‹ Leçons de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 3)Chapitre 28 sur 77 · Scolie i'*. En général, on a · texte numérisé non relu

Scolie i'*. En général, on a

d*u , . d*a , d^tt , ,

d*u = -r-, or» H -— rfr» + 2 -7—7- dxdr^

dx* dy* dxdx "

ou

d^u . / dy* . dxdy dy dx* rf/» \ dx*^ d*u dx^ d*u' "

dy^ Ip

et par conséquent, 1^ d^u aura constamment le signe

de -7—, si l'équation

^, dxdy dy ifa»

. dx»"'"^ d*u dx'^ d^u"" ^ dp dP

n'a que des racines imaginaires, c'est-à-dire si l'on a

ce qui exige que j-j- et -^ soient des quanutés de

même signe ; la fonction u admettra donc un maximum 31 Ton a à la fois

dy^^^' \dxdyj '^dpl^^'''

l36 CALCUL DIFFÉRBUTIEL.

et un minimuni, si

d*u ( d^u Y d^ud*u

dy- ^^» \dxdy) ~dP^d^<'''

a^. La fonction n^admettra de maximum ou de n mum, dans le cas où

/ d*u Y d*jid*u

qu^autant que la première des différentielles iPuj d^

dy qui cessera de s'évanouir pour les valeurs de -j- pn

à vérifier Téquation

dy* dxdy dy- ^^ dx*

dJ^'^ d*u S rfnî "" ^'

dp' dp'

sera d'ordre pair, et constamment de même signe qu< quand il ne s'évanouit pas. 3^. Si

/ d*u\* d*ud*u

[dMyJ ~dp"d^^^'

la fonction u n'admettra ni maximum ni minimun ScoUe 2*. S'il s'agît d'une fonction de trois varia on aura

dx* ^^ dy* ^ ^ dz* dxdy ''

axaz dydz

et en posant

dy dz

, fà^u d*u . d*u d*u , d*u d*m

QUINZIEME LEÇON. * iZj

Pour que d^u ne change jamais de signe, il faut, i^ que i^jUation d*u= o, résolue par rapport à ç^ n'ait pas de ^cîncs réelles, ce qui exige que l'on ait, quel que soit ^i

lS5 + ^^; —dF\d^'^dj^^''^''d^f')<''^

ou

r/" d'uy d*ud*u'\ ^- / d'u d'u d^u d*U \

L\ tiydzj ^fl^J^ \ dydz dxdz 'dF dxdy /

/ d^u Y d^ud^u

\ dxdz ) IdF'dx^'^^'

C«ttc dernière condition sera elle-même satisfaite quand ^ïi ^ura

\dydii) IF^^^'

\dxdz dxdz dz* dxdyj

[/ d*u\^ d*ud*u 1 r / d*u \ « d*u à^Wy \lfydz) ~'é^'^ \V\dxdz) ~'dF dF \^^'

^^Ues sont donc les conditions nécessaires et suffisantes Poixr que la fonction u admette un maximum ou un mi-

^iXQum; ce sera un maximum si -^ < o, et un mini-

dz'

. d^u ^ SI -J-- > o.

• dz*

77. 1*' Exemple. De tous les triangles isopérimètres, ^{ixel est le plus grand en surface ?

'Solution. Soient x^y^ z les côtés, p = — ? le

dexni-périmètre donné, on aura z=z!ip — x— ^, et la sur^ face du triangle sera donnée par l'équation

vt 1 m^

l38 CALCUL DlFFÉRfilITIBL.

les équations

du du

se réduiront à

p{p—x){'xp^iX — ^) = o»

on ne peut poser ni p-^jf = o, lii^ — x = o, p que sans cela on aurait

ou

ce qui est absurde \ il faudra donc que Ton ait 2/? — ax— ^ = o, a/^^aT* — x=o.

