FOUR CARRÉ, AXE DE TIRAGE VERTICAL
Ces fours sont ceux dans lesquels on cuit généralement les poteries grossières , les faïences communes. La capacité A {^g, aga) représente le laboratoire, il est carré; la hauteur est séparée par un plancher C qui coupe l'enfournement et forme une seconde capacité, dans laquelle on place les poteries à dégourdir. La porte D permet de faire Tenfournement et le défoumement ; des ouvertures Ë , percées dans le plancher , donnent issue aux produits de la combustion dégagés dans le foyer F et s'échappant par les carneaux percés sur la voûte G pour se rendre dans la chemi-
née I percée à claire- voie ; H est un espace dans lequel on reçoit
les cendres produites pendant la combustion. K est ce que les faïenciers nomment le bassin [fig, 293); on le voit en plan : c'est
2oa DIX-SEPTIÈME LEÇON.
une cavité dans laquelle on met la composition qui forme Témail; cette cavité n'existe pas dans les fours à poteries communes. On cuit avec du bois, dans ces fours, les faïences et poteries grossières : ici il n'y a qu'un foyer; il est inférieur et latéral. On trouve dans
FIg. S94. Fig. 295.
Méêé
la disposition qui suit,' en usage en Auvergne, pour cuire les cuviers à lessive qu'on y fabrique en abondance , des fours à deux foyers, également inférieurs , mais ils ne font pas saillie sur le flanc du four ; les produits de la combustion dégagés en C (^g, 294 ) s'é- Fig. m. chappent sous des arcadons H (Jîg. 296)
pour se répandre dans l'espace B qui contient les objets à cuire ; il n'y a pas plus de cheminée proprement dite que pour le four précédent; des tessons D placés sur les dernières poteries forment la voûte en guise de réverbère. Pour égaliser la chaleur on a légèrement arrondi les angles intérieurs , ce qui donne au plan la forme elliptique (7%. 296). Cet appareil se rapproche déjà du four rond ; il présente quelques-uns des avantages de cette disposition.
Le four de M. Tourasse (fig, 297 ) ne diffère des fours qui précèdent que par la forme des poteries qu'il doit cuire; il est chauffé par deux foyers qui sont disposés avec des grilles K pour recevoir le combustible ; un arrière-foyer existe comme dans le four (fig, 292 ) et remplit la même fonction ; au lieu de laisser échapper les produits de la combustion par un comble à claire-voie,
FIg. l«7.
PYROTECHNIE CÉRAMIQUE. 2o3
la flamme et la fumée s'élancent au dehors par trois ouvertures F et G. Les planchers sont voûtés comme celui qui forme le toit ;
cette disposition générale a fait donner à ce système de four la dénomination de four en demi-c^ lindre couché qu'on a vu s'étendre à la plupart des fours carrés. Le plan incliné L représente une sorte d'escalier en planches qui permet au cuiseur de descendre dans la fosse pour
fj charger le foyer K. Les produits de la combustion , tamisés sur la première voûte par les ouvertures C et D, le sont à la seconde par les carneaux 0 et P ; des ouvertures, percées sur les faces antérieures et postérieures des fours , donnent toute facilité pour décharger et remplir le laboratoire.