RAFFINAGE DU SUCRE
et envoyé à l’appareil à cuire. Cet appareil se compose d’une grande chaudière dans laquelle on peut faire le vide et qui est chauffée à 1 aide d un courant de vapeur circulant dans un serpentin. Lorsque le sirop est assez cuit, ce qu’on voit à travers une fenêtre vitrée que porte la chaudière, on laisse rentrer l’air et on fait couler la masse sucrée et pâteuse dans de grandes cuves de refroidissement où elle se solidifie. Le sucre se présente alors sous forme de petits grains ou cristaux d’un jaune brun assez foncé : cette couleur est due au mélange de sucre blanc avec des mélasses et des produits de qualité inférieure. Pour séparer le sucre blanc on se sert de turbines ou toupies.
Ces appareils consistent en un récipient B, B (fîg. 203), dont la surface latérale est en toile métallique et qui peut tourner d’un mouvement très-rapide autour de l’axe dd, dans une enveloppe en fonte FF. Le sucre est placé dans le récipient B. La force centrifuge développée dans la rotation applique la masse contre la toile métalique qui retient le sucre, mais laisse passer l’eau et les mélasses qui se rendent dans l’enveloppe F, d’où elles sont extraites parle r. gR„ T .. l .
. , „ „ , ,, r Fig. 26a. — Turbines ou toupie*.
tube f. Ce mode d egouttage est très-efficace et très-rapide.