CHAPITRE XXXI
SYMÉTRIE
Nous venons tic voir que les verlicilles floraux pouvaient être libres, ou adhérer les uns aux autres. Dans les deux cas, leur position respective reste toujours la même ; ils sont toujours soumis aux lois d’une invariable sjraétrie.
§ I". — Considérations générales ; comparaison de la symétrie avec la régularité.
Le mot symétrie a souvent été employé comme svnun yme
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ÿifi’i”»' de régularité, uon-sculement par les hommes étrangers aux sciences, mais encore par ceux qui les cultivent ; cependant les deux expressions, prises dans un sens rigoureux, sont, en réalité, très-loin de représenter exactement les mêmes choses.
,,,luv„ b ic Un Inut est régulier quand les parties qui le composent, placées à égale distance les unes des autres, sont semblables entre elles, ou, du moins, quand il y a similitude entre celles qui se correspondent; chaque partie, prise isolément, est régulière lorsque ses deux moitiés sont semblables ; des parties irrégulières peuvent, aussi bien que des
SYMtrHIt.
parties régulières, former un ensemble régulier, puisque, avec les unes comme avec les autres , il peut y avoir similitude et intervalles égaux.
La symétrie existe avec ou sans la régularité, car elle Cr «ju Vit U ijr-
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n’est autre chose que l’ordre dans la disposition des parties.
Formé d’arbres très-inégaux, un quinconce présentera cependant une symétrie parfaite.
Quoique l’égalité des intervalles ne soit, comme nous l’avons vu, par l’exemple du calice et de la corolle, qu'un caractère de régularité inférieure à celui de la similitude, il n’en est pas moins vrai que ce caractère tend à rapprocher la régularité de la symétrie , car il est Un point <lr ru Odifficile que celle-ci existe sans l’égalité des intervalles. De laritê et la ijinc* là vient peut-être que l’on a si souvent confondu la symétrie avec la régularité.
Quoique, prise dans un sens générale!, pour ainsi dire, métaphysique, la définition que je vous ai dounée de cette dernière soit rigoureusement exacte, il n’est pas moins vrai qu’il n’est pas toujours possible de l’appliquer sans aucune restriction. Les convenances et la nature des choses mettent . La i rgiilanlc «li«
être» rn general.
souvent à la régularité des limites plus ou moins étroites, et l*ojii;f<'ull7,,l'i,‘ le langage usuel a même consacré plusieurs ordres de régu- n*,MU! larité, puisqu’on dit tous les jours que telle chose est plus ou moins régulière que telle autre. Des exemples me feront mieux comprendre : Tout le monde regarderait comme régulière une façade qui présenterait, au milieu de quatre ouvertures uniquement destinées à recevoir le jour et placées à des distances égales, une entrée beaucoup plus grande; ici, cependant, il y aurait incontestablement inégalité, mais, sans sortir des conditions imposées par la nature des choses, ou ne pourrait olfrir une régularité plus parfaite. Supposons à présent que nous eussions une corolle à cinq pétales, dont quatre parfaitement semblables et un cinquième plus grand ;