POTERIES A PATES TENDRES
Nous devons nous rappeler que nous ayons distingué parmi les pâtes tendres, d'après la composition de ces pâtes plutôt que d'après les formes et les usages :
1°. Les pâtes charbonneuses;
2''. Les pâtes quartzeuses ou recevant un caractère particulier de la présence, dans leur masse, de fragments de quartz;
S"". Les pâtes sableuses, dans lesquelles le même élément siliceux joue un rôle très-important , mais à -l'état de sable très-fin assez divisé naturellement pour n'entraîner aucune dépense de broyage dans la composition dans laquelle on le fait entrer ;
4''. Les pâtes marneuses dans lesquelles on ajoute une petite quantité de chaux, soit à l'état de marne, soit à l'état de calcaire;
5**. Les pâtes calcaires dans lesquelles la craie semble devoir exister en quantité considérable.
Poteries a pâtes tendres charbonneuses. — On distingue parmi ces poteries des différences notables suivant l'état sous lequel le charbon est introduit dans le corps de pâte.
Si c'est un simple mélange, la pâte est hydratée; caria cuisson dans des conditions ordinaires en présence d'un grand excès d'air aurait brûlé le charbon ; toute coloration aurait disparu. On trouve dans cette variété des poteries représentant la fabrication de différents peuples, plus ou moins intéressants par l'époque à laquelle ils appartiennent à l'histoire.
Lorsqu'au contraire le charbon provient, soit de la fumée dégagée pendant la cuisson , soit de la décomposition par le feu d'hydrocarbures en vapeurs incomplètement brûlés avec dépôt de charbon au sein même de la pâte qui possède une certaine porosité , la poterie ne contient pas d'eau , car on sait que les argiles perdent leur eau vers une température peu supérieure à 100 degrés.
9âte hydratée. — Suivant la quantité de charbon que ces poteries renferment, elles sont colorées soit en gris , soit en noir; mais nous devons faire remarquer que ces poteries appartiennent aux peuples primitifs du nouveau comme de l'ancien continent.
Parmi les pâtes grises , nous citerons les poteries germaines et Scandinaves , et parmi les poteries noires , les poteries gauloises , étrusques , de Madagascar et du Pérou. Les poteries étrusques surtout, dont nous avons fait de nombreuses analyses, offrent une concordance assez remarquable , et les résultats qui suivent et dont nous avons formé le tableau suivant prouvent une certaine uniformité dans les compositions , une certaine régularité dans la fabrication.