De plus, pour ces valeurs de x et de jr, on aura

rf»if l/3

dxdf a *

^-^ est négatif, et de plus

les valeurs de x et dey donnent donc un maximum fonction u, et le plus grand des triangles isopérim est le triangle équilatéral.

2°^* Exemple, De tous les parallélépipèdes im dan» une sphère, quel est le plus grand?

QUINZIÈME LEÇOlf. l3p

Solution. Tous les parallélépipèdes inscrits sont des 'allélépipèdes rectangles,- leur centre coïncide avec le oentre de la sphère, leur diagonale est le diamètre D de la sphère, et en désignant par Xjjr deux des côtés,

le troisième z = V^D* — x* — j^. Cela posé, le volume* du parallélépipède sera

u = xxz=zxy i/d» — X» — /» ,

da y J?*r

dx J/D»— jr* y^

= -^ (D* — ax» — r») ,

— = (D» — gy»— j?»);

D I>^ — 2x* — ^r»=o, D» — ar»— x»=o% a?=^î=« = --^.

I^^ plus, lies valeurs correspondantes de j-^ , -r—r- , -^-^ s o3)tiendront facilement en ayant égard aux équations

D* — 2x» — /* =0, D* — îy» — «»= o, c^ 1 on trouvera

donc

A^Mr/ €(r» ite» "" 5 3 ■" 3 "^^^

^ parallélépipède maximum sera donc le cube qui a pour côté-?-

l4o CALCUL DIFFÉRENTIEL.

3'°' Application. Soit F(^) une fonction entière réelle de z^ si Ton pose z = x+y\/ — i, on aura

f(j:+ xV^—^) =R(cosT+ j/^^sinT), y{x— X l/^^) = R(casT— V/'^sîiiT),

R» = y{x + yV^^) f(x— r»/^.

Cela posé, il sera facile de prouver que si le module R

met pour z =x + j^\/^— ï une valeur minimum , ci valeur minimum sera nécessairement nulle. En effet, i

F^'*j(ar ± jr V/ — I ) la première des dérivées qui ne s'é

nouisse pas pour z=x + J" V---ï> de sorte que l'on i

r(a:±:/V^C:7) = o, F''(x±:rV/'^=o...,

F(— o(a:±jrV<i:T) = o, ♦.

1 équation connue

donnera , en y faisant

rf«.R*= rf«[F(j:+jrV/:Z7)F(x— rl/^)]

== F(«)(x+jV/^)F(:r — jV<^^^+ ^jV^ +F(;r+ji/^)F(")(a:— r V<^) {dx—dfi/^

d'où Ton tire , en posant

X + x\/^ = r(co8 r+ V/^ sinO»

lir -f-£/^l/d7 = p (cos r+ y/^ — ^^1 sin t),

F ^)(x±:x V<II7)=R,(cosT, + \/^ sin T,), d\K* = aRRnf» cos( T, —T +/tr);

or, si la v^euf minimum de R ou de R* n'éuitpas nu rf".R* changerait évidemment de signe dans le cas où 1

QUINZIÈME LEÇON. l4l

donnerait à T, et par suite à dx et dj, certaines valeurs,

par exemple si Ton changeait r en r H tt , et par

conséquent la valeur de R dont il est question ne pour- ^^it, pas être une valeur minimum.

On démontre facilement , à Taide de ce qui précède , ^e toute équation entière

^ coefficients réels ou imaginaires, admet une ou plusieurs racines réelles ou imaginaires. En effet, le module R <|ui, en désignant par p,, j&i,. . . jOm les modules des coefficients A, , Â|, Â,,. . . A„, est toujours plus grand

plus petit que

it par croître indéfiniment avec rou avec jTyj'. Cela posé, parmi toutes les valeurs que prend le module R pour des valeurs finies de a: et dey, il en est nécessairetxient une plus petite que toutes les autres : or cette valeur minimum est nécessairement o , comme on vient de le prouver; il existe donc une ou plusieurs valeurs de z de la

torme z = a + 6 V/— x , propres à .vérifier Téquation R = o et par conséquent F (a:) = o.

