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CHLORURE DE SODIUM

noms de sel marin, de sel gemme, pour rappeler sa présence soit dans les eaux de la mer, soit dans certaines mines, où on le rencontre cristallisé comme une pierre précieuse.

Ce corps, que l’économie domestique et l’industrie emploient en quantité considérable, provient de trois sources principales: 1° mines de sel gemme ; 2° sources salées; 3° eaux de la mer.

344. 1° Mines de sel gemme. — On rencontre, dans certains pays, de véritables mines de sel ; il est alors désigné sous le nom de sel gemme. Les plus importantes sont celles de Wieliczka et de Bochnia en Pologne, de Cordoue en Espagne. 11 en existe aussi dans l’Allemagne méridionale et dans quelques localités de la France (Vie, Dieuze, etc.). Le sel est extrait à la pioche.

Les mines de Cordoue sont exploitées à ciel ouvert, celles de Wieliczka sont souterraines.

Quand le sel est mélangé à des matières étrangères, comme en Souabe, en Bavière et en Wurtemberg, on pratique dans la mine un trou de sonde dans lequel on place un tube percé - d’ouvertures à sa partie inférieure. Entre ce tube et les parois du trou de sonde, on fait arriver de l’eau qui dissout le sel. La ^solution descend au fond du trou en vertu de sa densité plus .grande et pénètre dans le tube par les ouvertures inférieures. LÜes pompes vont l’y puiser, et elle est ensuite évaporée dans des chaudières où elle laisse déposer du sel très-pur.

34o. 2° Sources salées. Bâtiments de graduation. — Les ources salées proviennent d’eaux d’infiltration qui, dans leur :ourse, ont rencontré du sel gemme. Elles ne sont pas, en général, assez riches en sel pour qu’on les évapore immédiatement •ar l’action de la chaleur. Les frais de combustible seraient trop onsidérables. On commence par concentrer les eaux à l’air bre. Pour cela on les amène, à l’aide de pompes, dans une Jgole située à la partie supérieure de hangars dits bâtiments de graduation. Elle est déversée de là sur des masses de fagots 'ig. 158), orientées de telle manière qu’elles soient exposéesà action des vents régnant le plus fréquemment dans la locale. En coulant le long de ces fagots, sur lesquels elles se divint sur une large surface, les eaux s’évaporent et se concentrent • les sont recueillies dans des bassins d'où elles sont lancées de' rnveau à la partie supérieure des bâtiments.

Lorsqu’elles ont été amenées par ce traitement à un degré de concentration suffisante, on les évapore dans des chaudières. On les porte d’abord à l’ébullition qui détermine la séparation du schlot (sulfate double de chàux et de soude); puis, lorsque le chlorure de sodium commence à se déposer, on laisse la température s’abaisser pour éviter le dépôt du sulfate de magnésie, qui donnerait de l’amertume au sel.

Fig. 158. — Bâtiments de graduation.

Cette industrie devient de jour en jour moins importante.

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