que leur milieu ne se prolonge en aucune façon ; cependant il existe un style; mais, pour peu qu’on se donne la peine de suivre les cordons pislillaircs qui se montrent à l’extérieur du jeune fruit, on reconnaîtra, sans la moindre peine, que le style est le prolongement direct des cordons pislillaircs soudés au sommet, et par conséquent ici les doux systèmes, l'axilc cl l’appendiculaire, restent distincts jusqu'à l'extrémité de la [liante. Ainsi nous avons, dans les végétaux en général, deux espèces de styles; les uns beaucoup plus nombreux, qui sont formés par le prolongement de la nervure moyenne des feuilles carpellaires dans laquelle vient se fondre l’extrémité du système axile; les autres qui le sont par ce seul système, ou, pour m’exprimer plus clairement, par le seul prolongement des cordons pislillaircs. En vous disant que l’ovaire des Passi/lora (f. 369), réduit à deux carpelles, deviendrait celui d’un Chclidonium , j’ai ajouté que, cependant, quelque différence resterait encore; celte différence on la trouverait dans les styles, ceux des premiers étant le résultat du prolongement de la nervure moyenne des feuilles carpellaires, ceux des seconds étant dus au seul système axile. Outre les Crucifères et les Papavéracécs, on peut encore compter, parmi les plantes qui offrent celle

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dernière espèce de style , le Lavatera (rimestris , peutêtre toutes les Malvées et les Graminées.

Une observation que j’ai à vous présenter encore sur l’autre sorte de styles achèvera de vous la faire connaître.

Quelquefois la nervure moyenne des feuilles de la lige se prolonge, réduite aux seules fibres qui la composent, et formant une épine; mais, plus souvent encore , elle se présente accompagnée , de droite et de gauche , d’un peu de parenchyme, et c’est alors que la feuille est dite acumince.

Nous avons aussi vu ce dernier caractère dans plusieurs Leityl* «oarent

, , , , , formé non* seule.

Apocynees dont les octales sont termines par un ruban ment par la nervure moyenne,

étroit ; nous allons le retrouver encore dans le style qui est m*'* *"«"»,

' * 1 un parenchyme

également le prolongement d’une feuille. Il est bien évident que les styles des Iris(ex. /. Susiana, f. 393), semblables à des pétales et larges de plusieurs lignes, ne sont pas réduits à la seule nervure. Certaines Renonculacées où les ■ arpelles libres contiennent plusieurs ovules, ont un stylo fort large qui pourrait inémc se comparer plutôt à l’extrémité d’une feuille aiguë qu’à celle d’une feuille acuminéc, car il est continu avec l’ovaire, et c’est insensiblement qu’il devient plus étroit.

En même temps que la feuille carpcllaire se courbe sur elle-même , pour former la cavité de l’ovaire , son prolongement, lorsqu’il est garni de quelque parenchy me , se plie avec elle, pour former le sty le. Ce caractère se montre, avec la dernière évidence, dans V Helleborus fœtidus , et il est ailleurs moins sensible ou plus sensible, suivant que la nervure prolongée est plus ou moins nue; une petite fente en révèle la dernière expression dans le style de VAmygdalus communis. Comme vous le savez déjà, la columclle des ovaires des Géra niées se prolonge, parfaitement distincte, dans une partie de la longueur des styles; chacun de ceux-ci se replie sur lui-même ; ses deux bords se soudent, laissant

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cnlre eux une petite loge vide , el contractant adhérence avec la columelle ; les côtés de tous les styles se soudent aussi les uns avee les autres pour former des cloisons , et, en un mot, il arrive ici absolument la même chose que pour les feuilles rarpellaires. Cette faculté qu’ont les styles de se replier sur eux-mémes, comme la base du carpelle, nous aidera bientôt à expliquer ce qui se passe chez les stigmates.

La soudure ou l’entière séparation des styles forme de lions caractères de familles. On trouve des styles plus ou moins soudés dans la plupart des groupes fournis par la classe des monopétales ; une plante qui n’aurait pas de styles libres ne serait point une Caryophylléc. Quant au degré de soudure , il est extrêmement variable , et l’on ne peut , en général, y attacher une grande importance. Des styles lamcllés dans leur partie terminale libre se présentent uniformément dans certains genres et dans la famille tout entière des Bignoniacécs. Il n’y a pas de variations très-importantes dans la forme des styles , et , quand il s’en rencontre de sensibles, c’est souvent dans le même genre, comme les Violettes et les Polygalu nous en offrent des exemples. La division des styles est constante dans les Euphorbia et les Drosera ; mais il ne faut pas attacher à ce caractère une trop grande importance; car, dans certains Oxalis , on trouve tantôt des styles divisés dont chaque branche porte son stigmate , et tantôt des styles parfaitement entiers.

§ VIL — Détails sur le stigmate.

On donne ce nom , comme je vous l’ai dit, à la partie du pistil dépourvue d’épiderme , garnie de glandes ou de pa-

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