‹ Leçons de botaniqueChapitre 87 sur 148 · I.V9ERTIO · texte numérisé non relu

I.V9ERTIO

plus défectueuses que le seul mot générique d’aigrette, car un calice en forme d’aigrette veut dire un calice qui n’est point une aigrette et qui en a seulement la figure ; or il n’y a point d’aigrette qui ne soit le limbe d’un calice, et un limbe calicinal ne peut imiter une aigrette, sans être , pour cela même, une aigrette véritable.

Tous les verticilles d’une fleur dont le calice est adhé- ToaJu, «tarent ne deviennent pas toujours libres à la fois au poiut où iT«ï£!L?!ak"! le calice commence à l’être. Chez les Cucurbitacées, la nrnt pas libres au corolle se montre soudée avec la partie non adhérente, racn,cp”,°< mais encore tubuleuse du limbe du calice. Quand la corolle est monopétale, les étamines sont, le plus ordinairement, soudées avec elle , après qu’cllc mêmc est devenue libre.

Enfin, souvent la soudure du disque avec l’ovaire se continue, bien au delà de la base du limbe calicinal, jusqu’à celle du style.

Tout ce qui précède vous montre assez qu’il existe des 0nmm(«,i,. combinaisons de soudure fort variées entre les différents verticilles floraux. 11 ne faudrait pas croire cependant que ',urT' toutes celles qui semblent possibles se rencontrent réellement. Chaque verlicillc peut, sans doute, être soudé avec celui qui vient immédiatement an-dessus de lui ; mais, si le disque est susceptible de se souder isolément avec l’ovaire, les étamines avec le disque et la corolle avec les étamines , le calice ne se soude point avec la corolle, sans que les étamines participent à la même soudure. A ces trois verticilles peuvent se joindre le disque et même l’ovaire; mais les étamines, le disque et l’organe femelle ne sauraient se souder les uns avec les autres sans la corolle; et la corolle, les étamines, le disque, l’ovaire n’adhèrent point ensemble sans le calice. On doit donc dire, en général, que les adhérences ne s’étendent point du centre à la circonférence de la fleur, mais de la

596 INSERTION

circonférence vers le centre , et c’est réellement ici le calice qui joue le rôle le plus important.

LroY.ioPPf ?.. Ce n’est pas seulement avec la corolle, les étamines, le ...< ie r^epucie. djSqUC c[ l’ovaire, mais encore avec le réceptacle que peut se souder l’enveloppe calicinale. Ce. cas est cependant fort rare, car il ne se présente que dans les Roses. Chez elles , le calice forme à sa base un tube plus ou moins allonge sur la paroi intérieure duquel on trouveun grand nombre de pistils unicarpellés. Un carpelle n’est, en grande partie, comme vous le savez déjà, qu’une feuille métamorphosée, et le tube calicinal est une agrégation de feuilles ; or, je le répété, une feuille n’est jamais portée par une autre feuille ; donc il doit nécessairement y avoir ici autre chose que le calice; et quo serait-ce, si ce n'est l’organe qui produit toujours les carpelles, comme il produit tous les organes appendiculaires , si ce n’est, en un mot , le réceptacle !’ Que l’on coupe verticalement le tube calicinal d’une Rose du Bengale (Bosa Bengalensis ) qui commence à se flétrir, on verra qu’il se compose d’une couche extérieure verte, et d’une autre intérieure blanchâtre; la première, qui se continue dans les folioles devenues libres; la seconde, qui se prolonge à son sommet au delà des folioles pour former, en grande partie, le tube qui, à la base du prolongement, porte à l’extérieur les étamines et les pétales, et qui, intérieurement, est chargé des ovaires. Dans la couche verte et extérieure continue avec les folioles libres, je dois voir le véritable tube calicinal , et il m’est impossible de ne pas reconnaître dans la couche intérieure le réceptacle chargé de tous les organes floraux. Ce réceptacle s’est profondément déprimé, comme chez la Figue s’est déprimé l’axe de l’inflorescence (p. 298); il a également formé une sorte de coupe, et, de plus, il s’est soudé avec le tube calicinal. Comme dans la Figue, le Dorslenia et le Brosimum , c’est le fond de la

IXSCRTION.

coupc qui , chez la Rose , esl vraiment le sommet du réceptacle, et le sommet apparent de la coupe, chargé des pétales et des étamines, est, en réalité, sa partie inférieure. Faisons, par la pensée, rentrer en lui-méme le réceptacle d’une fleur de Fraisier ou de Potentille, nous aurons une Rose.

On a demandé si le tube calicinal de la Rose n’appartiendrait point tout entier au système axile, et si l’on ne devait pas le considérer comme une dilatation du pédoncule. Je vais lâcher de répondre à ces questions. Nous avons vu (p. 355) que les folioles qui couronnent le tube n’étaient que le limbe d’une feuille ailée-, mais, dans une feuille cauliuaire de Rosier, il y a autre chose que ce limbe; il y a encore un pétiole accompagné de deux stipules. La seule analogie suffirait pour indiquer que nous devons retrouver dans le tube ce qui manque au-dessus de lui , c’est-à-dire l’ensemble des pétioles soudés, et cette analogie esl entièrement confirmée par l’observation. M. George Engelmann et quelques autres oui décrit et figuré des Roses où le tube avait cessé d’exister, où chaque foliole calicinalc distincte et sans ovaire présentait , outre son limbe ailé , un pétiole large et en gouttière, et où le réceptacle, au lieu de s’étre creusé en coupe, était central, hémisphérique, comme celui de la plupart des fleurs connues, cl également chargé des organes appendiculaires.

§11. — Insertion.

Ce qui précède vous montre que, si les organes floraux ont, dans tous les cas possibles, une origine semblable, ils ne se présentent cependant pas attachés toujours à la même partie de la fleur. Vous savez déjà (p. 28) qu’on dit, tres-impropre-

INSERTION

L'nf wul« ln»*rt ion rèrllrmcnt organique.

Page 1