On trouvera plus de détails sur les conditions néces* maires pour qu'une fonction u, d'un nombre quelconque ^e variables indépendantes; admette un maximum ott 1^11 minimum, dans le Calcul différentiel de M. Cauchy, il** leçon. •

l4'^ CALCUL DIFFÉRENTIEL.

Siiiie des applications analytiques.

DEUXIÈME APPLICATION. Moxùna et mùiùna desfonctU de plusieurs variables, liées entre elles par plusie équations.

78. Si les n variables x, y, jb, . . . au lieu d'être in< pendantes , comme on Ta supposé jusqu'ici , étaient li entre elles par m équations j^=o, tv=o... , pour déda de la méthode indiquée les maxima et les minima de fonction m = F (x , j^ , z, . . .), il faudrait commencer par i miner de cette fonction m variables différentes à l'ai des m équations données ^ après cette élimination les ^ riables qui resteraient , au nombre de n — m , devraii être considérées comme indépendantes , et l'on égalera comme ci-dessus ^ du koy ou k l'infini , etc. Mais la i cherche des maxima et des minima peut , dans ce es être beaucoup simplifiée.

ïji effet , différentions la fonction u en y conserva toutes les variables données x, jy, z^,..,YéqasLÛoïï du^ deviendra

du du du

et renfermera les n différentielles dx , dy^ dz. . . do n — m seulement sont réellement indépendantes, i

SEIZIÈME LEÇON. l43

m autres pouvant être exprimées à Taide des m équations

\ da ., -.,

I 3-io^+:j-«r + T7: "*• • • ^= o,... etc.

dv dv

-r- dx-\ — r- d!r^ — - dz, . , =o, dœ dy -^ ^ dz '

dw dw dw

Cela posé, Téquation du = o devant être vérifiée dans le cas du maximum ou du minimum , quelles que soient les différentielles des variables indépendantes , il est clair que si Ton élimine de cette équation uii nombre m de différentielles à Taide des formules (a), les coefiicients des 'n — /i différentielles restantes devront être séparément égalés à o. Or, pour effectuer l'élimination , il suffit d'ajouter à Téquation du-=o chacune des équations du = o, rfw= 0,... multipliée par un facteur indéterminé — X, •"/»,.., et de choisir ces facteurs de manière à faire dispafiitre dans Féquation résultante les coefficients de m différentielles successives ^ comme d'ailleurs l'équation ré- '^tante sera de la forme

'^ dv dw \ ,

(du dç dw \

et comme, après avoir fait disparaître les coefficients de m différentielles, il faudra égaler encore à o ceux des différentielles restantes, il est permis de conclure que les valeurs de X, fA, V . . . tirées de quelques-imes des formules

du dç dw

dx dx dx " ' '

du dnf dw

^^nt JMitisfaire à toutes les autres \ par cons^Quent les

TTl»

ï44 CALCLL DIFFÉRENTIEL.

valeurs de j: , j' , Zy,.. propres à vérifier les équation /iu = o , ^(^ = o , . . . ou propres à douner des maxima. des miuima, devront satisfaire aux équations de conditic que fournit Télimination des indéterminées^, f^» v* -

entre les formules -; X -7- ... =^0 , etc. Le nombre <

ax dx

ces équations de condition sera n — m; en les réunissai aux m équations (^ = o, w = o , . • • on obtiendra en XxyàX, équations dont on déduira, pour les variables x^y^z^ pi < sieurs systèmes de valeurs, parmi lesquelles se trouveroi ceux qui pourront rendre maxima ou minima la fonctics donnée i/ = F {x^y^ ^...).

