‹ Leçons de botaniqueChapitre 88 sur 148 · I.ndiT»iV» ior- Irt d*in#ertion« idmite* par Jussieu · texte numérisé non relu

I.ndiT»iV» ior- Irt d*in#ertion« idmite* par Jussieu

ment, qu’un organe est inséré sur uu autre, quand il eu émane, soit réellement, soit en apparence, et qu’on appelle insertion ( insertio ) la position d’une partie quelconque sur une autre partie. Si, dans la fleur, une seule insertion est réellement organique, celle de la corolle, des étamines ou du disque sur le réceptacle, il n’en est pas moins vrai que les autres, dues à dessoudures, coïncidant, en général, avec des caractères d’une grande valeur, en ont ellesmêmes une très-grande pour la fixation des rapports des familles et des genres.

Convaincu de cette idée , M. Antoine Laurent de Jussieu avait pris pour une des bases fondamentales de sa méthode l’insertion des étamines; et la considérant comme invariable dans une même famille naturelle, ilia proclamait un caractère de premier ordre. Suivant lui, il existe trois sortes d’insertion : ou les étamines naissent sous l’ovaire , c’est-à-dire du réceptacle, et alors il les appelle hypogynes; ou elles sont insérées autour de l’ovaire, c’est-à-dire sur le calice, et il les nomme périgy nés ; ou enfin, elles le sont sur le pistil, et il leur donne le nom d’épigynes ( slamina hypogyna , perigyna , epigyna). Ayant reconnu que la corolle monopélale porte presque toujours les étamines, mais que l’insertion de cette même corolle peut varier, ce n’est plus, dans les fleurs à corolle monopétale, l’insertion des étamines qu’il examine, mais celle de la corolle elle-même. Pour celte raison, il admet une insertion immédiate (tnsertio t'mmediala) , celle qui a lieu chez les plantes apétales et polypélales, où les étamines sont insérées sans intermédiaire sur le réceptacle , le calice ou l’ovaire ; cl l’insertion médiate propre aux monopétalcschez lesquelles la corolle sert, en quelque sorte, d’intermédiaire aux organes mâles (mserlio mediata).

Il est incontestable que l’insertion des étamines a

INSERTION

beaucoup d'importance } cependant, il faut le dire, elle csl i. loin d’être aussi conslaute que le pensait l'auteur illustre du lrcroyait Juuirtt- Généra Plantarum. Puisque le calice des Cyclamen et celui des Samolus est, comme je vous Pai dit (p. 590), soudé avec l’ovaire, il est bien évident que la corolle de ces plantes ne peut être hypogyne comme dans les autres Primulacécs. Le Bacopa à ovaire adhérent cl à corolle périgync ne saurait être éloigné des autres Scrophularinécs, toutes à corolle insérée sous l’ovaire. À moins d’adopter un système artificiel, ou n’écartera pas les Gesnériées, dont l’insertion est périgync, des Orobanchées, qui ont une inscr lion hypogyne. Les Erica à étamines hypogynes et les Gaylussacia à étamines périgynes doivent certainement rester dans le même groupe. Parmi les Porlulacées, toutes périgynes, le Talinum présente une insertion hypogyne.

Les Arcnaria rubra et media ont des étamines périgynes; le Larbrea aquatica en a de bien plus décidément périgynes encore, et ces plantes ne pourraient être séparées des Caryophy liées à insertion hypogyne (t). Tandis que le Viola odorata nous offre des étamines périgynes, d’autres Violacées ont les leurs insérées sous l’ovaire. Chez les Mimosées, tantôt hypogynes et tantôt périgynes, on trouve souvent aussi une insertion douteuse. Enfin, sans même parler de ces plantes, il est une foule de cas, chez les Mal pighiées, par exemple, où l’on ne sait si l’on doit se prononcer pour la périgynic ou pour l’hypogyuic, et où l’observateur, comme Jussieu l’a déclaré lui-même, n’a pas d’autre ressource que de prendre l’analogie pour guide.

(i) On trouve dans un livre moderne, très-estimable, toute la tribu des Alsinées indiquée comme ayant des étamines périgynes ; mais ce ne peut être que le résultat d’une faute d’impression.

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