‹ Leçons de chimie agricoleChapitre 10 sur 87 · OB · texte numérisé non relu

OB

en acide azotique.

LIEUX ET ANXÉES où

LBS EAUX OXT KT8 HHCIEILMBS.

IHLIfilllMU

d'acide azotiqlk par litre.

OBSERVATEURS

Observatoire de Paris, 1851...

Observatoire de Lyon, 1852...

La Su Misait-, 1854

Environs de Toulouse, 1855...

Nantis (partie basse), I8tf3. .

Barrai.

Id.

Bineau.

Id.

Id.

Martin.

Pouriau.

Filhol.

Boblerre.

Id.

Ici encore, vous le voyez, les variations peuvent Ôtre considérables. Pour ma part j'ai déterminé, en avril, lgT,813 d'acide azotique par mètre cube d'eau pluviale, tandis qu'en juin j'en ai trouvé jusqu'à 16 grammes.

L'azote à l'état d'ammoniaque ou d'acide nitrique peut donc être apporté au sol par les eaux pluviales, et M. Barrai a trouvé (1), à la suite de nombreuses expériences faites sur les eaux recueillies à l'Observatoire de Paris, qu'un hectare de terre y aurait reçu, pendant un an, 31kll,53i d'azote, tant à l'état d'ammoniaque qu'à celui d'acide azotique. Or, les faits établissent de la manière la plus nette, que ce sont là de précieux engrais, et si vous réfléchissez , Messieurs, que l'air humide nous offre :

L'oxygène, sans lequel aucune fonction végétale n'est possible ;

L'azote, à l'état de combinaison avec Yhydrogene ou Yoxygène, c'est-à-dire l'ammoniaque ou l'acide azotique, substances assimilables par les plantes ;

L'eau, source d'hydrogène et d'oxygène pour la végétation ;

Enfin, Y acide carbonique, que les parties vertes des plantes décomposent sous l'influence des rayons solaires, émettant de l'oxygène et fixant du carbone,

(l) Recherchet analytiques sur tes eaux pluviales (Mémoirea de l'Académie des sciences, t. XII;.

Vous voyez, qu'à la rigueur, l'atmosphère renferme les matériaux nécessaires à la formation de la plante et à son développement complet. A vrai dire, la récolte que l'on obtiendrait dans ces conditions strictes serait peu satisfaisante, et nous allons le reconnaître en poursuivant l'élude des eaux.

Jusqu'à présentée ne vous ai entretenus que des matériaux volatils de l'eau pluviale. Elle renferme cependant des substances fixes, enlevées à l'eau des mers, à la terre elle-même, et que les vents font tourbillonner dans l'espace, en môme temps que la vapeur aqueuse concourt à les soutenir. Si on évapore une grande quantité d'eau pluviale, non-seulement on reconnaît qu'elle fournit un dépôt salin très-variable selon les lieux, les époques, la direction des vents, etc., mais encore que ce dépôt est souillé par des substances organiques en partie décomposées. Un grand nombre de sels, et notamment des chlorures et des sulfates de soude, potasse, chaux et magnésie, ont été isolés de cette eau par les procédés délicats de l'analyse chimique, et les chiffres suivants résument les recherches connues.

Les chlorures et particulièrement le sel marin existent quelquefois en proportion considérable dans l'eau des pluies de certaines localités. En i863, j'ai trouvé à Nantes que le mètre cube d'eau pluviale contenait en chlorures 13*r,94, ce qui est assez remarquable.

La proximité de la mer joue certes un grand rôle dans la répartition des chlorures atmosphériques. Il est cependant facile de prouver que ces chlorures, dont la dose devrait augmenter par les vents d'ouest et sud-ouest proportionnellement à leur intensité, ne se retrouvent pas toujours dans ces conditions théoriques, et voici ce qui le prouve.

Un udomètre installé sur l'École des sciences de Nantes, avait reçu du 16 au 18 janvier 1864, une eau quelque peu chargée de matière organique, et qui renfermait par litre une quantité de chlore correspondant très-exactement a 0*r,005 (soit 5 millionièmes), de sel marin. Il ventait légèrement du sud-sudouest, et le temps était un peu brumeux.

Quelques jours plus tard, une brume épaisse plane sur la ville. L'eau recueillie devient très-riche en matière organique, et j'y dose par litre 08r,0263 de sel marin ! les vents n'avaient pas

cependant varié sensiblement. Ayant incinéré le résidu pour isoler les matières minérales de la substance noire qui les souillait, j'ai fait un dosage nouveau des chlorures et j'ai obtenu 0*r,0245. La faible -différence constatée et qui provient évidemment de la volatilisation d'un peu de chlorure de sodium ou de la décomposition partielle du chlorure de magnésium, ne fait que confirmer l'exactitude du premier chiffre.

Je puis citer un autre fait bien propre à accuser l'énorme variation des proportions de chlore dans les eaux météoriques dont j'ai fait l'étude.

Le 18 janvier 1864, à l'époque par conséquent où l'eau recueillie à l'École des sciences offrait 0gr,005 de chlorure de sodium par litre pour arriver bientôt à en contenir 0*r,0â63, l'eau recueillie par M. Hocquart, à Bois-Rouaud (commune de Chéméré), à 13 kilomètres seulement de la mery ne renfermait que 0Rr,00318 de sel marin contenus dans 0*r,012 de résidu total. Et cependant les vents venaient de la baie de Bourgneuf et semblaient devoir apporter avec abondance les chlorures. Je constate ces faits sans pouvoir les expliquer d'une manière satisfaisante (1).

Dans toutes mes expériences faites par voie d'évaporation, j'ai pu constater que le chlorure de sodium obtenu était nettement cristallisé et mélangé de faibles proportions de chlorure de magnésium.

Si on rapproche les uns des autres les chiffres obtenus à diverses époques par les chimistes qui ont étudié les eaux pluviales, on obtient le tableau suivant :

(1) M. Robinet a bien voulu me communiquer l'analyse qu'il a faite d'une eau pluviale recueillie à Poitiers, et dans laquelle il a trouvé l'énorme dose de Ofr,083 de chlorures pour 0*r,u85 seulement de résidu total!... Si, comme cela est vraisemblable, l'eau a été recueillie avec tous les soins nécessaires, ce résultat est de nature à motiver des recherches spéciales sur les variations énormes de la richesse de l'atmosphère en chlorures.

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LIEUX ET DATES ou

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DANS 1 LIT. D'RAir.

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