‹ Leçons de botaniqueChapitre 89 sur 148 · I.VSUU'IO.N · texte numérisé non relu

I.VSUU'IO.N

^ans loul ce qui précède, mes observations n’ont eu pour objet que l’insertion hypogync et l’insertion périgyne; on en peut faire de plus graves encore sur l’épigynie. Le disque, il est vrai, peut être ou entièrement libre, ou uniquement soudé avec le calice, ou encore l’étre avec le sommet libre d’un ovaire adhérent , c’est-à-dire, en d’autres termes, qu’il peut être hypogyne, périgyne ou épigyne ( disais hypogynus , perigynus, epigynus ); mais Jussieu n’a nullement songé à l’insertion du disque, et ce dernier est également épigyne dans des plantes auxquelles l’auteur du Généra attribue la périgynic, telles que les Éricacécs à ovaire adhérent, et dans les Ombellifères, qu’il considère comme épigynes. Il est incontestable encore que, chez quelques familles, l’étamine ou les étamines, étant soudées avec le style, au delà même du point où le calice est devenu libre, semblent, au premier coup d’œil, naître de l’ovaire, et que, par conséquent, elles peuvent être appelées épigynes ; mais ces familles sont en fort petit nombre, cl la plupart de celles que Jussieu disait épigynes se trouvent réellement l’être aussi peu que toutes ses familles périgyucs à ovaire adhérent. Si les Orchidées et les Stylidiées nous offrent uue véritable épigynic, les Composées, les Dipsacécs, les Rubiacées, les Caprifoliacées, considérées comme épigy nés par Jussieu, le sont aussi peu que les Cainpanulacées, qu’il dit être péri gy nés j et il n’y a pas plus d’épigynic chez les Ombellifères ou les Araliées que chez 1er Saxifragées ou les Ribes , que le même auteur rangeait parmi les périgy nés. Cependant, pour peu qu’à l’eiemple de M. de Candollc nous voulions confondre l’épigynie avec la périgynic, et répartir les familles de la classe des diclines de Jussieu entre les autres classes, nous trouverons, je le répète, dans l'insertion combinée avec l'absence ou la présence de la corolle, la soudure ou la séparation des

ÎSSERTIO.X .

pétales, le plus beau lieu qui puisse unir les familles naturelles (1).

(I) Je ne dis rien ici des critiques que l’on a faites des mots hypogyne, périgyne et épigync, ui de ceux par lesquels on a voulu les remplacer. « Quand on a envie de substituer un terme h un autre, a dit, avec beaucoup de raison, M. de Candolle , on peut toujours trouver des prétextes pour le faire ; » d'où il faut conclure que les expressions le plus anciennement consacrées sont celles qui méritent la préférence.

I.c plu» liran Jim dra lannllri tialurelie» dans la méthode de Jtmtru , modiliée par J« Candolle.

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