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FOIJR CARRÉ, AXE DE TIRAGE OBLIQUE

L'usage et l'habitude introduisent souvent dans les diverses fabrications industrielles des pratiques que la routine suit sans s'expliquer sur les avantages qu'on pourrait obtenir en les abandonnant ; c'est ainsi que la cuisson des grès cérames s'exécute dans le Beauvoisis avec des fours couchés (^g. 298 ) à foyer latéral inférieur placé dans la direction de l'axe de tirage , à l'opposé de la che-

FiK. 298.

minée d'appel de l'air froid. Le foyer A est séparé du laboratoire par une cloison B à claire- voie formée de poteries de grès cassés :

2o4 DIX-SEPÏIÈME LEÇON.

vers le milieu du four est une seconde cloison C qu'on nomme fenêtre, et qui a pour objet de tamiser la chaleur en séparant les produits de la combustion ; il n'y a de la sorte que peu de différence entre la température de la première capacité du laboratoire et la seconde D; il n'existe pas de cheminée proprement dite; les produits de la combustion se rendent directement dans l'atmosphère par la cloison E formée comme celle qui fait l'entrée B du four, La bouche du foyer est représentée en F; on retire les cendres par l'otiverture G, placée sous la bouche. Quelque imparfaite que soit cette disposition de four, elle est généralement employée, et c'est d'elle qu'on s'est inspiré, même en lui retirant ce qu'elle a d'avantageux, c'est-à-dire l'inclinaison de la sole, dans l'établissement des fours à cuire les grès fins dont nous ajoutons ici une description détaillée [fig, ^^99).

Fig S09.

A représente une chambre voûtée, dans laquelle se tient le cuiseur. B est le laboratoire et C une banquette qui circule tout autour du four et sur laquelle on place les baquets contenant le sel nécessaire à l'opération du salage : le sel est projeté par les ouvreaux D qui régnent sur toute la longueur du four à hauteur de ceinture d'homme au-dessus de la banquette. Les produits de la combustion s'échappent par les ouvertures E après s'être tamisés avant leur entrée dans le four par des carneaux F réservés dans la sole. G représente une ouverture par laquelle on retire les cendres du combustible introduit par H, et qui continuent de sç brûler en I à l'état de braise. Il est bon d'établir à l'extrémité du four une cheminée d'appel qui peut être fermée par un registre J dont le but est d'égaliser la chaleur.

On peut obtenir dans ces fours des températures très-élevées ; on employait même autrefois un système semblable en Allemagne pour la cuisson des porcelaines.

Fi?. 300. Les fours de Vienne

étaient autrefois en efiFet des fours en demi-cylindre couché \fig, 3oo).

Dans le laboratoire A on plaçait les produits à cuire ; B étai t la cheminée dont la hauteur déterminait le tirage; la porte C permettait de faire le service du four. Le chauffage se faisait au bois dans les foyers D ; les produits de la combustion du bois dans trois compartiments pénétraient dans le four par six ouvreaux F. Au-dessous du four était une voûte G qui s'opposait aux infiltrations de l'humidité.

On voit en plan (/g*. 3oi) la disposition générale du four chargé de marchandises.

Fig. 301 En raison de la haute

température qu'on devait produire dans le laboratoire, les parties antérieures étaient trop échauffées ; les parties postérieures étaient trop éloignées des foyers; on laissait vides les étuis qui devaient recevoir une chaleur trop intense ou qui manquaient de feu.

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