Nota. Les équations de condition produites par Tel mination de X , |!x , v . . . resteront les mêmes quand C3 échangera entre elles, d'une manière quelconque, les fo; tions u, P*, IV..., ou jypand on remplacera ces fonctions les suivantes u — a , v — J, w — c. . . , de sorte que la thode précédente donnera toutes les valeurs propres rendre maximum ou minimum non-^seulement la fo; tiqpL u'y mais les fonctions (^, iv, ...^ u — a, u — ^ tv — c. . . Si les variables sont liées entre eUes par \»jm seule équation (^ = o , les équations à Taide desqueLS on pourra éliminer X deviendront

du dç da dv du dv

dx dx ^ df dy ^ dz dz

On en conclut , par Télimination de A,

du du du

dx dy dz

33 :L ^^^ ss etc.

dv. dv dç dx dy dz

Cette dernière formule équivaut k n — i équations tinctes qui, réunies à Téquation f^ = o, détermineront valeurs cherchées de a:, j^, z.

SEIZIÈME LEÇON. l45

79. 1 ^^ Exemple, a, i , Cj,..r^ étant des constantes , on demande le maximum de la fonction u=^ax+by+cz + . . . en supposant les variables assujéties à vérifier Téquation

tf = X* + X* + z* +... — r»= o.

On aura

du du , du dv du dp

dx dy ^ dz ^ dx ^ dy -^ ^ âz

et par suite

a b c ûJ>-f-é'/+c2H-... u , \/a^+b^+c^+.,.

donc

tt l/fl*+^» + 0»+... . . y j ;

On montrerait que de ces valeurs de m, Tune est un ixiaximum et Tautre un minimum , en remarquant que l'on a

a*<(a»+^»+c»...)r», <îcî qui exige que des deux valeurs

1 ^ une soit maximum et Tautrè minimum.

2™^ Exemple, On demande le minimum de la fonction

^ïi supposant que les variables x, y^ z, soient liées entre ^lles par Téquation

flx + A»/ + cz H- . . . — A = o.

T. I. lo

l46 CA.LCIJL DIFFÉRENTIEL.

On aura encore

abc k . V/^fl*+6»+c»...

et Ton montrerait que cette valeur est un minimum Si les variables x, j", «. . . se réduisent à trois, et

signent des coordonnées rectangulaires , la valeur de représentera la plus courte distance de Torigine à plan fixe.

3"*^ Exemple, On cherche le maximum de la fonc

les variables Xjj^ z , étant assujéties à vérifier Féqual

u =ax^ bjr^cz^, , . — iJ = o.

On aura

du «-. - . P du a du r

— = pxP 'y9z'=^u, = !« — = -«.. dx X dy y dz z

dç dv , dv

et par suite

ax hy cz '" k a' p-{~q ^r. q k r k

On a encore

du pdx qdy rdz

T7 ^^"rr'^ : — r

et puisque les valeurs précédentes de j:, j', z , . . . i dent du constamment nul, et //'u constamment négi elles fourniront un maximum de la fonction u.

SEIZI^E LEÇON. l47

^"^ Exemple, On demande les demi-axes d'une ellipse

ou d'une hyperbole rapportée à son centre et représentée

par r équation

P = Ajt* + Bxy + Or » — K = o .

Chacun de ces demi-axes sera un maximum ou un minimum de la fonctionr= u = yoT+y*^ ou du rayon vecteur mené de Torigine à la courbe. Cela posé , comme on a

du X du y du . . « ^^ «

^ = F' Ty=r^ ^ = ^^-»-»-''' ;5; = -Cr + B*.

et par suite

!iAx-|-Br~2Cr+ftr~x(3tAx-f-B7)-|-r{2Çr+B^)"'2K •

aK „r 2K ^ x f7.lL ,\ f^lL \

__.A=Bj.--.C=B-,(--.AJ(-.c)=B.;'

les deux racines de cette équation seront les carrés des deux demi-axes qui seront tous deu^ réels si AK > o , -B" — 4AC<;o, mais dont l'un sera imaginaire, si B* — 4AC > o. '

Troisième application. Dév^eloppement des fonctions de plusieurs variables. Extension du théorème de Tajlor à ces mêmes fonctions,

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