COMPOSITIONS CÉRAMIQUES
Nous pouvons examiner actuellement, sous forme de résumé des Notions qui précèdent , les diverses fabrications qui forment Tensemble des arts céramiques. Nous n'avons, pour compléter les connaissances générales qui font l'ensemble de ces études , qu'à donner des détails circonstanciés sur les compositions des diverses classes de poteries, soit simples, soit composées, que nous avons admises dans la treizième Leçon. Nous conserverons la classification que nous avons admise déjà , et , pour ne pas séparer l'étude des poteries simples de celle des poteries composées qui peuvent en dériver par l'application d'une glaçure quelconque , nous traiterons de ces diverses espèces immédiatement après avoir appris à connaître les dosages qui conduisent à la poterie simple , et les procédés actuellement en usage dans l'industrie pour fabriquer le produit en question. Nous ne séparerons pas, par exemple, l'étude des biscuits de porcelaine de celle des porcelaines à glaçure feldapathique , à glaçure plombeuse ; nous étudierons dans un même groupe les grès mats et les grès à glaçure , quelle que soit la na-
ture de cette glaçure ; les faïences fines et les faïences fines émail-
lées se trouveront réunies.
Nous commencerons par les poteries à pâte tendre opaque, nous terminerons par les poteries à pâte translucide et dure. Les poteries simples formeront le genre, les poteries composées formeront l'espèce. Les dosages que nous donnerons ici sont presque tous nouveaux ; nous les avons recueillis pendant les expositions universelles, soit à Londres, soit à Paris; elles compléteront donc celles qu'on trouve dans l'ouvrage classique de M. Brongniart auquel nous renverrons le lecteur. Nous n'avons cru devoir rappeler ici ni les recettes consignées par l'illustre auteur du Traité des arts céramiques, ni celles que présentent beaucoup des recueils qui traitent de l'industrie dont il est question dans ces Leçons. Nous citerons, surtout pour le cailloutage et les faïences fines, les nombreuses compositions que contient l'ouvrage publié en Angleterre , par M. Schaw, qui n'a rien négligé pour recueillir les recettes les plus variées pour les pâtes comme pour les glaçures.
Quant aux porcelaines dures , plusieurs ouvrages allemands font connaître les dosages employés en Allemagne ; nous y renvoyons, nous réservant de les discuter plus tard dans une publication spéciale.
L'importance des compositions des pâtes et des glaçures ressort de ce que nous avons dit dans les Leçons précédentes. Les exemples que nous présentons ici doivent donc fixer l'attention. Je pense les avoir réunis avec assez de méthode pour en rendre l'exposé le plus utile possible.
On doit comprendre tout de suite que quelques genres et plusieurs espèces ont été créés pour classer des produits qu'on ne fait plus aujourd'hui, soit parce qu'ils sont l'expression immédiate de l'art à son origine, soit parce qu'il n'y a plus aucun intérêt à les produire à l'époque actuelle , soit enfin parce que les procédés à l'aide desquels on les obtenait dans l'antiquité ne sont pas parvenus jusqu'à nous.