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« nption des fruits. sanl tel qu il est dans la tleur ; il ne lui restera plus ensuite qu’à nous indiquer les changements survenus pendant la durée de la maturation. Il nous dira d’abord si l’ovaire est libre ou adhérent au calice, s’il est simple, composé ou multiple , si, étant multiple ou composé, il est symétrique ou asymétrique , cl si enliu il est asymétrique par augmentation ou par retranchement ; il nous dira si ses feuilles rarpcllaires sont étalées ou rentrent en dedans, et par conséquent combien il a de loges, où sont situés ses placentas, combien il renferme d’ovules et de quelle manière ils sont attachés; puis, passant au fruit parfait, il nous apprendra quels changements il a éprouvés pendant la maturation , si quelques avortements n’ont pas déguisé sa structure primilivc , s’il est devenu sec ou charnu , s’il s’ouvre ou s’il reste indéhiscent. Quand il pourra lui appliquer une des définitions que je viens de vous donner, il l’appellera un légume, une baie, une capsule, etc.; si nos définitions ne cadrent pas d’une manière parfaite avec les caractères qu’il aura sous les yeux, il modifiera ces mêmes noms par des épithètes, si enfin aucun des noms précités n’est applicable, il décrira le fruit dans toutes ses parties , sans le désigner par aucune dénomination spéciale.
Ne croyez pas, cependant, que je prétende proscrire absolument tout nom de fruit autre que ceux dont je viens de vous donner la liste extrêmement courte. Celui qui décrit une famille ou un genre chez lesquels le péricarpe présente quelque uniformité, surtout dans ses caractères primitifs, peut, en la définissant avec précision, appliquer à ce fruit une des dénominations le plus généralement admises, sauf à indiquer ensuite, daus la description de chaque espèce, les modifications plus ou moins notables qui se rencontrent
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sans cesse. Ainsi, pour éviter des répétitions fatigantes, on peut, sans inconvénient, appeler pépon le fruit de toutes les Cucurbitacées, akène celui des Composées, caryopse des Graminées, noix de toutes les Cypéracées. Mais il n’en est pas moins vrai que l’on aura des pépons et des caryopses fort différents les uns des autres, parce que, si l’organisation primitive a été assez généralement la même, les résultats amenés par la maturation ont souvent fort peu de ressemblance; le pépon du Cucurbita Pepo ne ressemble guère à celui du Ulomurdica Elaterium, L., du Bryonia diutca ou de YElisea, et, si le caryopse de la plupart des Graminées adhère fortement à la graine, il existe pourtant des espèces chez lesquelles la soudure est si faible que L.-C. Richard, pour être conséquent avec lui même, appelait leurs fruits des akènes. Au reste, la marche que j’indique ici est celle que tous les botanistes ont suivie pour les Crucifères et les *
Légumineuses. Dans chacuue do ces familles, l’ovaire a une organisation semblable, mais les fruits sont loin d’offrir une pareille homogénéité} car nous avons des légumes indéhiscents et monospermes qui, par conséquent, présentent tous les caractères des akènes de Richard ; nous avons aussi des siliques qui, par avortement, oblitération et défaut de déhiscence, deviennent de véritables akènes, cl cependant il n’est personne qui n’ait appelé ces fruits des légumes et des siliques, en modiliant ces mots par les épithètes convenables. Au reste, nous devons le dire, pour apprendre à bien décrire les fruits, c’cst moins à des livres didactiques et élémentaires qu’il faut recourir qu’aux ouvrages où ils ont été le mieux déerits. Quand on veut savoir une langue, il ne faut pas tant l’étudier dans les grammaires que dans les écrits où elle a été maniée avec le plus d’habileté eide savoir.