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PAPIER

sont la préparation de la pâte et la conversion de celle-ci en papier.

566. La pâte de chiffons (nous comprenons sous ce nom seulement celle qui provient des chiffons proprement dits, neufs ou vieux, des déchets de filature, des filets hors de service, des vieux cordages, etc.) se prépare de la manière suivante :

La première opération consiste dans le triage qui est souvent fait par le marchand de chiffons lui-mème; puis vient le délissage, opération qui consiste à séparer les coutures et les parties les plus dures à attaquer de celles qui s’attaquent plus facilement. Le délissage se fait à la main par un ouvrier qui, assis devant un long couteau vertical, prend les chiffons un à un, et en sépare, à 1 aide de ce couteau, les parties difficiles à attaquer par les agents chimiques.

Les chiffons délissés et assortis sont soumis aux opérations du lessivage, de Y effilochage et du blanchiment.

Le lessivage se fait ordinairement au moyen du sel de soude;

l’’ig. 2.9. — Fabrication du papier (Cuve).

uelquefois on emploie la chaux, mais les fabricants tendent de lus en plus à l’abandonner. Les chiffons, d’abord humectés i nit placés dans un cuvier à double fond percé de trous. La valeur, qui arrive par le tuyau M (fig. 249), chauffe la lessive qui sff en 00 entre les deux fonds, et la pousse dans le tube vertitl tt d’où elle déborde sur les chiffons et les traverse pour re-

tourner en 0. Après un lessivage de 5 à 0 heures, on soutire la liqueur alcaline par le robinet r ; on la remplace par de l’eau, puis on opère le rinçage de la même manière.

Au lessivage succède Yeffïlochage, opération qui a pour but de diviser les chiffons et de les réduire en fibrilles semblables à la charpie. Autrefois on parvenait à ce résultat au moyen d’un pilon, ce qui donnait une pâte homogène; aujourdhui Ion fait usage d’un cylindre armé de lames, qui agissent sur les chiffons immergés dans l’eau et les réduisent en pâte. Le cylindre a l’inconvénient de pulvériser le chiffon; aussi le papier tabriqué est-il de moins bonne qualité.

Après l’effilochage, les chiffons sont blanchis, soit au chlorure de chaux, soit au chlore gazeux. Après le blanchiment vient l 'affinage, que l’on peut considérer comme le complément de l’effilochage. Les chiffons blanchis sont en effet reportés au cylindre qui achève la division des fibres végétales, et les réduit en pâte susceptible d 'être étendue en couches minces uniformes. La pâte, arrivée à cet état, est mise en feuilles, soit à la main, soit à la mécanique.

367. Dans le premier cas, la pâte à papier étant mise en suspension dans l’eau, l’ouvrier y plonge un châssis en bois dont le fond est fait soit par une toile métallique très-serrée, soit par des fils de laiton entre-croisés. Pour régulariser la couche de pâte qui se dépose sur le fond du châssis, l’ouvrier, en soulevant celui-ci, lui imprime un mouvement de va et vient. On laisse égoutter, et la pâle, prenant une certaine consistance, forme une feuille que l’on presse entre des draps de laine, qui la dessèchent plus complètement. Les feuilles ainsi fabriquées sont superposées, pressées de nouveau, puis séchées sur des cordes dans un grenier.

568. Quand le châssis est en toile métallique assez serrée pour ne laisser aucune trace sensible dans 1 épaisseur de la feuille, le papier est appelé velin. 11 est vergé, au contraire, lorsqu il piésente par transparence des lignes verticales que 1 on nomme pontuseaux, et un grand nombre de petites lignes horizontales extrêmement serrées, que l’on nomme vergeures. Les unes et les autres'sont produites parle fond du châssis, lorsque celui-ci est constitué par des fils de laiton qui s’impriment en quelque sorte dans la pâte.

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