‹ Leçons de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 3)Chapitre 10 sur 77 · Le rapport -^ =*-i i— ' se présente quand · texte numérisé non relu

Le rapport -^ =*-i i— ' se présente quand

on fait x^=' o sous la forme indéterminée - et acquiert

néanmoins en réalité une valeur finie , qui est en général une fonction nouvelle de x , et exprime la tangente trigonométrique de Tangle que fait avec Taxe des x la tangente à la courbe y=F{x)^ au point x^y. Cette fonction nouvelle, limite du rapport de Faccroissement de la fonction à Taccroissement de la variable indépendante, prend le nom de dérii^e et se désigne par Tune desnota-

j xy f \ 1- AT 1- F(x+Ax) — F(«) Uons r ou F (x) = lim. -^ = um. — ^ — ■ ^ i— '.

8. Puisque le rapport— a pour limite F'(ar), il faut qu il difi^re de F '(or) d'une quantité e qui s'évanouisse

PKBmlAE LEÇOH. 7

avec dx, on aura donc

et par suite

Le premier terme de Faccroissement ^jr ou le produit de la àényéey par Faccroissement Ar de la variable indépendante, s'appelle la différentielle de la fonction j^* et se désigne fiar la notation djr^ àe sorte que Fon a identiquement

djr =^Aar =: F'(x)àXj ou même df = ydx = F'(x)dlr,

parce qu'il suit des définitions données, que la différentielle dx de la variable indépendante est égale à sou accroisseniént.

La différentielle sera d'ailleurs , en général , une quantité finie ou infiniment petite, suivant que Faccroissement Ar = dx sera lui-même fini ou infiniment petit. Quand Ax est infiniment petit, e doit Fétre aussi, puisque

le rapport — doit alors différer infiniment peu de sa limite j/; on peut donc, dans Féquation — =y' + e^ négliger € par rapport à la quantité finie ^, ce qui donne Ay =j^Ajr= djTj d*ôù Fon conclut que la différentielle, lorsqu'elle est infiniment petite, est sensiblement égale à raocroissement de la fonction et réciproquement.

9. La recherche des dérivées et des différentielles des fonctions simples^ et composées , l'application des propriétés de ces différentielles et de ces dérivées à diverses questions d'analyse et de géométrie, forment Fobjet du calcul difiërentiel.

8 CALCUL DIFFéRBNTIÈL.

Galeul de* dériTéet et des différeDtielles des fooetlons simples.

iO. La dérirée et la différentielle d^une quantité constante sont nécessairement nulles.

On trouvera

Ar Aj; i". Pour Yziza+a. , . -^ = — = I , . . .

•^ AX AX

donc lim. — = ^ =r i , dy '=:y'dx = dx\

AX • ,* Ar AX

a®. Pour r=a— x.,.-^=— — =— i . . .

•^ AX AX

r'= — I, dxz=:ydx:='^dx\

Ly aAx 3®. Pour r=flx... — = = a...

*^ AX AX

y=fl, dy '=^ y dx -=: adx\

, ^ a Ar X-4-AX x

4**. Pour r =-• • . -— = — ^ =—

AX AX (x+Ax)x'

. ^ ^ Ar (x+Ax>— X* 5». Pour r =«•. . . — = — -^- —

AX AX

posons

a et 6 seront deux quantités qui décroîtront indéfiniment avec Ar , et nous aurons

Féquation (i+a)* — i =r 6 donne

(i +•)•=: i+Ç, l(H-C) = £il(i+a);

or les deux expressions -^ ^ et -i— ^ — - convergeant

toutes deux vers la limite i , nous pouvons poser

7 et ^ étant encore des quantités qui convergent vers la limite o; ces deux équations jointes à celle qui précède, donneront

-•=a — i — , lim. -=:a, - i+y •

et par suite

Ar lim -^ = jr' = aaf^y dy -ssiy'd^ = oj^^^dx;

de sorte que dans tous les cas , pour avoir la dérivée d'une puissance de x , il faut la multiplier par son exposant et diminuer ensuite cet exposant d'une unité ;

fr.Poar j.=a., ^ = ?lî:^=£ = f!(a*--.),

posons à^ — I = a , d'où £ix = L ( 1 + «), nous

lO CALCUL DIFFÉRENTIEL.

aurons

= fl*

Ax L(i+«) L(ï+«)'

et

Ar a*

lim. -=^ = Z' = — ^ ^ fl* la , djrzi:iy(ix-=za*\adz;

sia = ejjr=e'j on aura j/ = e*, rfj^ = e'di: ^ la dérivée de e* est cette même exponentielle ^

7«. Pour r=Lxj -£. = — 1 L £ = î^ i,

' Aj: Ax Ax

posons

— = «, d'où Ax=:0t4r.

il vient

^x X m Ax X x\a

Ijffdx dx

ci £! = «, / = lr, on aura y=-, rf/ = — ;

«^ «. . ûr sîn^x+^x) — sinx

en posant

x+^^ = tf + ^9 x=:a — ^) d^où

. ^x - Ax

fl=X+— , * = — ,

lin (x + Ax)— ain X = sin( fl + ^ )— sin (a — 6 ) = 2 sin A cos ar

. ùx / ^ Ax\ = 2ain — co8(^x + — J,

OXnXliOR LBÇOlf. II

il vient

— ' — Ar a

àx ux

dy =:ooft«4s= fin ( x + - ji£ar;

^•.Pwirr = oo5x, — = —

et par une transformation semblable à celle qui précède,

. ÂX

sin — ^ .

-=^= sm(x H ),

AX Ax \ a /'

lim. — = y= — 8inx=: cosf x H — \ df =:-'Sinxdlr=:00ftfx + - j dx'j

10^ Pour jr=:arc8inx,

«=8nijr, co5jr=:V^i — X», Ax=: 8in(/ + A/) — sin jr,

sm-^ cos^r + YJ

AX -^ COSjr V^i xt ^' i/^l — X»

, H®. Pour jr = arccosx, x = cosj, sinj=l/i— x»,

Ar / Ar \ Ax = cos(jr-h Aj) — co8jr= — 2sin~sin( ^+— J,

la CALCUL DIFFÉKEITTIEL.

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