‹ Leçons de botaniqueChapitre 78 sur 148 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

OVULE

Nous avons étudié les organes de la végétation , nous avons vu la plante fleurir ; nous arrivons à la dernière de scs productions, à l’ovule.

Celui-ci est au placenta ce que sont les bourgeons à la lige et à la branche. Comme eux il se compose d’un axe et d’organes appendiculaires, et, comme eux, il est un gage rnnipai.iMin de de reproduction ; mais ici s’arrêtent les ressemblances. Si le bourgeon. ' bourgeon multiplie l’individu , c’est en le continuant ; au contraire, l’évolution de l’individu finit dans l’ovule, et ce dernier périrait sans avoir reproduit, si , par le concours simultané de deux sortes d’organes, c’est-à-dire par la fécondation, une évolution nouvelle ne commençait en lui. Le bourgeon répète l’individu ; l’ovule est destiné à perpétuer l’espèce, et peut donner naissance à la lariétc. Excepté dans quelques cas rares, le premier ne se détache pas spontanément de la plante qui lui adonné naissance; le second se

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séparera de la plante mère, si toutes les phases de son existence se succèdent sans perturbation , s’il devient une graine. Il est, en un mot, le rudiment de cette dernière; il est la graine dans l’ovaire.

L’état d’ovule n’a donc rien de permanent. Depuis l’instant où cette partie de la plante vient de naître jusqu’à celui où elle peut jouir d’une vie particulière, de continuels changements s’opèrent en elle, et il est impossible de détermiucr d’une manière précise quand finit l’ovule, et quand la graine commence. Nous disons sans cesse, une graine jeune encore, une graine qui n’est pas mûre.

§ I. — Des développements de l’ovule.

Daus le dix -septième siècle, Grew et Malpighi avaient Résume Litluii' déjà étudié , avec un succès merveilleux, les développements <1“r' de l’ovule ; mais, pendant une grand nombre d’années, on n’observa plus que la graine mûre, celle qui est susceptible de germer, et c’est seulement depuis l’année 1806 jusqu’à nos jours que M. Turpin, moi-même, MM. Tréviranus,

Dutrochct, et surtout MM. Brown , Brongniarl fils, Mirbel, Schleiden et Wjdlcr avons repris ce sujet de recherche trop longtemps abandonné. Parmi les divers écrits où il a été traité dans ces derniers temps, je dois surtout vous citer les mémoires de M. Mirbel , intitulés : Recherches sur la structure et les développements de l’ovule. On peut, sans doute, ajouter des faits à ceux qui ont été exposés par cet illustre naturaliste; peut-être, au milieu d’observations très-difficiles à faire, lui a-t-il échappé quelques légères erreurs, mais son travail restera toujours comme un des

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